La guerre déclenchée fin février 2026 par l’Israël et les États-Unis d’Amérique contre l’Iran n’est pas sans impact pour l’importation des produits pétroliers, plusieurs pays ont déjà arrêté des mesures. Mais le Secrétaire général et porte-parole du gouvernement a tenu à tranquilliser pour le cas du Burundi.
C’était ce vendredi 27 mars au cours de l’émission publique animée par les porte-paroles des différentes institutions au stade Gatwaro de Kayanza.
Pour Jérôme Niyonzima, « le fait que le carburant soit problématique au Burundi, c’est qu’au moins nous avons où le mettre, où l’utiliser. » Dans son argumentaire, il n’a pas hésité à s’appuyer sur une citation attribuée à la militante politique américaine Helen Keller : « J’ai pleuré parce que je n’avais pas de souliers, jusqu’au jour où j’ai vu quelqu’un qui n’avait pas de pieds ».
Le porte-parole du gouvernement se veut rassurant : « Le Burundi a besoin du carburant, certes, mais cette guerre qui fait que le détroit d’Ormuz soit partiellement bloqué n’a pas à inquiéter les Burundais ». Il place ses espoirs aux minerais que le pays est en train d’exporter ces temps pour avoir des devises. Jérôme Niyonzima renseigne que cette exportation a déjà fait pour le pays près de cent millions de dollars américains en l’espace de six mois, de septembre 2025 à février 2026.
A en croire encore ses dires, la guerre israélo-américaine contre l’Iran ne devrait pas inquiéter outre mesure les Burundais par rapport au manque de carburant. Selon lui, le gouvernement continuera à faire flèche de tout bois afin que les citoyens soient servis autant que possible.
« Cette crise ne doit en aucun cas pousser le gouvernement à ne pas se soucier de ses fils et filles », a-t-il promis tout en affirmant son malaise face à la spéculation qu’il y a autour du carburant, « n’eût-été la digitalisation qui a été initiée au niveau des stations-service ».
Quid de la réouverture des frontières terrestres avec le Rwanda ?
Parmi les questions adressées au porte-parole du gouvernement figure également celle concernant les frontières terrestres burundo-rwandaises qui sont fermées depuis janvier 2024. Pour lui, le Burundi conditionne la réouverture de ces frontières par la remise officielle des personnalités recherchées par la Justice burundaise. « La balle est dans l’autre camp ».
En février dernier, les Evêques catholiques des deux pays avaient plaidé pour la réouverture des frontières entre les deux pays frères. Le porte-parole de l’Etat estime que ces religieux seraient en train de faire des approches auprès des autorités concernées, mais insiste sur cette conditionnalité de remise des Burundais se trouvant au Rwanda recherchées par la Justice burundaise.
Les journalistes ont voulu savoir ce que serait en train de faire le Président burundais qui est en même temps à la tête de l’Union africaine actuellement au sujet du rapprochement des deux pays. Le porte-parole du gouvernement explique que le Burundi a déjà fait sa part : « Il revient au Rwanda de faire autant et livrer ces Burundais à la justice burundaise ».





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