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Agriculture

Bururi : ces plants de maïs aussi grands que des bananiers

Des plants de maïs gigantesques mais improductifs. En cause, la mauvaise utilisation des engrais chimiques et l’absence de moniteurs agricoles.

Joas Maregeya : « Ils nous donnent des trucs à mettre dans nos champs mais personne ne nous explique comment ça marche » ©Iwacu

Joas Maregeya : « Ils nous donnent des trucs à mettre dans nos champs mais personne ne nous explique comment ça marche » ©Iwacu

Incroyable ! Du jamais vu. A la colline Nyazuba en zone Bitezi de la commune Matana des plantes de maïs gigantesques. Certaines sont tellement hautes qu’elles atteignent la taille d’un bananier ! Étrange… Sur la plupart d’entre elles, aucun épi.
Certains habitants de Nyazuba, expliquent ce phénomène par la mauvaise qualité des engrais distribués par le programme national pour la subvention des engrais chimiques au Burundi (PNSEB).

Etienne Madida, l’un des habitants de la localité n’a aucun doute : l’administration leur a distribué de l’engrais destiné à la culture du café et le palmier. « Sinon, ces plantes n’auraient pas atteint une telle taille», soutient le sexagénaire.
D’autres habitants de Nyazuba dénoncent l’absence des moniteurs agricoles. « Ils nous donnent des trucs à mettre dans nos champs mais personne ne nous explique comment ça marche et quelle quantité utiliser et sur quel espace », lâche avec colère Joas Maregeya de la même localité.

Les gens ont utilisé ces engrais chimiques par tâtonnement ou imitation. Maregeya se souvient encore que la plupart avait reçu l’urée, le KCL et le DAP mais que personne n’était capable de faire la différence entre ces types d’engrais: « Les gens se sont mis à faire ce qu’ils voyaient chez le voisin et voilà le résultat. »

« Faux ! », rétorque Bernard Habonimana, directeur provincial de l’agriculture et de l’élevage en province Bururi. Le problème est à chercher ailleurs. Selon les statistiques de sa direction, la population de Matana est la première à utiliser les engrais chimiques par rapport à d’autres communes dans la province de Bururi : « Ce n’est pas la première année qu’ils utilisent des engrais chimiques. Chacun sait qu’on doit mettre au moins l’équivalent d’un bouchon d’une bouteille de Primus dans chaque poquet.»

D’après le directeur, les habitants de Matana plantent des semences sans tenir compte de la zone éco-climatique dans laquelle ils vivent : « Ils amènent des semences en provenance de Gitega ou de Bujumbura parce qu’ils ont vu que cela produisait de bonnes graines là-bas alors que nous ne sommes pas dans la même altitude. »

Bernard Habonimana accuse la population d’avoir ramené à Matana, malgré les mises en garde, des semences en provenance de la Tanzanie. Il indique avoir fait plusieurs descentes sur terrain avec une délégation de l’Isabu. « Nous leur avions conseillé de consommer tout ce maïs hybride et de ne plus le replanter mais en vain. »

Toutefois, Bernard Habonimana avoue qu’il y a un problème au niveau des moniteurs agricoles : ils ont niveau d’études très bas et ne comprennent pas toujours eux-mêmes l’utilisation de ces engrais chimiques.  «  La plupart ont un niveau de 6 ème primaire alors qu’ils devraient avoir au moins un niveau A3 pour comprendre tous les termes techniques utilisés en la matière. »
Iwacu a contacté la direction générale de l’agriculture, celle du PNSEB et Odette Kayitesi, ministre de l’agriculture et de l’élevage pour qu’ils s’expriment sans succès.

Le PNSEB, un programme mis en place par le gouvernement dans le souci de disponibiliser les engrais chimiques pour les agri-éleveurs afin d’en finir avec l’insécurité alimentaire au Burundi. Le programme a débuté en 2013 et concerne, en premier lieu, les cultures vivrières. Chaque agriculteur reçoit, actuellement 25 kg d’engrais alors que dans les années antérieures, il ne dépassait pas 3 kg. La fourniture d’engrais passe par différentes étapes dont l’identification des ménages bénéficiaires, le payement de l’avance de garantie de 5000 Fbu par sac d’engrais de 25 kg, l’importation, le payement du solde de 22.500 Fbu et enfin la distribution des engrais qui comprennent l’UREE, le DAP et le KCL.

