Dimanche 20 juin 2021

Économie

Parcem : « L’Etat doit être régulateur et non acteur dans le commerce »

05/06/2021 4
Parcem : « L’Etat doit être régulateur et non acteur dans le commerce »
Faustin Ndikumana : « Si les fonctionnaires se transforment en opérateurs économiques, il y a risque de bénéficier des marchés publics dans l’opacité »

« Il y a des discours qui invitent les cadres de l’administrationistration à initier des projets d’autopromotion. Si le gouvernement ne prend pas garde, il y aura une généralisation d’activités génératrices de revenus des fonctionnaires, et au lieu de consacrer leur temps à l’administration, ils vont se tourner vers leurs affaires.»

Une appréhension du président national de l’association Parcem (Parole et action pour le réveil des consciences et le changement des mentalités). C’était au cours de sa conférence de presse animée ce vendredi à son siège.
Pour Faustin Ndikumana, les fonctionnaires vont se transformer en opérateurs économiques, ils vont constituer des sociétés et bénéficier des marchés publics dans l’opacité. « C’est une façon déguisée de détournement, de corruption, … Il faut des mesures strictes pour arrêter cette situation », poursuit le président de l’association Parcem.

Il indique que normalement, le gouvernement garantie la compétitivité et la concurrence dans les institutions publiques. « L’Etat doit être régulateur et non acteur dans le commerce », souligne-t-il.

Sur la question des pénuries des produits stratégiques qui s’observent ces derniers jours, Faustin Ndikumana, président de l’association Parcem trouve que l’Etat devrait mettre en place des organes indépendants pouvant mener des enquêtes et mettre la lumière sur le manque du sucre, des boissons de la Brarudi et du ciment.

Forum des lecteurs d'Iwacu

4 réactions
  1. Jereve

    Il y a des fonctionnaires qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts avec leur “maigre salaire”. Je ne me hasarde pas d’estimer des statistiques en ce qui concerne ces “working poor”. Comment leur venir en aide? Augmenter leur salaire? Le problème : la capacité financière de l’Etat ne suit pas. Les laisser s’enfoncer dans la précarité? C’est humainement injuste et inacceptable: tout travailleur mérite un salaire honorable. Fermer les yeux et leur permettre de monnayer les services de l’état et les laisser piquer des sous dans les caisses ou dans les poches de ceux qu’ils sont supposé servir? Non, non et non: c’est la gangrène qui annihile un pays. Leur donner l’occasion de gagner un revenu complémentaire (ou supplémentaire) dans un projet d’autopromotion me semble une bonne idée. Mais à condition bien entendu que l’état organise bien les choses, pose bien les balises pour surtout éviter “les conflits d’intérêts”, ces situations où l’intérêt public est habilement détourné pour servir des intérêts privés. Évidemment que tout cela mérite bien un grand débat public.

  2. Kibinakanwa

    Pour moi, le petit fonctionnaire qui survit à peine en faisant du commerce ou une activité agro pastorale ne pose aucun problème.
    Monsieur Faustin, vous connaissez où réside le vrai problème de la corruption. Les grands manitous qui gérent la chose publique. Priod as say English people

    • Yan

      @Kibinakanwa
      Pensez une seconde à un (petit) fonctionnaire travaillant à l’OBR et qui tient un commerce. Va t-il se faire violence pour payer l’impôt dû? Même un nouveau né n’y croirait pas!

      • Aloys Jusho

        Nous savons tous que le poisson pourrit par la tête.
        Si on commence par la tête. Le problème de la corruption devient mieux maîtrisée

Charte des utilisateurs des forums d'Iwacu

Merci de prendre connaissances de nos règles d'usage avant de publier un commentaire.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes, antisémites, diffamatoires ou injurieux, appelant à des divisions ethniques ou régionalistes, divulguant des informations relatives à la vie privée d’une personne, utilisant des œuvres protégées par les droits d’auteur (textes, photos, vidéos…) sans mentionner la source.

Iwacu se réserve le droit de supprimer tout commentaire susceptible de contrevenir à la présente charte, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier. Par ailleurs, tout commentaire écrit en lettres capitales sera supprimé d’office.

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Covid-19. Lever l’équivoque

En vue de faire face à la propagation de la Covid-19 par des gens en provenance de l’extérieur, le gouvernement avait fermé des frontières terrestres et maritimes, même si certaines sont restées poreuses. Une quarantaine obligatoire de quatre jours pour (…)

Online Users

Total 1 139 users online