Le 14 janvier 2025, à Bubanza, Welthungerhilfe WHH et ses partenaires d’exécution Burundi Business Incubator (BBIN) et la Chambre sectorielle de l’art et de l’artisanat (CHASAA) ont remis des certificats à 93 les lauréats dont 71 de la formation duale et 22 de la formation classique, de la première cohorte du projet « Umwuga Urakiza », visant à soutenir la formation et l’insertion professionnelle des jeunes. La cérémonie a également été marquée par la remise officielle d’équipements et de consommables à neuf (9) Centres d’Enseignement des Métiers (CEM) et à 135 petites et moyennes entreprises (PME) d’une valeur de 400 000 euros.
Le projet Umwuga Urakiza, financé par l’Union européenne à hauteur de 12 millions d’euros, dont 2 millions pour l’insertion et la création d’emplois des jeunes, est mis en œuvre par WHH avec le BBIN et la CHASAA. Le matériel, d’une valeur de plus de 400 000 euros, comprend des ordinateurs, des machines à coudre, des kits professionnels et des équipements techniques.
Dans son allocution, le directeur pays de WHH au Burundi, Francis Kudjo Djomeda, a rappelé : « Comme vous le savez, de nombreux jeunes aspirent à un avenir professionnel, mais l’accès à une formation pratique de qualité reste limité. »
Francis Kudjo DJOMEDA a souligné que les principaux défis concernent le manque de ressources humaines qualifiées, d’équipements adaptés et l’accès limité à des formations répondant aux besoins du marché. Il a salué les résultats de la première cohorte au CEM de Bubanza et exhorté les lauréats : « Chers lauréats, saisissez pleinement cette occasion unique, explorez vos compétences, engagez-vous activement et bâtissez votre avenir avec confiance et ambition. »
Un engagement collectif

Le directeur pays de WHH au Burundi, Francis Kudjo DJOMEDA, a rappelé que « le succès de ce programme d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes au Burundi repose sur un engagement collectif ».
Il a salué la collaboration avec BBIN, la CHASAA, le ministère de l’Éducation, les formateurs, les artisans mentors, les autorités locales, le secteur privé et les partenaires institutionnels. « C’est par la cocréation et une vision partagée d’un avenir meilleur pour la jeunesse burundaise que nous maximisons l’impact de nos actions et garantissons que la formation professionnelle puisse soutenir les jeunes dans leur insertion professionnelle et contribuer à l’atteinte de la vision du Gouvernement, d’un Burundi émergeant en 2040 et développé en 2060 », a-t-il conclu.
Mme Laure Drège Représentant l’Union européenne lors de la cérémonie, cheffe d’équipe Gouvernance et services de base à la délégation de l’Union européenne au Burundi, a rappelé les défis persistants du secteur de la formation technique et professionnelle.
Mme Laure Drège a souligné que « le secteur de la formation technique et professionnelle fait face à de nombreux défis, notamment le manque de ressources matérielles et de formateurs qualifiés, ce qui limite le potentiel des centres de formation ».
Elle a insisté sur la nécessité de doter les jeunes de compétences adaptées à un marché du travail en évolution rapide. Consciente de ces enjeux, elle a expliqué que « le projet Umwuga Urakiza a été conçu non seulement pour renforcer les compétences techniques et les capacités matérielles des centres d’enseignement des métiers, mais aussi pour garantir une insertion professionnelle de qualité et la création d’emplois pour les jeunes ».
Selon elle, le projet améliore l’employabilité et contribue au développement économique : « Chaque emploi créé est une victoire contre le chômage, un pas vers une vie meilleure. »
Le Gouvernement salue la pertinence du projet.
De son côté, Avit Nsengiyumva, directeur général, responsable du programme enseignement technique et formation professionnelle au ministère de l’Éducation nationale, a salué le projet « Umwuga Urakiza » pour son alignement sur les priorités gouvernementales de lutte contre le chômage et de promotion de l’entrepreneuriat. Il a insisté sur la gestion du matériel : « Un message clair a été adressé aux bénéficiaires pour assurer un entretien rigoureux de ces équipements, qui serviront à la formation d’autres jeunes. »
Prosper NSAVYIMANA, directeur du CEM de Bubanza, a rappelé qu’auparavant le centre faisait face à un manque important de matériel, d’équipements et de consommables indispensables à un apprentissage pratique efficace.
« Il y a un an, les moyens faisaient défaut pour assurer un enseignement pratique de qualité », a-t-il expliqué, citant notamment la filière couture, où 54 élèves partageaient un nombre très limité de machines, rendant la formation difficile. Il a assuré que les nouveaux équipements seront utilisés avec responsabilité afin de bénéficier durablement aux générations futures.
Représentant les lauréats, Ange Daniela Ingabire a témoigné de l’impact concret de la formation professionnelle sur son parcours.
« Après avoir terminé mes études universitaires, je me suis rapidement rendu compte qu’il était difficile de trouver un emploi sans disposer d’un métier concret. Grâce à la formation en couture, j’ai acquis des compétences pratiques qui m’ont permis de créer mon propre atelier et de subvenir à mes besoins. Je remercie sincèrement WHH et l’Union européenne pour leur accompagnement, qui a transformé mon parcours. J’encourage également d’autres organisations à investir dans la jeunesse, car donner un métier à un jeune, c’est lui offrir un avenir. »
Le projet Umwuga Urakiza est actuellement mis en œuvre dans les provinces de Bujumbura et de Gitega.









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