  21   Vos commentaires
  1. NDAYITWAYEKO Déogratias

    « ce n’est pas la première année qu’ils utilisent des engrais chimiques. Chacun sait qu’on doit mettre au moins l’équivalent d’une bouteille de primus dans chaque trou creusé.» . le traducteur devrait revoir sa copie; Une bouteille dans un trou!!!! Attention…. C’est le bouchon d’une bouteille de primus qui est utilisé pour estimer la quantité d’engrais à mettre dans un poquet! Par contre l’hypothèse fournie par le Directeur de la DPAE me semble logique. Il s’agit du problème général de contrôle des sources d’approvisionnement en materiel de semis, les semences elles-memes en l’occurance!

  2. Carthage

    A l’heure actuelle on sait que des grands multinationaux comme Monsato et ses filiales Seminis sont déjà installé au Kenya et sont entrain de produire des semences hybrides qui donnent des bons rendements mais dont la particularité est de se ressourcer à chaque saison au niveau de leurs boutiques car leur descendants sont stériles. les fermiers burundais, avec dans leur voisinage un système d’encadrement -vulgarisation qui manque le strict minimum pour fonctionner pour ne pas dire inexistant retombent dans des pièges de ces géants semenciers.
    Egalement,on sait qu’ avec l’actuel PNSEB ou les engrais sont importés par commande, la plupart des commerçants profiteront de la corruption quasi généralisée au niveau des services chargé du contrôle de la qualité des engrais importés pour faire entrer au pays des engrais qui à terme ne pourront que détruire les sols déjà délabré du Burundi, compte tenu que dans le monde les formules d’engrais importé par le PNSEB( DAP 18-46-0, Urée 46-0-0 et Kcl 0-0-60) sont les plus piratés au monde( si on en achète au moins offrant selon le principe du moins offrant)

  3. Stan Siyomana

    « …la mauvaise utilization des engrais chimiques et l’absence des moniteurs agricoles.. »
    La Conference des Nations Unies sur le Commerce et le Developpement (CNUCED) trouve que:
    « L’investissement public est un facteur clef de l’amelioration de la productivite agricole destine a generer des excedents agricoles nets, qui sont une source fondamentale d’accumulation de capital… ».
    (voir CNUCED: Les pays les moins avances. Rapport 2009. L’Etat et la gouvernance du developpement. http://unctad.org/fr).
    Merci.

  4. DUSOME

    Theus Nahaga (premier commentateur) yavuze ukuri mugabo hari abashatse kumushira mu bindi bintu vyo kurwego rutoya caane ngo yanka data abatware. Nshaka mbwire uwo yitwa le Genie noir iyo umuntu adatahura ibintu yinumiye biba vyiza. Abantu turasa mugabo ubumenyi ntibungana ahandi ho murundi ntanakimwe kibi yavuze kiretse ko mutaba muri époques zimwe. Imyaka nk’100 irabatandukanya muvyo mwiyumvira.

  5. Venant

    Ce gigantisme du maïs pourrait s’expliquer par l’application d’une forte dose d’urée. C’est l’élément azote contenu dans la molécule de cet engrais dans une proportion de 46% qui pourrait être incriminé.

    • NDAYITWAYEKO Déogratias

      Je suis d’accord car cela est possible!

  6. kajekurya ndayimirije

    Il est regrettable qu’un pays comme le Burundi, dont la majorité de la population vit de l’agriculture et de l’élevage, ne s’investisse davantage pour exploiter toutes les potentialités latentes de notre cher pays. Moi personnellement, je ne comprends pas la conscience qu’ont les dirigeants de notre pays, quand ils se confrontent a la réalité dramatique de la paupérisation de plus en plus croissante des habitants, et qu’ils ne prennent aucune mesure pour y remédier. LA TECHNIQUE SERT L’HOMME, nos jeunes doivent se former a cette capacité d’offrir au pays le fruit de leurs études et de leurs talents. et nous avons qu’ils en ont beaucoup. Mais avant tout, i faut que les responsables aient une vision globale de leur politique: « ou est-ce que nous voulons conduire notre pays, et quelle destinée lui souhaitons-nous demain, quelle place lui preparons-nous dans le concert des nations » telles devraient être leurs préoccupation. On peut critiquer ceci ou cela dans notre pays, mais moi ce qui m’agace, c’est d voir que les paroles sont devenues comme de l »UMWOTSI ». Turavuga, turaboroga, amajambo yacu ntiyumvirwa.

