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Éducation

Au coeur du pays/ Gitega: Manuels du cours de musique bourrés de fautes

21-10-2014

En tout cas, c’est l’avis de Monseigneur Justin Baransananikiye, un des fondateurs de l’Orchestre national du Burundi et directeur de l’Institut de Musicologie de Gitega. Selon lui, les manuels du cours de musique de 7ème et 8ème année fondamentale sont mal écrits et doivent être corrigés rapidement. 

Monseigneur Justin Baransananikiye : «On ne peut pas mettre des fautes pareilles dans un manuel et dire qu’on est en train d’enseigner la musique.» ©Iwacu

Monseigneur Justin Baransananikiye : «On ne peut pas mettre des fautes pareilles dans un manuel et dire qu’on est en train d’enseigner la musique.» ©Iwacu

«Nous avons constaté dans ce manuel de 8ème plusieurs erreurs techniques et musicales qui ne peuvent pas être enseignées aux élèves.» Monseigneur Justin Baransananikiye n’y va pas par quatre chemins. Pour lui, ce n’est pas de la musique qu’on est en train d’enseigner aux élèves burundais : «On ne peut pas mettre des fautes pareilles dans un manuel et dire qu’on est en train d’enseigner la musique.» De surcroît, poursuit-il, personne dans ces écoles ne comprend cette écriture musicale sauf les écoles tenues par des congrégations religieuses catholiques où les responsables ont étudié ces notions.

Cet auteur-compositeur des chansons « Incuti irahumuriza », « Ngira mpere udusiga », « Mpaye umukenyezi », « urukundo ni intagerwa » donne quelques erreurs relevées dans ce manuel. D’après lui, dans toutes les neuf chansons proposées dans ce manuel, on remarque une erreur grave. Les nuances ont été mises sous les paroles des chansons (portée) alors qu’en musique, elles s’écrivent au dessus de la portée. Ça, c’en est une.

Dans le chant « Ibibanza vy’iratiro », on a commencé par 3 ou 4 silences puis une note sol croche dans la première mesure. «Dans l’écriture musicale, ces silences ne doivent pas apparaître dans cette mesure. Nous les sous-entendons»,souligne-t-il. Dans la chanson « Je me ballade », le compositeur a mis l’inscription d’une pause derrière la double barre de fin de chanson. Pour Mgr Baransananikiye, cette pause n’a pas raison d’être car la double barre indique que la chanson est finie. Il souligne aussi que dans ces chansons proposées pour la 8ème année fondamentale, il est mentionné des signes d’altération notamment les dièses «J’ai parcouru tout le manuel mais il n’y a pas de leçon consacrée aux signes d’altération. Alors comment l’enfant ira-t-il chanter les dièses sans les avoir appris ?», s’interroge-t-il. Le directeur de l’Institut de musicologie de Gitega assure que c’est la même situation pour le manuel de 7ème. Selon lui, les chansons étaient sans mesures, sans barres de mesures. En bref, les notes étaient mentionnées n’importe comment.

«Ces erreurs doivent être corrigées.»

Monseigneur Baransananikiye demande au ministère en charge de l’Enseignement primaire et secondaire de retirer ces chansons et de corriger ces erreurs : «C’est comme un médicament qui est périmé ou un poison. Le ministère de la Santé n’acceptera jamais que ce médicament soit vendu dans les pharmacies.» Cela n’est pas aussi suffisant, poursuit-il, il faudrait des formations pour un enseignant dans chaque direction communale de l’enseignement et cet enseignant ira former ces collègues.

L’institut de musicologie de Gitega propose son aide à la résolution de ce problème. Il demande au ministère de tutelle de leur envoyer l’équipe pédagogique chargée d’écrire ces manuels pour une formation condensée d’au moins deux semaines. «Je sais qu’en ce moment ils travaillent sur le manuel de musique de 9ème. Nous pourrions ensemble les aider à ne pas commettre encore une fois ces erreurs», suggère-t-il.

