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FAO au chevet des ménages affectés par les effets néfastes des changements climatiques à Kirundo

12/02/2024 Commentaires fermés sur FAO au chevet des ménages affectés par les effets néfastes des changements climatiques à Kirundo
FAO au chevet des ménages affectés par les effets néfastes des changements climatiques à Kirundo
Remise d’un don d’engrais chimique offert par la FAO aux familles touchées par le changement climatique

Remise d’un don composé de fertilisants aux ménages en situation d’insécurité alimentaire due aux changements climatiques dans la province Kirundo par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture). Une assistance répondant aux besoins de ces ménages afin de renforcer leurs capacités de résilience face aux changements climatiques. Les bénéficiaires ainsi que l’administration locale se sont engagés à leur tour de faire bon usage de cet appui.

La campagne de distribution des engrais chimiques a débuté avec le 25 janvier et touchera 50 000 ménages dans six provinces (Cibitoke, Bubanza, Rumonge, Ngozi, Kirundo et Bujumbura).

Dans la province de Kirundo, les activités de remise de ces fertilisants se sont déroulées sur la commune Bwambarangwe. Dans cette province, la FAO touchera plus de 18 000 ménages qui ont été affectés par les effets liés au changement climatique, en particulier, le retard de la saison pluvieuse, a fait savoir Pissang Tchangai Dadémanao, le Représentant de la FAO au Burundi.

Il a indiqué que ces fertilisants ont été distribués dans le cadre du projet « Réponse aux effets cumulés des crises climatiques et économiques sur la sécurité alimentaire au Burundi ». « C’est une réponse à différentes crises climatiques et autres chocs qui se sont passés en 2023, et même avant. Pour le cas du Burundi, le gouvernement a fait une requête auprès de ses partenaires dont la Banque Mondiale », souligne-t-il. Le Représentant de la FAO aura précisé que cette distribution a lieu grâce au financement de 17 millions de USD par la Banque mondiale.

D’après Pissang Tchangai Dadémanao, les bénéficiaires de cette assistance ont été identifiés grâce aux données collectées sur la sécurité alimentaire par les partenaires en la matière. Une étude conduite dans les provinces touchées par les effets du changement climatique, a-t-il ajouté. « L’étude a démontré qu’en 2023, 2.3 millions d’habitants, risquent d’être affectés par le changement climatique, soit une augmentation de 19 % ».

Le représentant de la FAO au Burundi a confié que cette assistance touchera 50 mille ménages en sécurité alimentaire avec une quantité d’engrais chimique (DAP, KCL et urée) de 10 mille tonnes puis s’en suivront des distributions de semences vivrières et maraîchères.
Pour la première phase, 3 125 tonnes d’engrais sont en cours de distribution dans 6 provinces en l’occurrence la province de Kirundo, Cibitoke, Bubanza, Ngozi, Rumonge et Bujumbura qui constituent la zone d’intervention du projet. Chaque ménage reçoit un sac de 50 kilos de DAP et 12.5 kilos de KCl.

Dans sa visée, la FAO compte aussi distribuer des semences agricoles, a annoncé le représentant de la FAO au Burundi

Dans sa visée de renforcer la résilience des ménages, M. Dadémanao a ajouté que la FAO compte donner aussi des semences agricoles (haricots, riz, maïs, patate douce ainsi que des cultures maraichères) durant la vie de ce projet. « Ce programme en termes d’intervention ne se limite pas à la distribution des intrants agricoles, il y a aussi un appui en termes de distribution du cash fait par le PAM », a-t-il mentionné.

Malgré ces interventions, le représentant de la FAO juge que l’effectif des bénéficiaires reste encore faible. « Nous appuyons 50 mille ménages alors qu’il devrait y avoir 250 mille », regrette-t-il.

