Agriculture

Rumonge : plus de 430.000 plants de Stévia détruits

Le directeur provincial de l’Agriculture et de l’Elevage, le procureur de la République à Bururi et l’administrateur communal de Rumonge, ont détruit des plants de Stévia à Kizuka, en commune de Rumonge, sous une haute surveillance policière.

Le directeur provincial de l'agriculture et de l'élevage procède à l'arrachage de la culture de stévia à Kizuka en commune de Rumonge ©Iwacu

Le directeur provincial de l’agriculture et de l’élevage procède à l’arrachage de la culture de stévia à Kizuka en commune de Rumonge ©Iwacu

Vendredi 2 janvier, vers 10 h 30 min, Bernard Habonimana, directeur provincial de l’Agriculture et de l’Elevage, débarque à la pépinière de Mbuga en zone Kizuka de la commune de Rumonge en compagnie du procureur de la République à Bururi, de l’administrateur communal de Rumonge et d’un dispositif de sécurité.

Munis de machettes et de houes, ces trois personnalités ont donné le coup d’envoi de la destruction des plants de Stévia, sous le regard impuissant des membres de l’association Twitezimbere qui était en train de démultiplier cette nouvelle plante.

Interrogé sur place, le responsable de la direction provinciale de l’Agriculture et de l’Elevage a indiqué que le ministère considère la Stévia comme une mauvaise herbe, raison pour laquelle ils procèdent à sa destruction. « Cette culture n’a pas encore été homologuée par le ministère », a martelé le DPAE Bururi. Il a souligné que cette culture sera détruite jusqu’au moment où le ministère autorisera qu’elle soit plantée au Burundi.

« On portera plainte tôt où tard »

Un des responsables de cette association, composée de 75 membres, dont la majorité sont des veuves, a indiqué que plus de 430.000 plants de stévia ont été détruits, ce qui a occasionné un manque à gagner de plus de 7 millions de nos francs. Il fait savoir qu’ils porteront plainte contre ces personnes qui ont détruit cette culture.

Une membre de cette association s’étonne de voir des autorités du pays détruire une culture censée améliorer les conditions de vie de la population sans proposer une alternative à ces familles démunies. Certaines personnes interrogées demandent au ministère de l’Agriculture et de l’Elevage de sortir de son silence afin d’expliquer à la population les raison de cet acharnement contre la démultiplication de cette culture.

Signalons que la culture de la Stévia est en train d’être démultipliée dans d’autres communes de la province de Makamba.

  10   Vos commentaires
  1. Kamuna

    C’est vraiment affligeant de voir un soit disant agronome se livrer à ce spectacle de mauvais goût. Réalise-t-il une seule seconde qu’il vient punir de la manière la plus abjecte ce groupement de pauvres paysans qu’il est supposé encadrer? Se rend-il compte de la portée de ce geste à ne pas imiter?
    Je comprends très mal comment une plante très estimée dans d’autres pays serait mauvaise au Burundi!

  2. kira burundi

    ils s’acharnent sur cette plante parce qu’elle a été introduite au Burundi par quelqu’un qui n’est pas de leur camp, si s’était un NAHUM ou un NKURUNZIZA , les éloges auraient fusées de partout jusqu’à faire même l’objet d’une décoration comme il est de mode ces derniers temps, mais malheureusement la haine ethnique est toujours présente , l’intolérance politique est le mot d’ordre de ce « système ».

    • T’as tout compris et la bêtise qui caractérise cette destruction qui se généralise dans tout le pays devrait leur couter cher lors des élections mais je pense qu’ils se foutent des électeurs tant qu’ils ont le duo magique qui se chargera de compter les voix imaginaires.
      Ce qui est sure leur lutte dans le maquis perd progressivement mais surement de sens avec de tels agissements.
      Une honte pour tout supposé être responsable ou dirigeant!!!!

  3. Venant

    Il n’y a, à ce jour, aucune législation ni réglementation qui interdit la culture du Stévia au Burundi. D’ailleurs, la législation agricole est quasiment lacunaire dans ce pays. L’exercice du métier d’agriculteur n’est pas réglementé. N’importe qui peut s’improviser agriculteur contrairement à ce qui se passe en occident par exemple. De plus, les agronomes n’ont aucun cadre légal pour opérer. Aucun texte légal n’autorise un agronome à sanctionner un agriculteur parce qu’il ne s’est pas conformé à telle exigence de la loi ou du règlement.