Signalons que depuis septembre dernier, l’Institut de musicologie de Gitega a recruté 15 lauréats des écoles secondaires. Ils suivent une formation de neuf mois de niveau universitaire dans le domaine musical. Ils sortiront avec un diplôme de maître de solfège. Et de conclure : «Ce seront les premiers Burundais qualifiés en musique. Ils pourront épauler le ministère en charge de l’Enseignement dans la résolution de ces problèmes en rapport avec la musique.»

  8   Vos commentaires
  1. yannick

    Il faut que la commission chargee de l’education,de la jeunesse,des sports et loisirs,de la culture et de la communication au sein de l’assemblee nationale du BURUNDI saisisse cette question dans les plus brefs delais.ET MESDAMES ET MESSIEURS,reveillez-vous avec le plus grand role et la plus noble mission dont le peuple burundais vous a confie pour le destin de ses enfants, dont les votres sans doute pour retirer ces manuels qui contiennent des erreurs,dans les ecoles fondamentales.Et au gouvernement,de soutenir lINSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA,en particulier,MONSEIGNEUR JUSTIN BARANSANANIKIYE pour que cet institut serve de pepiniere pour les enseignants en musique.

    MERCI

  2. minago

    « Signalons que depuis septembre dernier, l’Institut de musicologie de Gitega a recruté 15 lauréats des écoles secondaires. Ils suivent une formation de neuf mois de niveau universitaire dans le domaine musical. Ils sortiront avec un diplôme de maître de solfège. Et de conclure : «Ce seront les premiers Burundais qualifiés en musique. »
    barundi mwese jewe ndababaze ubwo murazi muyandi makaminuza imyaka abanyeshure biga ibijanye n’imiziki biga jewe naraciye mubu taliyano ahari université yambere yabayeho kwisi ico gisata kirahari bambwiye yuko abanyeshure biga muri ico gista biga imyaka icumi c’est plus que la médecine none namwe mumezi icenda muzoronka abahinga aho sibamwe muzoha impapuro z’imitsindo bagaca bagenda kwirigwa barigira ibitangaza ngo bafise ubumenyi budasanzwe naho ari kwakundi kw’inkumguru zigaragara zivuza urwamo gusumba izuzuye. NUKURI FORMATION IRIKO IRATANGWA K’UBANA BIKI GIHUGU IRABABAJE

