Le Burundi pourrait, pour la première fois de son histoire, compter un représentant au sein du Comité des droits de l’homme des Nations Unies. L’avocat et universitaire Jacques Nshimirimana est en lice parmi seize candidats pour les neuf sièges qui seront renouvelés le 15 juin 2026 à New York, lors de l’élection organisée par les États parties au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
L’histoire de Jacques Nshimirimana commence, comme souvent, par une blessure. Élève brillant, il espérait rejoindre la filière scientifique. Il aimait tellement les cours de science, surtout les mathématiques et la physique. Son rêve s’est éteint quand il a été orienté en lettres modernes alors qu’il avait la note exigée pour la section scientifique A. Une injustice ordinaire, celle que subissent chaque année des dizaines d’élèves burundais sans qu’elle ne laisse de trace dans les dossiers.
« N’ayant trouvé personne pour plaider ma cause, j’ai accepté cette injustice qui m’a profondément blessé. Mais plus tard, j’ai compris qu’il s’agissait du destin pour que je sois un jour défenseur d’autres enfants qui subissent le même sort. » — Jacques Nshimirimana, au coin du feu avec Iwacu, 2018
Cette relecture, a posteriori, d’une vocation contrariée dit quelque chose d’essentiel sur l’homme : il n’y a chez lui ni grandiloquence ni amertume, seulement la conviction tranquille que les choses ont un sens.
Un parcours entre engagement, institutions et recherche
Âgé de 41 ans, Jacques Nshimirimana est docteur en droit et ancien Commissaire à la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) du Burundi, où il a exercé de 2019 à 2025, en présidant la sous-commission chargée de la promotion des droits de l’homme.
Son engagement dans ce domaine remonte à bien avant. En 2005, il fonde SOJPAE-Burundi, organisation de plaidoyer en faveur des droits de l’enfant. Il contribue à la rédaction du Code burundais de protection de l’enfant adopté en 2011, et préside depuis 2016 la Fédération nationale des associations engagées dans le domaine de l’enfance (FENADEB). En 2016, il reçoit le prix international ORA Child Protection Award décerné à Berlin — une reconnaissance internationale venue de la société civile, et non d’un gouvernement.
Ses travaux académiques portent principalement sur la lutte contre la traite des personnes. Sa thèse de doctorat, soutenue avec la note de 19 sur 20, traite de cette question sous l’angle des standards internationaux. En 2025, il publie dans la revue juridique Penant une étude consacrée à la traite des personnes à l’ère des nouvelles technologies. Depuis 2024, il occupe les fonctions de vice-président du Groupe de travail sur les droits de l’enfant au sein du Réseau des Institutions Nationales Africaines des Droits Humains (RINADH).
« Mon rêve de bonheur ? Voir les enfants burundais grandir dans un environnement protecteur, dans un Burundi prospère, ambitieux, paisible et respectueux des droits de la personne humaine. » — Jacques Nshimirimana, au coin du feu avec Iwacu, 2018
Quand Iwacu l’avait reçu au coin du feu en 2018, alors qu’il n’occupait encore aucune fonction nationale de premier plan, il formulait ainsi sa boussole. Huit ans plus tard, la formule n’a pas vieilli. Elle résume mieux qu’un CV le fil directeur d’un engagement.
Une élection disputée
Seize candidats issus de différentes régions du monde briguent les neuf sièges à pourvoir. Pour l’Afrique, cinq candidatures ont été présentées : celles du Burundi, de l’Ouganda, du Togo, du Mali et de la Côte d’Ivoire. Comme pour l’ensemble des élections organisées au sein des organes conventionnels des Nations Unies, le résultat dépend non seulement du profil des candidats, mais aussi des équilibres diplomatiques et des choix des 175 États appelés à voter.
« Je reste confiant et reconnaissant envers mes compatriotes qui m’encouragent et qui prient pour moi, ainsi qu’envers les nombreux partenaires qui me soutiennent. » a dit Jacques Nshimirimana, à quelques jours du scrutin
Le même homme qui, en 2018, confiait que son pays de rêve restait le Burundi paisible, ambitieux et prospère — et qu’après avoir visité plus de douze pays sur trois continents, le Burundi lui restait incomparable.
Une première dans l’histoire du Burundi
Créé en 1976, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies est composé de dix-huit experts indépendants chargés de surveiller l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Il examine les rapports périodiques des États, formule des recommandations et peut être saisi de certaines communications individuelles.
Si Jacques Nshimirimana est élu le 15 juin, il deviendra le premier Burundais à siéger dans cette instance depuis sa création. Ce serait, au-delà d’un palmarès personnel, un signal pour toute la région des Grands Lacs — structurellement absente des grands organes onusiens de protection des droits humains.
Rendez-vous le 15 juin à New York.
