Alors que certains hommes déclarent vivre le calvaire dans leurs foyers affirmant que leurs plaintes se heurtent souvent à des obstacles administratifs, voire ignorées, le chef de l’Etat n’a pas compati au contraire, il leur demande d’être à la hauteur de toutes les épreuves. C’était à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
À Gitega, ce 9 mars 2026, le président de la République, Évariste Ndayishimiye a critiqué ces hommes, rappelant le rôle traditionnel qui leur revient au sein de la famille. Le chef de l’État n’a pas du tout toléré les plaintes exprimées par l’Association ’’Hommes en détresse’’. « Imaginez le chef de la famille affirmant qu’il est en désarroi, est-ce que cette famille est stable ? »
Selon lui, l’homme doit être le principal acteur dans la résolution des problèmes familiaux : « C’est l’homme qui doit trouver les réponses à tous les problèmes que la famille rencontre, c’est lui le responsable ».
Le Président Évariste Ndayishimiye a insisté sur la responsabilité personnelle des hommes : « Tu ne peux pas être à la tête de la famille et affirmer que tu es en détresse. Il faut trouver les solutions aux problèmes posés par ta femme ».
Il a également dénoncé certaines mauvaises habitudes, où des hommes traiteraient leurs épouses comme des objets : « L’homme qui affirme être en détresse, qu’il vienne chez moi, je lui montrerai la solution ».
Pour le chef de l’État, « l’homme doit montrer qu’il est capable », rappelant que la résolution des conflits familiaux remonte même à l’histoire biblique, lorsque ’’Dieu avait tranché le différend entre Adam et Ève’’.
Malgré ces déclarations, l’Association « Hommes en détresse » continue de dénoncer les violences physiques et surtout psychologiques dont les hommes sont victimes.
En novembre 2025, cette association a annoncé que près de 500 hommes burundais ont osé prendre la parole pour dénoncer les violences qu’ils subissaient dans leurs foyers.






1. Mbega kuri ibi vya « L’homme qui affirme être en détresse, qu’il vienne chez moi, je lui montrerai la solution », habuze n’umurundi n’umwe yoca abona akaryo ko kugendera umukuru w’igihugu?
2. Mbega mubasoma cane bibiliya, hari uwonsigurira ibi vya « Dieu avait tranché le différend entre Adam et Ève’’? Muzoba mukoze.
N’a t-il rien dit au sujet des femmes,sujettes de cette journée ?
J’ai du mal à imaginer le degré d’anachronisme qu’affiche le président Ndayishimiye lorsqu’il continue d’affirmer sans rire que l’homme est le patron de la famille. Ce temps est passé. Le Burundi de 2026 ne peut plus être géré comme celui de 1930 ! Il faut rétablir l’égalité partout c’est ce que la nature réclame. On la combattant on se combat soi même , on ne peut gagner une bataille qu’on engage contre soi même. Je ne comprends plus mon pays.
@kabingo dora, vouloir égaliser tout et partout n’est pas ce que la nature réclame. C’est plutôt le contraire qui est vrai. Ici je vous épargnerai de leçons d’anthropologie sur l’évolution humaine depuis l’existence du premier home sapien – mais de grâce, informez-vous avant de dire n’importe quoi!
La notion d’égaliser la femme à l’homme revient à admettre explicitement que les deux sont différents. Ils le sont fondamentalement lorsque il s’agit de leurs rôles respectifs dans la société. Il faut noter que ceci n’est pas une question de supériorité de l’un sur l’autre. La question que je vous pose est de savoir qui égaliser avec qui, pourquoi et par quel moyen. Égalise-t-on la femme a l’homme ou l’homme a la femme? La femme devient quoi si on l’égalise a l’homme? Et l’homme alors? Des centaines des milliers d’années d’évolution sont à la base des responsabilités et du rôle complémentaire que joue la femme et l’homme dans la société et aucune législation ne saura s’ériger contre la nature.
Égaliser les genres est d’inspiration occidentale que l’Afrique ne devrait pas s’empresser à embrasser aveuglement. Par Example, la femme fait partie intégralement de la société depuis le Burundi ancien alors que pendant des siècles le traitement des femmes par les institutions européennes notamment l’église et l’État était abominables. Entre sorcière, outil du diable, la cause du péché originel ou des êtres impures sans âme, l’Occident n’a pas su octroyer la femme sa place en son sein jusqu’à ce que l’Europe invente le concept de l’Egalite de l’homme et la femme.
Ce concept est une excuse incohérente et une fausse réponse a un problème réel auquel la civilisation européenne a fait face pendant longtemps et n’a pas su répondre avec finalité. En tant que burundais on devrait y réfléchir sérieusement. Qu’il existe un besoin de renforcer (empowerment) des capacités des uns des autres dans leurs rôles, responsabilités en famille et dans la société est une chose. Vouloir uniformiser tout et partout est une aberration, même à Dieu le Créateur qui a doté à chacun de nous des aptitudes uniques et appropriées. Il s’agit alors de reconnaitre celles-là et les renforcer au besoin.
@kabingo dora, même les femmes entres elles ne sont pas égales. Aussi, parmi les hommes, il y a en qui sont plus égaux que les autres.
Komera.
@ Nyandwi V
Vous avez sorti tout votre venin ! Tout ou pas encore . Vous pouvez mélanger toutes les théories bibliques et mysanthopes vous n’arriverez pas à me prouver que les hommes et les femmes sont égaux dans la pratique et l’application de leurs droits. Vous avez certainement un gros contentieux avec l’histoire et la démographie si vous ignorez que les femmes représentent 56% de l’humanité et les hommes 46%. Mais pourquoi on ne retrouve pas les mêmes proportions chez les dirigeants des entreprises , dans les cabinets ministériels? On retrouve surtout les femmes dans l’enseignement et la santé ! Si vous appelez cela justice alors , alors cessez de me parler vous n’êtes pas à ma hauteur . Qui domine les femmes au juste ? Les vaches, les chèvres ou les moutons ? Ah c’est vous les hommes évidemment . Cessez de regarder votre nombril pour la vérité en face , vous reviendrez me voir