« Dans notre parti politique, on demande que tous les prisonniers politiques soient graciés et que les mandats d’arrêt soient levés », a déclaré Jacques Bigirimana. Il a également appelé le chef de l’État à annoncer une amnistie générale, en particulier en faveur des personnes accusées d’avoir joué un rôle dans la crise de 2015.
Pour le président du FNL, cette mesure s’inscrirait dans une démarche de réconciliation nationale et contribuerait, selon lui, à renforcer la cohésion entre les Burundais. Il a ainsi demandé au président Ndayishimiye de prendre une décision allant dans ce sens.
Le congrès national du FNL s’est également prononcé sur l’élection présidentielle prévue en 2027. Les représentants des différentes provinces réunis lors de ces assises ont décidé que le parti ne présenterait pas son propre candidat. Ils ont choisi de soutenir Évariste Ndayishimiye lors du prochain scrutin présidentiel.
Jacques Bigirimana a précisé que cette décision avait été prise librement par les membres du parti. Il a indiqué qu’il aurait pu s’attendre à ce que les congressistes le désignent comme candidat, mais qu’il acceptait leur choix.
Les responsables du FNL justifient leur décision par les réalisations attribuées au président Ndayishimiye depuis son arrivée au pouvoir en 2020. Ils citent notamment les actions en faveur de la paix et de la sécurité ainsi que différents projets de développement.
Évariste Ndayishimiye a été désigné en avril 2026 comme candidat du CNDD-FDD à l’élection présidentielle de 2027. Le FNL, de son côté, a donc choisi de soutenir sa candidature sans présenter de candidat issu de ses propres rangs.
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