    Personnellement, je crois que c’est le moment (pour ne pas dire que c’est trop tard déjà!) de reformer notre manière de penser, d’enseignement, et tout ce qui est derrière. De plus en plus, nous les jeunes nous prenons conscience que le problème du Burundi n’est pas la question ethnique. Mais le manque de transparence, de la vérité. Je ne comprends pas un pays qui sacrifie sa culture , en enfouissant la vérité, au prix d’un honneur éphémère d’être DG ou je ne sais pas quoi encore. Il m’est difficile de saisir comment la jeunesse se laisse corrompre par un petit morceau de pain au prix de ses convictions de vie et de bonheur….Quand on est a l’étranger, on voit mieux combien notre cher pays est riche. riche de vie, de joie; riche de toute cette jeunesse qui, malheureusement est laissée a elle-même.

    Je crois que c’est la racine des maux qui frappent mon cher pays. Comment peut-on réveiller cette fierté d’être burundais , cette joie d’appartenir a ce paradis? je POSE LA question aux jeunes du Burundi, jeune moi aussi comme eux, je suis convaincu que ce sont eux, nous-mêmes qui sauverons ce pays. Il faut répondre par « c’est moi!!! » a cette question: « qui sauvera le Burundi? » c’est vrai, c’est une responsabilité qui incombe a ceux qui ont des compétences, mais chacun de nous a sa part, sa contribution.

    car, ou vont et que servent les diplômes de chaque année?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  7. Kabizi

    Ce n’est pas la première année qu’ils utilisent des engrais chimiques. Chacun sait qu’on doit mettre au moins l’équivalent d’une bouteille de primus dans chaque trou creusé.»
    Est-il vraiment possible?
    Combien de BOUTEILLES!!!ou bien c’est CAPSULES!

  8. Stan Siyomana

    « Ils aiment des semences en provenance de Gitega ou de Bujumbura parce qu’ils ont vu que cela produisent de bonnes graines la-bas alors que nous ne sommes pas dans la meme altitude… »
    Quelle autre (meilleure?) alternative donne-t-on au citoyen lamda de Bururi?
    Merci.

  9. Avenir

    pourquoi mon message n’est pas publié, qu’Est-ce qu’il comporte d’incorrect?

  10. Stan Siyomana

    Lors de l’ouverture des travaux de la conference: « Driving innovation for agricultural development in East Africa » a Dar es salaam, le President tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete a dit:
    « Ca fait quelque temps que notre region vit dans l’insecurite alimentaire a cause du manque d’innovation dans nos methodes agricoles….
    Il y a peu d’utilisation de l’irrigation, peu d’utilisation de semences a haut rendement/high yielding seeds, peu d’utilisation d’engrais chimiques et pesticides…
    Alors que nos amis en Asie et Amerique latine ont pu irriguer respectivement 37% et 14% de leurs terres cultivees, l’Afrique a pu irriguer 5% seulement de ses terres cultivees.
    Pour ce qui est de l’utilisation des engrais chimiques, la aussi l’Afrique accuse un retard/Africa lags behind too… ».
    (voir « JK: Public-private partnerships solutions to farming challenges », http://www.ipdmedia.com, 29 January 2014).
    Merci.

  11. KABADUGARITSE

    Sans doute ko ari Générali yatumurungikiye azi ko azoca asoroma ivyo asekura n’ivyo aha inka n’inyana zazo, abungere nabo baronkeko ivyo botsa!!! Pourtant muri irya ntara ibigori biramera kandi bikera neza gusumvya n’iwagu mu Rusaka rwa Mwaro!

  12. Stan Siyomana

    L’origine de l’insecurite alimentaire
    1. Au Burundi, « Les gens ont utilize ces engrais chimiques par tatonnement « .
    Resultat: « Des plants de mais gigantesques mais improductifs… »
    2. En Afrique sud-saharienne, la productivite moyenne est de seulement 1,9 tonnes de mais par hectare (a cause de l’utilisation de methodes inadequates/poor tools and low technology).
    3. La productivite a attaint 5,7 tonnes de mais par ha en Republique Populaire de Chine, et 10 tonnes par ha au Canada (a cause de l’utilisation des methodes modernes).
    Merci.

