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Droits Humains

Droits humains : priorité aux malades mentaux pour l’accès aux soins

Lors du 65è anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme, ce 10 décembre, la CNIDH a visité le Centre neuropsychiatrique de Kamenge (CNPK) pour se rendre compte de la vie des malades mentaux. Beaucoup de choses restent à faire.

Hyppolite Manirakiza, directeur du CNPK avec les membres de la CNIDH lors de la visite ce 10 décembre ©Iwacu

Hyppolite Manirakiza, directeur du CNPK avec les membres de la CNIDH lors de la visite ce 10 décembre ©Iwacu

Le 10 décembre est à la fois le 20è anniversaire de la journée dédiée aux personnes handicapées et celle de la création du conseil des droits de l’Homme. Les membres de la CNIDH ont visité les locaux du CNPK où 98 malades mentaux (enfants, femmes, hommes) sont hospitalisés. Comme personnel, le centre a 8 médecins, 6 psychologues, 3 assistantes sociales et 39 infirmiers. « Pourquoi, s’interroge une patiente, nous payons nos frais à 100% contrairement aux malades du VIH/Sida à qui l’Etat paie la totalité des frais pour les soins et les médicaments ? » Une question qui n’a pas eu de réponse claire.

Hyppolite Manirakiza, directeur du CNPK, déplore que parler de la maladie mentale soit un sujet tabou pour la plupart des personnes, alors que c’est un handicap comme tant d’autres : « Celui qui en souffre est discrimine par sa propre famille et son entourage. » Il rappelle qu’il lui a fallu s’imposer pour célébrer, cette année, la journée dédiée aux malades mentaux. Les autorités, dit-il, n’y prêtaient guère attention. Il demande à l’Etat de permettre à ses patients d’utiliser la carte d’assurance maladie pour plus de facilité. « Il serait souhaitable que parmi les personnes vulnérables nos patients soient considérés comme prioritaires », indique M. Hyppolite.

Le président de la CNIDH, Frère Emmanuel Ntakarutimana, promet de continuer à plaider pour cette catégorie de malades au Parlement : « C’est notamment à travers la Convention Internationale relative aux personnes handicapées qui doit être ratifiée par le gouvernement du Burundi. » Il souhaite que les autorités fassent beaucoup de visites au CNPK pour se rendre compte de la réalité. Ainsi, selon lui, les décisions politiques prendront en compte les problèmes des malades mentaux.

  1   Vos commentaires
  1. FONDATION JEAN PAUL II

    Nous menons le même combat pour aider les personnes qui n’arrivent pas à payer les soins médicaux. Au CNPK les factures sont souvent très lourdes et la plus part des malades ne sont pas capables de payer eux même la facture.
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