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Économie

Quand une association force notre admiration

13-07-2015

Le 3 juin dernier, Adisco a reçu au Palais Royal de Bruxelles le Prix Roi Baudouin pour le développement en Afrique. Les responsables sont satisfaits mais conscients des défis.

Le Roi Philippe de Belgique  décerne  le  Prix  au secrétaire général de l’Adisco

Le Roi Philippe de Belgique décerne le Prix au secrétaire général de l’Adisco

200 mille Euros est le montant de ce prix. N’est-ce pas une aubaine ? « Lorsqu’on monte jusqu’au somment d’une colline, c’est là qu’on découvre qu’il y a d’autres collines plus élevées à franchir », répond Déogratias Niyonkuru, paraphrasant feu Nelson Mandela. Le secrétaire général de l’Appui au développement intégral et la solidarité sur les collines, Adisco, est satisfait du prix. Mais il estime qu’il s’agit d’une grande responsabilité pour continuer à prouver un travail de qualité auprès des populations rurales. Toutefois, il est fier de la promotion que la fondation Roi Baudouin fait de l’association : « Aujourd’hui ce prix nous a permis de rencontrer de très éminentes personnalités, d’autres bailleurs de fonds, et surtout de porter au monde entier le message sur la manière de faire différemment le développement. » D’après Déogratias Niyonkuru, l’Adisco a été distinguée pour son action qui stimule l’esprit d’entreprise, la création de coopératives et de mutuelles de santé, afin de renforcer l’autonomie financière des individus et de changer durablement les conditions de vie de la population burundaise. Du concret: selon Niyonkuru l’association apporte entre autres un appui technique à plus de 2200 groupes d’auto promotion de 8 personnes chacun «imigwi yo gutererana no gufatana munda », en Kirundi. « Ils cotisent à tour de rôle des montants qui sont directement investis dans des petits projets de développement. » Selon le secrétaire général, c’est l’Adisco qui a conçu le plaidoyer qui a conduit à la réforme de la stratégie de la privatisation de la filière café « il s’agit de rendre aux populations rurales la propriété du café, elles ont construit leurs propres coopératives. » D’après lui, le prix pourra être utilisé pour la construction de ce qu’ils appellent Université populaire Haguruka. C’est- à- dire un centre de formation en coopératives et leadership.

« Un pays ne se construit pas par des gratuités »

Pour Déogratias Niyonkuru le développement, c’est avant tout redonner la dignité aux personnes : « C’est faire en sorte que les personnes qui vivent dans le fatalisme puissent reprendre l’estime de soi et puissent commencer à redevenir des êtres qui croient en leur avenir. » C’est ainsi qu’il s’insurge contre les gratuités. Selon lui, un pays se construit par l’effort. Il estime que ce n’est pas parce que la population burundaise est pauvre, que la démarche de développement du pays doit passer par la gratuité des soins, de la scolarisation. « Il faut plutôt l’aider à développer des mécanismes qui permettent de trouver des solutions par des contributions en termes d’idées et de participation à son propre développement. »Pour M. Niyonkuru la population burundaise est capable, si elle est bien accompagnée, de trouver des solutions aux problèmes que connaît le pays. Avant de conclure : « Le fruit de la prospérité se cueille sur le fruit de l’effort. »

  2   Vos commentaires
  1. Tanazi

    Nous encourageons tes efforts et ta très haute vision. Bravo!!!

  2. PCE

    Btavo pour mr Niyonkuru , on ne peut que s’incliner face à un projet plein de bon sens et de perspicacité

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