Il s’agit des partis UPRONA, FRODEBU, CNL, CODEBU et CDP. Le communiqué a été signé et sorti ce vendredi 08 mai 2026. Le rendez-vous a coïncidé avec une réunion d’échanges que la CENI a organisé à l’intention des partenaires électoraux, il s’agit des partis politiques, la société civile, les confessions religieuses, etc. La rencontre a bien entendu eu lieu à Donatus Conference Center à Bujumbura avec beaucoup de chaises vides.
Les cinq partis ci-haut mentionnés jugent bon de se rencontrer ailleurs pour appeler préalablement à un dialogue sincère. Ils semblent garder des séquelles quant à l’organisation et aux résultats des récentes élections législatives et communales de 2025.
Ils ont introduit des recours auprès des instances habilitées y compris le Président de la République, dénonçant ce qu’ils ont qualifié « de manquements graves » qui ont entaché la crédibilité du scrutin.
« Le manque de réponse appropriée à ces recours laisse subsister de sérieuses préoccupations quant à la crédibilité des institutions électorales », regrette Olivier Nkurunziza, le président de l’Uprona qui a lu le communiqué.
Ainsi, ces partis considèrent que, à l’état actuel des choses, « la CENI actuelle dans sa composition et son comportement n’est pas en mesure d’organiser des élections répondant aux standards requis de transparence et d’équité ».
Pour eux, le dialogue qu’ils réclament apparaît indispensable pour tirer les leçons du passé, restaurer la confiance entre les acteurs politiques et garantir des conditions propices à des élections libres, transparentes et apaisées.
« Nous tenons à clarifier notre position et réaffirmer notre engagement en faveur d’un processus démocratique inclusif, transparent et crédible », précise le communiqué.
Ces formations politiques regrettent cependant que la CENI continue ses activités comme si les insuffisances relevées lors des précédents scrutins n’avaient jamais existé. « Une telle posture est de nature à compromettre davantage la crédibilité du processus électoral en cours et à venir ».
Les cinq partis appellent le Président de la République à prendre les initiatives nécessaires en vue de favoriser l’ouverture d’un dialogue politique inclusif pour permettre l’examen des irrégularités constatées lors des dernières élections de 2025, la garantie d’un traitement approprié des recours introduits, la réforme du cadre institutionnel et légal du processus électoral, la restauration de la confiance des citoyens et des acteurs politiques dans le système électoral burundais.
La correspondance requérant l’implication du Président burundais lui a été transmise le 04 avril 2026. Le même président étant déjà candidat à sa succession au nom du Cndd-Fdd, Olivier Nkurunziza estime que la casquette du président de la République lui reste toujours collée pour répondre convenablement à leurs doléances.
Et s’il advenait que la composition de la CENI actuelle ne change pas comme souhaité, « il reviendra à chaque parti politique parmi les signataires du communiqué, de juger en vue de continuer ou pas avec le processus électoral en cours pour le rendez-vous de 2027 », soutient Olivier Nkurunziza.
En attendant, la CENI a déjà annoncé la date de l’élection présidentielle au 03 mai 2027. La prestation de serment du président qui sera élu est fixé au 18 juin de la même année.