  13. Bimbabampisha

    @ »Theus Nahaga RE: Utiliser des hybrides génétiquement crées peut un effet comporter des problèmes que les paysans Burundais ne saisissent pas d’emblée. Ces problèmes ne sont pas encore entrés dans leurs réflexes. »

    Si la compétition pour la domination et le monopole de la production agricole est une réalité, cela ne nous exonère pas de notre resposabilité individuelle et collective pour parer à la penurie alimentaire qui nous guête à chaque tournant du cycle climatique.

    Laissez nos vaillants paysans tranquilles. Nous avons toute une armée de specialistes, ingénieurs et tehniciens de toutes sortes bardés de diplômes obtenus de plusieurs manières ici et là. Où sont-ils? Que font-ils?
    Le mal est toujours venu de ceux qui ne se reconnaissent plus enfants de paysans!

    • kurima

      je paris que notre cher directeur est parmi eu:  » une bouteille de primus d’engrais dans un creusé… »

    • Theus Nahaga

      @Bimbabampisha

      Je ne suis pas sûr de comprendre votre remarque mais je voudrais vous dire ceci:
      Me reconnaître fils de paysan ne change rien à la donne, le mais ne donnera pas de graine.
      Si vous croyez que le Burundi sera sauvé par la tradition alors j’ai deux problèmes:
      1. De quelle tradition? Voyez-vous le Burundi ne peut pas se séparer de l’histoire, il doit avancer avec les techniques et les idées du monde moderne. Le roi Mwezi portait un Kiremo, nous portons des habits en coton et en fibre synthétiques. Assis au Burundi nous avons des moyens de communiquer avec des gens à l’autre bout du monde. On se confiait au Mupfumu, nous consultons la médecine moderne et technique qui s’appuie sur une chimie de plus en plus pointue. Notre devoir est de faire avancer le Burundi vers l’avenir.
      2. Puisque vous parlez de se reconnaître fils de paysan, Dieu seul sait à quel point je déteste l’usage intempéstif des proverbes dont on continue à faire cas au Burundi, mais ici je ne résiste pas à la malice de vous dire: « Ubwenge burarahurwa »

      @leGénie Noir
      Critiquant le gouvernement actuel je ne signe pas un recu pour les régime du passé. Seulement voyez vous on a connu une guerre avec ses vicissitude et des rebelles qui nous racontaient qu’à leur retour, le Burundi sera enfin gouverné pour le bien de tous et prendra le chemin du développement. L’Etat allait se mettre au service des citoyens. Mais qu’avons-nous recu? La corruption à la zairoise gangrène les institutions.
      Le regard constamment tourné vers l’arrière pour excuser les erreurs des équipes successives de Nkurunziza et son parti ne résout rien. depuis 2005 le CNDD-FDD est aux affaires et le pays dégringole, les statistique l’attestent. Il faudra bien un jour avoir le courage de regarder la réalité en face et reconnaître les échecs de notre système si nous voulons en sortir. Cela demande la lucidité et un sens du leadership.

  14. kurima

    « ce n’est pas la première année qu’ils utilisent des engrais chimiques. Chacun sait qu’on doit mettre au moins l’équivalent d’une bouteille de primus dans chaque trou creusé.» Je me demande de quel creusé s’agit il capable de contenir une telle quantité d’engrais? c’est choquant de la part du directeur provincial de l’agriculture. Qu’en sera pour les techniciens agricoles communaux et colinnaires. ou bien lui même n’a pas une formation requise pour exerce ce metier. tout est à revoir

  15. kurima

    Iwacu n’a pas corrigé ce que je considérais comme lapsus: « ce n’est pas la première année qu’ils utilisent des engrais chimiques. Chacun sait qu’on doit mettre au moins l’équivalent d’une bouteille de primus dans chaque trou creusé.» Je me demande de quel creusé s’agit il capable de contenir une telle quantité d’engrais?