D’où son appel lancé aux partenaires pour pouvoir couvrir tous les besoins des bénéficiaires non encore touchés. « Partout, où nous menons les programmes de résilience, il y a des projets qui ont un petit volet d’assistance qui comble au niveau de ces groupes vulnérables qui n’ont pas été touchés par le programme », a rassuré le représentant de la FAO.

Espoir d’augmentation des récoltes

Salvator, bénéficiaire : « On avait de graves difficultés de cultiver, car nos sols sont très arides, mais avec ces fertilisants, la récolte va être bonne »

Plus d’une centaine d’habitants en provenance de toutes les collines de la commune Bwambarangwe étaient venus assister à cette remise de ces fertilisants. Jeunes, adultes et vieillards ont témoigné que ces engrais seront d’une grande utilité.

« On avait de graves difficultés de cultiver, car nos sols sont très arides, mais avec ces fertilisants, la récolte va être bonne », a témoigné Salvator. En plus de l’augmentation de la production agricole, il a révélé que ces fertilisants contribueront également dans l’amélioration de la qualité du sol.

Toutefois, ce bénéficiaire a jugé cette assistance insuffisante. Selon lui, les besoins des ménages touchés par la crise économique ainsi que le changement climatique sont encore énormes. « Il y a certains qui ont acheté des terres pour cultiver, d’autres des caprins. Mais l’argent que j’ai eu moi, je l’ai utilisé dans l’installation de l’électricité parce que le soir, mes enfants n’arrivaient pas à faire la révision des cours », a révélé M. Salvator.

Un besoin qui selon lui, était plus urgent que d’acheter une terre. « C’est pour cela que nous demandons à la FAO et PAM de revoir leurs assistances, que les besoins sont encore nombreux », a-t-il insisté.

Thérèse, de la commune Bwambarangwe, elle aussi bénéficiaire de ce projet « réponse aux effets cumulés des crises climatiques et économiques sur la sécurité alimentaire. Cette sexagénaire espère voir ses conditions de vie s’améliorer grâce à ces assistances apportées par les deux agences onusiennes engagées dans la sécurité alimentaire. « J’ai acheté une chèvre grâce à l’argent que le PAM a distribué et le reste, je l’utilise pour d’autres besoins », a-t-elle raconté et de se réjouir : « Ces appuis sont d’une grande utilité. Je vais moi aussi avoir une bonne récolte comme les autres ».

L’administration engagée à faire un suivi régulier

« Au nom de l’administration, nous apprécions fortement ce don, car les bénéficiaires vont démarrer la saison avec toutes les prérogatives », a annoncé Virginie Cimpaye, conseiller chargé de développement dans le cabinet du Gouverneur de Kirundo.

Elle a affirmé avec assurance que les fertilisants et les semences vont contribuer dans l’augmentation de la production agricole ainsi que dans l’amélioration des conditions de vie des ménages bénéficiaires.

BPEAE Kirundo : « Nous avons regroupé les bénéficiaires dans des groupements pour faire des pépinières communautaires pour surveiller la plantation de ces cultures maraichères »

Le Bureau Provincial de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage (BPEAE), quant à lui, s’est engagé à faire des encadrements réguliers pour assurer le bon usage des fertilisants et les semences reçus. « Nous avons regroupé les bénéficiaires dans des groupements pour faire des pépinières communautaires pour assurer que les cultures maraîchères soient plantées », a fait savoir Leonidas Bizimana, BPEAE Kirundo. Il a également indiqué que ces groupements aideront à lutter contre la vente des semences ou des fertilisants distribués.

Autre mesure, le BPEAE de la province de Kirundo a signalé que tout ménage qui n’a ni terre à cultiver ou qui ne fera pas bon usage des appuis reçus sera rayé de la liste des bénéficiaires, a martelé le BPEAE Kirundo.

Cette distribution des semences et des fertilisants lancée par la FAO aux ménages touchés par les crises économiques et le changement climatique se clôturera le 14 février. Elle est en cours dans les six provinces : Bubanza, Bujumbura, Kirundo, Rumonge, Cibitoke et Ngozi).

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