Lundi 17 juin 2024

Politique

Des jeunes « rebelles » libérés grâce à la CNIDH

23/10/2015 Commentaires fermés sur Des jeunes « rebelles » libérés grâce à la CNIDH
Pour Ernest Nyabenda, aucun cas de torture jusqu’à maintenant dans les cachots du SNR
Pour Ernest Nyabenda, aucun cas de torture jusqu’à maintenant dans les cachots du SNR

Treize jeunes hommes présumés rebelles gardés au SNR (Service National de renseignements) ont été présentés à la presse par la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme ce vendredi 23 octobre après leur mise en liberté.

Ernest Nyabenda, Secrétaire exécutif et porte-parole de la CNIDH a indiqué que ces gens étaient depuis un certain au cachot du SNR. Ils se sont rendus aux forces armées congolaises qui les ont confiés à leur tour, aux services secrets burundais.

Ces jeunes affirment avoir participé dans des formations paramilitaires, ils étaient dans les rangs du groupe rebelle d’Aloys Nzabampema. «Ayant constaté que la vie devenait de plus en plus intenable, j’ai décidé de me rendre», témoigne l’un d’entre eux, 16 ans. Il est natif de la commune Gitobe, en province Kirundo. Ce jeune homme a été conduit en RDC par de gens qui lui promettaient du travail chez un éleveur. Et puis, il s’est retrouvé dans les rangs des rebelles. Il venait d’y passer presque un mois.

Interrogé sur le traitement lui réservé dans les cachots du SNR, ces jeunes sont restés muets. De son côté, Ernest Nyabenda, dira que jusqu’aujourd’hui, cette commission n’a enregistré aucun cas de torturé dans les cachots du SNR. Aucune plainte aussi. A ceux qui accusent certains policiers d’enlever les gens, qui, le lendemain, sont retrouvés morts, la commission demande d’attendre les résultats des enquêtes.

Il faut noter que ces treize personnes sont originaires des provinces Bubanza, Makamba, Kirundo et Ngozi.

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Séance terminée, on rentre à pied !

Bon gré mal gré, la pénurie de carburant s’invite à l’hémicycle de Kigobe. Une courte vidéo fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux. En pleine séance, un député a rappelé à ses collègues de penser à ceux qui rentrent (…)

Online Users

Total 1 906 users online