  16. leGénie Noir

    Ewe mushingantahe/ mupfasoni Theus urashikuza! Aho ntubona ko ivyo wanditse bifise ukuri guke, wabitumwe n’inzigo be n’urwanko ufitiye Nkurunziza. Wovuga gute ko atitaho uburimyi kandi nawe nyene ari umurimyi, yama mu mirima. Ahubwo wewe ngirango uri muri bamwe bajejwe ku  » diaboliser » ikintu cose kiraba Peter na DD. None ikibaye cose , n’iyo inura yanse kurwa ni ikosa rya DD. Sivyiza ko abantu bitwa ngo barize, ngo ni imboneza( kuko utize ngira n’iyi Net ntiwoyikoresha!) biga kuvuga ukuri. Mbega mu Burundi umuprezida yabaye hafi y’abanyagihugu ni inde? Mbega uraziko na sport ikenewe, ko prezida ashobora kuganira n’abakina umupira. Yirirwa aragendera abarimyi, agakorana nabo…Gerageze munyegeze, niburiburi muvyo mwandika, urwanko rubi mufitite abantu, kuko ni imbuto mbi….Hanyuma bo baguma barota Uburundi butigeze bubaho ni batekane. bahenda nde abo bavuga ngo imbere ya DD Uburundi cari igihugu c’amata n’ubuki: mbega DD yaje kubera vyagenda neza? DD ni fruit/ conséquence y’ububi bwari mu Burundi…L’Histoire suit sa progression linéaire vers son point Oméga, elle ne tourne jamias en arrière, le Burundi ne sera plus ce qu’il a été. Ni twitekanire, dukundane, dukore, dufashanye, dusenge Uhoraho. Hanyuma ab’urwanko n’inzigo bahinduke bemere Imana, Butatu Bumwe Bweranda Imana imwe y’Ukuri!

  17. Avenir

    Le problème : on est en train de distribuer des graines de toute sorte génétiquement modifiée, surtout de maïs. Attendez-vous à d’autres phénomènes inattendus. Quand vous achetez des graines génétiquement modifiées et quand vous les mangez, attendez-vous à des maladies jusque-là inconnues. Mossanto(ONG) américaines est en train de mettre la main sur les graines mondiales pour que l’humanité ne produise plus des graines et par conséquent dépende d’eux.
    Croyez-moi si vous ne produisez vous-mêmes des graines pour les semences, d’ici peu les graines ne pourrons plus donner rien quand vous les semez. Vous allez désormais dépendre des commerçants en engrais chimiques et en graines. Changez de comportement, utilisez des engrais de bétail et ne semez que des graines dont vous connaissez la provenance.

  18. Theus Nahaga

    Utiliser des hybrides génétiquement crées peut un effet comporter des problèmes que les paysans Burundais ne saisissent pas d’emblée. Ces problèmes ne sont pas encore entrés dans leurs réflexes.
    La biologie moderne a des méthodes et des techniques qui permettent d’allier la chèvre et le chou sans qu’on puisse le voir du premier coup d’oeil. Un simple labo de biologie moléculaire peut vous générer une souris dont les sourissons seront stériles. Les mêmes techniques peuvent être utilisées pour générer des semences de mais qui produiront bien du mais, mais sur lequel on pourra pas prélever une partie qui servira de prochaine semence comme on l’a toujours fait au Burundi. Les firmes qui créent ces hybrides veulent avoir la main mise sur le commerce des semences et sur l’alimentation des populations. Cela arrivera n’en doutons pas par la génération des semences génetiquement modifiées pour produire des graines qui elles-même une fois sémées produiront de plante stériles ou ne pousseront pas du tout.
    Le monde est un pleine guerre commerciale qui ne dit pas son nom mais qui se fait par les connaissances techniques. Les Etats, du moins ceux ont un vrai leadership se défendent contre ces prédateurs.
    Pour ce qui est du niveau de formation des techniciens agricoles, on peut y parier en leur disant ce qu’ils doivent ou ne doivent pas faire. Une fois cela fait, la tâche de la hierarchie technique et administrative et de veuiller à ces que ces techniciens n’aillent pas prendre des initiatives dont ils sont incapables de mésurer les conséquences. Mais cela suppose bien sûr que la hierarchie soit elle aussi assez bien formée pour pouvoir donner des directives claires qu’elle comprend sur le plan purement technique, s’entend. Cela exige aussi une hierarchie décidée qui s’investit dans son travail au lieu de courir derrières les biraka. Cela suppose enfin un pouvoir politique capable de dire son ambition pour le pays et pour la nation. On en est très loin aujourd’hui dans notre cher Burundi gouverné par Nkurunziza qui passe son temps sur le terrain de foot et dans son temple, soutenu par le CNDD-FDD dont on se demande si son élite est consciente de sa responsabilité pour le pays. Une fois encore se pose la question du leadership du Président de la République, de son gouvernement et de du parti qui les soutiennent

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