Âgé de quatre ans et demi, Edmond Mburuwayo a été blessé à coup de lame de rasoir au niveau du bras droit. Cela s’est passé à Maramvya, commune Ntahangwa, le 30 décembre 2025. Le mari de sa mère est pointé du doigt. La mère de la victime demande justice.
Le mardi 6 janvier 2026, dans la salle de réanimation de l’hôpital Etoile Khaled, réservée aux patients souffrant de blessures graves, se trouve depuis le 30 décembre 2025, un enfant qui s’appelle Edmond Mburuwayo, âgé de quatre ans et demi. Il est allongé sur le dos et respire difficilement. Son bras droit est bandé tandis que son bras gauche repose sur son front. Chaque instant, il pousse des cris a cause des douleurs.
Sa mère, Fille Sibomana, originaire de la commune Cibitoke, zone Rugombo, affirme que son fils a été victime d’actes de cruauté perpétrés par la famille de son ex-mari, qui réside en zone Maramvya, commune Ntahangwa. Selon elle, l’enfant aurait été grièvement blessé à coups de lame de rasoir et par l’eau bouillante. Il a été laissé dans cet état grave dans la maison sans aucune assistante médicale. Elle accuse son ex-mari qui ne reconnaissait pas sa paternité.
« Il ne peut ni se tenir debout, ni s’asseoir », dit-elle avec émotion. Elle indique qu’elle vivait en union libre avec son mari Cyprien Patient Mbuyu depuis sept ans. Ils ont eu trois enfants dont deux garçons et une fille. Ils sont séparés depuis trois ans. Son mari l’a abandonnée alors qu’elle était enceinte de quatre mois de leur troisième enfant pour aller vivre chez sa mère. Après avoir passé une année difficile dans une maison de location en zone Kamenge, sans aucun soutien, elle a finalement été contrainte de retourner vivre chez ses parents, en commune Cibitoke.
Fille Sibomana explique que son ex-mari nie la paternité de leur fils aîné, ce qui, selon elle, serait à l’origine de cet acte atroce. C’est sa belle-mère qui ne cessait de répéter que Edmond Mburuwayo n’est pas le leur. « Lui et sa famille m’ont accusée d’avoir eu cet enfant avec un autre homme. Il ne reconnaît que les deux autres même si depuis trois ans de séparation, il n’a jamais donné de pension alimentaire », déplore-t-elle.
Début décembre 2025, son ex-mari et d’autres membres de sa belle-famille sont venus lui présenter des excuses pour tourner la page. Ils lui ont demandé de permettre que leurs enfants passent les fêtes de fin d’année et du Nouvel An avec eux. La mère a accepté sans hésitation, les croyant sincères, sans se douter de leurs véritables intentions. Le moment venu, elle a confié ses deux fils à leur père.
Deux semaines passent sans qu’elle ait la moindre nouvelle. Inquiète, elle tente de contacter son ex-mari et sa belle-sœur, mais personne ne répond. Alarmée par ce silence, elle décide de se rendre elle-même au domicile de son ex-belle-famille le 30 décembre.
Deux présumés coupables arrêtés
À son arrivée, elle est bouleversée : son fils aîné, Edmond, est allongé sur un canapé, enveloppé dans un drap. Son ventre et ses jambes sont enflés, son bras droit présente de graves blessures, et ses vêtements sont tachés de sang.
Elle alerte immédiatement l’administration, et la police intervient. L’enfant est transporté d’urgence à l’hôpital dans un état critique.
La belle-famille affirme qu’il n’a pas été blessé, mais qu’il souffrirait de sorcellerie « Amageza », justifiant ainsi le fait de l’avoir laissé agonisant sans en informer la mère ni le transporter à l’hôpital.
Deux membres de la famille paternelle, soupçonnés d’être auteurs ou complices présumés- la grand-mère et la tante de l’enfant- ont été arrêtées pour enquête en zone Mutimbuzi.
Lors de la découverte de l’incident, son ex-mari n’est pas disponible. Sa famille affirme qu’il se trouve en RDC où il exercerait son travail, mais la mère de l’enfant rejette cette version. Elle ne comprend pas pourquoi, jusqu’à présent, il n’a ni téléphoné ni manifesté la moindre inquiétude quant à l’état de santé de leur enfant.
Un médecin de l’hôpital a confirmé que l’enfant a été blessé à l’aide d’un objet tranchant, une lame de rasoir, et qu’il a été admis à l’hôpital au moins une semaine après les faits. À son arrivée, l’enfant a dû subir une transfusion sanguine en urgence en raison d’une importante perte de sang.
Fille Sibomana, demande que la justice soit rendue et son enfant retrouve ses droits et sa dignité. Elle demande de l’aide pour avoir des moyens financiers afin de gérer la facture des médicaments et la nourriture car, elle n’a pas de famille à Bujumbura.
Punir les coupables conformément à la loi
Ferdinand Simbaruhije, chargé de la communication au sein de la Fenadeb condamne fermement cet acte barbare, inacceptable et constitutif d’une violation flagrante des droits de l’enfant, notamment le droit à la protection, à l’intégrité physique et à la dignité humaine.
Il fait savoir que ce n’est pas le seul cas. Son organisation a enregistré 29 cas similaires en 2025 et c’est loin d’être exhaustif. La situation des violences contre les enfants, dit-il, reste préoccupante.

« Personnellement, j’ai eu l’occasion de me rendre sur le terrain, à l’hôpital Roi Khaled où Edmond Mburuwayo est hospitalisé. J’y ai constaté une situation dramatique. L’enfant est dans un état très critique : il ne peut ni s’asseoir ni se tenir debout. Le traumatisme qu’il a subi est énorme », témoigne-t-il.
Il recommande à la police de poursuivre les enquêtes et de transmettre le dossier à la justice afin que les auteurs de cet acte ignoble soient punis conformément à la loi. Il appelle également toutes les personnes de bonne volonté et les acteurs engagés dans la protection de l’enfance à apporter un soutien moral et matériel à la mère de l’enfant, ainsi qu’à l’accompagner dans sa prise en charge médicale.
M. Simbaruhije plaide pour la promotion du dialogue familial, l’écoute et le respect mutuel. Il recommande également la mise en place des mécanismes de signalement des cas de maltraitance et violences contre les enfants. « Chaque fois qu’il y a une violation, on sait au moins à qui s’adresser ou comment procéder. Il faut aussi appliquer la loi, parce qu’il y a des lois qui sont très bonnes. »
Iwacu a tenté de contacter Désiré Nduwimana, porte-parole de la police pour s’exprimer sur ces cas de violences contre les enfants, en vain.






None nkuyo mu malayika bakoreye ico kibi kibishe bagomvye gushika kuki? Nubwo hoba hari indyane canke ubundi bubegito hagati yabo, quelle est la responsabilité de l’enfant. Jewe nk’abantu bakora ikibi nkico uretse kuraba code pénale ico ivuga noraba nikijanye na déchéance de la nationalité burundaise. uretse ko ivya paternité bibaroka na nationalite burundaise ntayo bakwiriye. Je suis desolé.