Société

En attendant l’éclairage public…

07/08/2019 Arnaud Giriteka Commentaires fermés sur En attendant l’éclairage public…
En attendant l’éclairage public…
Une lampe sur une clôture d'une maison dans un quartier de Bujumbura.

Avant la veille de la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance, le maire de la ville de Bujumbura avait recommandé aux habitants de mettre l’éclairage sur les murs donnant sur la voie publique de leurs résidences. Quid de la situation actuelle ?

«Si nos clôtures sont éclairées, les avenues deviennent sécurisées car  les bandits ne peuvent plus se fondre dans l’obscurité», affirme  Rashid Horimbere, résidant au quartier asiatique  en zone Rohero  de la commune Mukaza. Pour lui,  le maire ne devrait pas, en principe, recommander aux citadins d’éclairer l’extérieur de leurs constructions. Ce commerçant  estime que c’est un besoin qui devrait se faire sentir  pour leur sécurité.

Dans ce quartier, c’est par une correspondance du chef de la zone Rohero que les propriétaires des parcelles se faisaient prier d’installer des lampes sur les murs extérieurs avant la célébration de la fête nationale. Dépassé ce délais, il était décidé qu’une amende serait infligée à ceux qui n’auront pas respecté la mesure.

«Cet appel a été visiblement suivi. Normalement, ce sont des commerçants qui éclairaient la façade extérieure de leurs magasins. Suite à l’injonction du maire de la ville, les résidences privées les ont emboîtés le pas», indique Suguru, veilleur au quartier asiatique.

D’un air souriant, il affirme qu’avec tout le quartier éclairé, il  se permet de  faire de petits sommeils pendant sa garde de nuit. Bref, il est convaincu qu’aucun voleur ne  peut débouler dans un endroit où il sera vite repérer.

Dans la zone Kanyosha, au sud de Bujumbura, les ménages ont encore du pain sur la planche. Certains, souvent considérés à tort ou à raison comme « nantis », ont répondu à l’appel du maire. D’autres, pas encore. Ces derniers estiment  que les moyens leurs font défaut. Gahungu, habitant le quartier Musama, est l’un d’entre eux. Il reconnaît  l’importance de l’éclairage sur des murs donnant sur la voie publique. D’ailleurs, il fait savoir  que les « catchs », ces attaques nocturnes des voleurs sur des passants,  y sont récurrentes. «Bien que j’éprouve cette nécessité, je ne peux pas me permettre  de laisser une lampe allumée toute nuit alors que dans ma maison j’exige qu’on les éteigne à 22h. Où est-ce que je peux trouver de  l’argent pour la Regideso».

Au nord de la capitale, dans le quartier Carama, les façades de plusieurs maisons sont éclairées. Un tenancier d’une boutique nous dira que c’est tout à fait logique. La plupart des maisons appartiennent à des hauts gradés  de l’armée, de la police ou des  hauts dignitaires. Normal, donc pour lui,  que leurs clôtures soient éclairées. A Kamenge et Kinama, les clôtures éclairées alternent avec celles qui ne sont pas éclairées le long des différentes avenues. Parfois l’une est plus éclairée et l’autre se trouve dans une sorte de pénombre.

A défaut de l’éclairage public à certains endroits, Freddy Mbonimpa, maire de la ville de Bujumbura avait proposé aux citadins  de mettre des lampes sur les façades extérieures de leurs maisons. Et cela en attendant de trouver une solution durable à ce problème.

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