Comment est ce que vous ecrivez que c’est 0 commentaire alors qu’hier le 13 juin 2026 j’ai fait un commentaire
Félicitations Monsieur Jacques, moi aussi je me souviens beaucoup de vous quand vous étiez parmi les commissaires de la CNIDH Burundi vous avez essayé de mettre en consortium les associations Batwa pour qu’elles défendent ses ensemble même si les associations Batwa n’en veulent pas.
Vraiment vos expériences et compétences me comblait beaucoup de joie.
Big up my chief.
Cher Maître Dr Jacques NSHIMIRIMANA, je vous souhaite du courage et plein succès lors des élections du 15 juin 2026. Je suis convecu que votre succès sera en même temps le succès pour le peuple burundais. Il va contribuer également dans la promotion de l’image du Burundi. Hejuru cane notre Maître Dr Jacques NSHIMIRIMANA.
je suis ravis du pas franchi par notre compatriote NSHIMIRIMANA pour accès à cette candidature pour le poste important que celui-ci, il doit être le premier Burundais pour ce poste onusien et j’espère qu’il a mille chance d’être elu pour les neuf siège que Dieu le tout puissant veille sur lui lors des élections et qu’il sorte vainqueur au nom du Seigneur Jésus Amen
comment c’est o commentaires alors que Hon. Christian NKURUNZIZA , Président du CPADF a déjà fait un commentaire?
Great to see this lawyer, but the question is am having, did he promote any human right while in burundi today ,human rights are violated daily?It looks controversial.
L’élection de Maitre Docteur Jacques NSHIMIRIMANA défenseur des Droits Fondamentaux au sein du Comité des Droits de l’ Homme des Nations Unies sera très bénéfique pour les nations en général et pour notre Pays en particulier. Reconnaissant votre courage et dévouement, nous vous souhaitons bon courage et succès. Que Dieu le tout puissant vous guide afin d’être élu au sein de ce Comité.
courage à notre compatriote et souhait qu’il soit élu afin de continuer sa noble lutte de plaidoyer des droits de l’enfant: burundais , africains etc.., nous sommes à tes côtés.
très intéressant..le Burundi m’intéresse
Si il est élu, c’est l’honneur pour le Burundi et toute la région en général
Je ne connais pas ce Monsieur mais je reconnais ses compétences et sa grande motivation pour ce qu’il rêve d’accomplir si il gagne ce poste !
I mérite de gagner 👍👍
Félicitations cher mon frère Me Jacques Nshimirimana!
Rien ne pourrait en aucun cas m’étonner pour cette fonction.J’ai eu le temps d’observer tes compétences/ réactions surtout en matière de protection des droits de l’enfant au Burundi.
Ton élection à la Commission Internationale des Droits de l’Homme ce 15 juin est une victoire bien méritée. Le monde reconnaît aujourd’hui ton expertise d’Avocat et ton engagement. Très fier de ton parcours, beaucoup de succès dans ce nouveau défi.
c’est une grande fierté pour notre pays et le monde.
Courage et je te souhaite la victoire. Incroiyable homme pour le droit des enfants. Allez de l’avant. si ma voix est considéré je vote pour toi.
Je connais le Dr Me Jacques Nshimirimana depuis notre jeunesse, et je peux témoigner qu’il a toujours été un homme exceptionnel.
Déjà à l’époque, alors même que nous étions souvent plus âgés que lui, il se distinguait par la profondeur de ses réflexions, la pertinence de ses conseils et sa capacité à orienter les autres avec une maturité remarquable. Bien qu’il ait initialement souhaité poursuivre des études scientifiques, son orientation vers les lettres modernes a finalement révélé et renforcé un talent extraordinaire pour l’expression, la communication et la maîtrise des langues.
Jacques est également un homme d’une détermination rare. Sa capacité de travail est impressionnante. Grâce à une discipline rigoureuse et à une excellente planification stratégique, il parvient à mener plusieurs projets de front. L’obtention simultanée de deux masters, tout en assumant de nombreuses responsabilités professionnelles et associatives, en est une illustration éloquente. Chez lui, le jour et la nuit semblent avoir la même durée tant son engagement est constant.
Sur le plan humain, social et organisationnel, il se caractérise par sa simplicité et son humilité. Il échange avec tout le monde sans considération de statut social, avec le même respect et la même attention. Son leadership lui a permis de diriger plusieurs organisations et fédérations engagées dans la promotion des droits humains en général et des droits de l’enfant en particulier.
Sa candidature au Comité des droits de l’homme des Nations Unies est le fruit d’un parcours construit avec patience, compétence et dévouement. Son éventuelle élection constituerait non seulement un honneur pour le Burundi, qui verrait pour la première fois l’un de ses citoyens siéger au sein de cette prestigieuse instance, mais également un atout considérable pour les Nations Unies, qui gagneraient un expert compétent, engagé et profondément attaché aux valeurs universelles des droits humains.
Je lui souhaite plein succès pour cette élection historique du 15 juin 2026.
courage grand frère