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États généraux de la Justice : la Parcem exige la publication du rapport

Les espoirs nés des Etats généraux de la justice à Gitega du 5 au 9 août 2013, ne sont plus, selon une déclaration de la Parcem de ce 6 mai. C’était à l’occasion de l’atelier de restitution des premières étapes de la planification stratégique sur la lutte contre la corruption organisé par le ministère de la justice et garde des sceaux.

Faustin Ndikumana, président de la Parcem ©Iwacu
Faustin Ndikumana, président de la Parcem ©Iwacu

Sa déclaration souligne que tous les participants attendent toujours la validation et la publication du rapport final. Ce qui devait se faire avant de mettre en œuvre les recommandations issues de cet événement.
Elle signale que ledit rapport devait sortir et être validé deux semaines après. Neuf mois après, la Parcem se demande pourquoi le ministère de la justice ne le publie pas. C’est la seule façon, dit-elle, d’éviter que les recommandations soient modifiées unilatéralement.
Signée par Faustin Ndikumana, Représentant légal de la Parcem, elle rappelle que ledit événement a mobilisé beaucoup de partenaires nationaux et internationaux, etc. Néanmoins, regrette-t-elle, tout cela risque d’être vain.

La Parcem reste convaincue que cette lutte contre la corruption risque de se focaliser seulement sur la petite corruption. Elle estime que la meilleure façon de lutter contre la corruption, c’est de rendre la justice indépendante. Objectif de la tenue des Etats généraux. Ainsi, conseille-t-elle, le respect des partenaires nationaux et internationaux présents dans ces assises devrait passer par le fait d’« honorer la parole donnée ».

Le rapport est déjà publié et validé

Contacté par téléphone, Déo Ruberintwari, porte-parole du ministère de la Justice, indique qu’il y a un malentendu. « Le rapport des Etats généraux a été publié le 2ème jour et même validé », précise-t-il tout en ajoutant que le document de recommandations a été sorti.
Pour lui, la Parcem cherche peut-être l’organisation d’un autre atelier de validation. M. Ruberintwari signale qu’actuellement il est question de mettre en application les recommandations. Il invite les partenaires voire la Parcem à visiter ledit rapport : « S’ils remarquent des modifications, des omissions par rapport à ce qui avait été décidé à Gitega, qu’ils le signalent. »

2 commentaires

  1. Regarde moi ce monsieur qui prétend militer pour les droits de l’homme mais qui limoge ses employés sans respecter les règles les plus élémentaires prévus par le code du travail! Le problème de ce pays est que tous les incapables passent tout le temps à raconter des histoires alors qu’ils sont l’incarnation de la mauvaise gouvernance! Le ridicule ne tue pas sinon Faustin ne parlerait plus devant les médias! Il est pire que le CNDD-FDD et plus incompétents que ceux qu’ils critiquent à longueur de journées!

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