    • Mgr. Justin BARANSANANIKIYE

      Amahoro cane, Monsieur MINAGO.
      Merci beaucoup de votre analyse qui me donne l’occasion d’éclaircir ce que nous faisons à l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA. Entendons-nous d’abord sur les termes : ne confondez pas le DIPLOME DE MAITRE DE SOLFEGE avec les DIPLOMES DE MAITRISE décernés par différentes Universités, qui s’obtiennent après la Licence. LE DIPLOME DE MAITRE DE SOLFEGE est un diplôme confirmant la SPECIALISATION dans ce domaine précis qui est le SOLFEGE. La plupart des Conservatoires aujourd’hui dans le monde forment les musicologues pour une durée de 5 ans. La Musique est très, très vaste, de sorte que si vous vouliez gagner tous les diplômes relatifs aux nombreuses subdivisions de cette discipline, vous feriez non pas 10 ANS d’études universitaires seulement, mais même 50 ans.
      La formation que nous donnons à ces lauréats des Humanités que nous avons recrutés est ciblée en fonction du besoin que nous avons dans l’enseignement au Burundi. Elle est de niveau post-secondaire, universitaire, qui va dans le fond de la matière, étudie à base d’analyses approfondies qui dépassent de loin le niveau de l’enseignement secondaire. Le volume horaire de notre cursus est bien éloquent :
      a) SOLFEGE ELEMENTAIRE (toute la théorie de connaissance de l’Ecriture musicale de base) …………………………………………………………………………………….. = 110 heures
      b) ESPACE MUSICAL (les gammes et leur formation, gammes majeures et mineures, Etude détaillée des Intervalles, l’Harmonie ou Science des Acords, soit l’étude des Accords dans toute leur présentation, leur construction, leurs particularités et développements, la justification par les harmoniques, les caractéristiques du son, la cadence, etc)……………………………………..……………………………………….= 160 heures
      c) INTRODUCTION AUX INSTRUMENTS MUSICAUX (Théorie Piano I)… = 66 heures
      d) FORMATION VOCALE …………………………………………………………………… = 20 heures
      e) MUSIQUE ET COMMUNICATION ……………………………………………………. = 25 heures
      f) ENTREPRENEURIAT MUSICAL ……………………………………………………… = 30 heures
      g) METHODOLOGIE/DIDACT. PRATIQUE (enseignement de la Musique)= 20 heures
      h) COURS PRATIQUES (au piano et autres claviers)…………………………….. = 66 heures
      i) HISTOIRE DE LA MUSIQUE BURUNDAISE ……………………………………… = 32 heures
      Le niveau de ces cours, jugez-en vous- même, dépasse de loin les petits programmes de l’Enseignement secondaire en Musique. Notre objectif est de donner à nos lauréats un BAGAGE SUFFISANT qui les rendra capables de dispenser un enseignement correct et de qualité en Musique au niveau de l’Enseignement secondaire au Burundi. Par ailleurs, si vous vouliez gagner par exemple le Diplôme de MAITRE DE PIANO, il vous suffirait d’entrer dans une Ecole où cette formation est donnée sur une période donnée (6 mois, 9 mois, ou une année) et non pas travailler pour une maîtrise en Piano.
      Monsieur MINAGO, si vous êtes au Burundi, je vous invite à venir au CONCERT DE MUSIQUE ET CHANTS CLASSIQUES qui sera donné à l’Institut Français de Bujumbura le 13 décembre prochain par l’ENSEMBLE POLYPHONIQUE DE L’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA (70 personnes) en hommage au grand compositeur classique GEORGE FRADERICK HAENDEL. Nous interprèterons certaines de ses grandes œuvres et d’autres compositeurs classiques aussi. Je serai moi-même aux commandes et j’aimerais que vous me donniez votre appréciation à la sortie de la salle, si oui ou non je maîtrise ce domaine. Il n’y a que Feu l’Abbé Marc BARENGAYABO qui était capable de présenter un tel concert de son vivant. Ne soyez pas étonné d’apprendre que nous sommes venus le remplacer dignement. Nous ne sommes pas aventuriers en matière de Musique. N’hésitez pas de nous rendre visite à Gitega un jour, si vous le pouvez.
      Enfin, pour votre information, l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA ouvrira au mois de Janvier 2015, un autre cycle de formation plus élevé de 3 ans en Musique dont les lauréats obtiendront cette fois-ci, le DIPLOME D’INSTRUCTEUR EN MUSIQUE.
      Merci.
      Mgr. Justin BARANSANANIKIYE,
      Directeur de l’INSTITUT DE MUSICOLOGIE DE GITEGA
      Email : jbaransananikiye@yahoo.fr
      Tél : 79 877 097 / 77 758 123

  3. ça c’est la meilleure!!!!
    Hahahaha……………….

  4. Burundi

    Ecole des DD, une foutaise comme le reste. Je vous dis que le Burundi est en train de crouler dans tous les sens. Un mauvais pouvoir est une peste pour les peuples.

  5. vios

    Ariko abigisha murayo mashure baragowe kabisa! Wewe wokwigisha ibntu utumva hama ukazotanga ikibazo ngo upime ivyo wigishije nawe utavyumva??? Tabara nukuri ibi bintu biharagare hakiri kare kuko ejo abo bana bageze mubigero n ntaco bazoba bashoboye nakimwe,na education de masse suku igenda.
    None aba ba DD ntibabona ko bahejeje kwica imitwe y’abana beneburundi? Naho batoba bashigikiye ubumenyi mumashure boreka kabisa kwica igihugu mukwonona imitwe yabana.

    Ciao

    • Gahungu Fabien

      Uvuka kwa GUSA, ugakura kwa GUSA, ukiga kwa GUSA, ukavamwo UBUSA simple is that

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