    Dans ce cas, qui a accordé un pouvoir réglementaire à ce DPAE de Bururi de détruire les plants des pauvres paysans? S’il a pris l’initiative, sur la base de quel article peut-il se saisir de l’affaire pour agir? Il n’écrit pas à l’association pour l’informer de ou des articles de loi ou de règlement qu’elle a transgressés, ni de la sanction prévue par la loi (amende, destruction éventuelle des plants) et ne lu accorde aucun délai pour corriger la situation. Il ne prend même pas la précaution de demander le concours de la police pour exécuter la sanction à supposer qu’elle existe. Cet agronome est très zélé. Il devrait recevoir une promotion au sein du ministère qui l’emploie.

    Toutefois, il vient de commettre un crime unique qu’aucun autre agronome n’a jamais osé commettre dans notre pays. Il fait vraiment honte à la profession. Et dire qu’il est payé par les contribuables pour commettre de telles sottises! Il devra payer tôt ou tard pour ce crime de génocide de plants de stévia qu’il qualifie de mauvaise herbe. Voilà un vrai faux malherbologue dont le Burundi n’a pas besoin.

  4. Jean-Pierre

    Consultez ce leins chers lecteurs de Iwacu et vous comprendrez pourquoi nos dirigeants doivent détruire cette plante. http://www.stevia-info.fr/
    La stévia peut remplacer la SOSUMO dans moins de 5 ans. Pour les corrompus qui vendent le sucre à prix d’or dans la sous région, ce sera la mort de la poule aux oeufs d’or. Au moment où le diabète décime la population, quel politicien sencé s’opposerait-il à l’alternative au sucre de la canne à sucre? Quant à dire que c’est une plante envahissante, c’est faux. Les américains et les canadiens n’en veulent pas parce qu’ils ont peur pour leur industrie du sucre basé sur la betterave. Puis pour eux, plus les gens sont malades, plus l’industrie pharmaceutique tourne et ça vaut mieux.
    L’autre raison est politique parce que dans la tête de ceux qui nous gouvernent, si Bayaganakandi tire le Burundi de sa pauvreté et de sa malnutrition, les Burundais le choisiront, ce qui n’est pas du tout garanti. Avec la Stevia, il gangera de l’argent et la satisfaction d’avoir fait du bien pour son pays, mais le vote ira où il va aujourd’hui pour des raisons que tout le monde connaît.

  5. Est-ce que ces irresponsables ont reçu un ordre écrit d’arracher la STEVIA? Après quand les cours et tribunaux internationaux les jugeront, ils diront qu’ils ont été trompés. Pauvres types.

    Il faut intenter un procès à Arusha contre les administratifs qui ont agi sans ordres écrits: Gouverneur de Bubanza, Administrateur de Rumonge, DPAE Rumonge, Procureur Bururi.

    Ils commettent des crimes économiques dans un pays classé au dernier rang des pays les plus pauvres du monde.

  6. Gilbert

    Tabaranya mutabaze za FAO, na IDA zize kuraba aho ababisha barandura imirima hanyuma ejo bakazotabaza amakungu ngo inzara irabishe.
    Cest du jamais vu sous le soleil.
    Tabaranya murondera des témoignages à l’étranger aho barima stevia bababwire ingene ico giterwa cateje imbere abanyagihugu.
    Tabara ejo batararandura icayi n’ikawa, erega babambawe.

  7. NDAYISHIMIYE Juvenal

    c’est vraiment catastrophique de voir un haut responsable comme un directeur general detruire une culture des pauvres paysans.je sais peu de chose sur cette genante plante qui est le stevia mais je me demande pourqoi le pouvoir de bujumbura est= il extremement hostile à cette plante.on dirai meme que c’est une sorte de cocaine.quant à ce DPAE bururi,il a été mon professeur au lycée;je le conait comme un homme tres bien et clairvoyant et qui pense aux autres.je ne sais quand,coment et pourqoi il a pris le changement en pratiquant une telle animosité.

    • Jean-Pierre

      Lis ce lien: http://www.stevia-info.fr/ La réponse est dedant. Les pays producteurs de sucre ne veulent pas en entendre parler et le Burundi est parmi ceux-là. Quand on sait que la Sosumo est la poule aux oeufs d’or pour nos dirigeants corrompus alors que la stévia peut remplacer le sucre de la Sosumo dans très peu de temps…. je te laisse deviner la suite. Bakiza bati « dukora dusenga, dusenga dukora » none ubu ni  » dusenga turandura imbuto, turandura imbuto dusenga » amen. Ico ntazi nuko abo bantu boba basenga Imana twese tuzi.

  8. hat

    C est quoi le problème qu engendre la culture de stevia? Édulcorant naturel et pas stupéfiant , quelles explications donnent les autorités qui détruisent cette plante verte?

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