Samedi 16 octobre 2021

Sécurité

Attaques à la grenade : reprise des activités malgré la peur diffuse

21/09/2021 6
Attaques à la grenade : reprise des activités malgré la peur diffuse
Les activités se passent normalement sur le parking près l’ex-marché central après les attaques à la grenade

Après les attaques à la grenade survenues dans la nuit de ce 20 septembre dans différents endroits en mairie de Bujumbura, la population exhorte le renforcement de la sécurité. Le ministère chargé de la Sécurité publique condamne ces attaques.

A 8 heures ce 21 septembre sur le parking desservant le nord de la ville de Bujumbura près l’ex-marché central, la circulation semble normale. Les bus de transport en commun sont sur les files d’attente. Les passagers partent vers les quartiers du nord, les autres arrivent et rejoignent leurs services.

Mais ne s’empêchent pas de jeter un regard sur les lieux du crime. Sur la rangée des bus desservant les quartiers de Mutakura et Carama, les traces de sang sont visibles à la place où la grenade a explosé, du sang par terre au milieu des vitres brisées éparpillées un peu partout dans ce parking.

Des cartes d’identités y sont exposées en attendant que leurs propriétaires viennent les récupérer. « S’ils sont encore en vie », lance un passager qui essaie d’identifier ces gens. Même constat sur le parking des bus de Gatumba ciblé également par une attaque à la grenade au même moment. Certains effets personnels des gens partis en débandade après l’explosion sont maculés de sang, même les bords de la route sont entachés de sang.

« J’étais sur la file d’attente lorsque la grenade a explosé. C’était terrible. Les gens couraient dans tous les sens cherchant où se cacher », dit un chauffeur de bus rencontré sur le même parking.

Il témoigne avoir vu des blessés : « J’ai vu une femme qui avait presque perdu ses jambes et une fille qui saignait. Il y aurait eu trois morts sur place ».

Ce chauffeur regrette que les malfaiteurs profitent les heures nocturnes quand il y a beaucoup de passagers en attente des bus. Il suggère l’augmentation du nombre de bus de transport en commun pour éviter les files indiennes sur les parkings.

« Que la sécurité soit renforcée sur les parking », propose-t-il, recommandant au ministère chargé de la Sécurité publique d’augmenter le nombre des policiers opérant sur le poste en centre-ville.

Un autre chauffeur témoigne avoir vu trois personnes grièvement blessées. « Nous avons peur. Il peut y avoir une autre attaque d’un moment à l’autre. Nous ne savons pas d’où viennent ces malfaiteurs », s’inquiète-t-il.

Un passager croisé sur le même parking parle d’une barbarie : « Je rentrais de mon travail fatigué. Arrivé sur le parking, j’ai entendu des explosions qui auraient emporté des vies innocentes. Ces malfaiteurs ne sont que des terroristes ». Il dit avoir peur d’autres attaques possibles. Et de confier qu’il préfère rentrer à pied plutôt que s’exposer à l’insécurité.

Des vendeuses de légumes et poissons visées

Une autre grenade a été lancée à la 10ème avenue dans la zone de Bwiza en commune Mukaza tout près du marché de Jabe. Selon les témoins, l’explosion a eu lieu vers 19h05 sur un mini-marché de légumes et de poissons.

A 10 heures, ce 21 septembre, la place était vide et les tables renversées. Il y avait du sang partout même dans les caniveaux au bord de la route. Les vendeuses de légumes et de poissons qui exerçaient sur cette place se sont retrouvées obligées de retourner à l’intérieur du marché. Des hommes en tenue civile assuraient la sécurité sur place.

« Je discutais avec mon client quand j’ai entendu une explosion. Des gens couraient dans tous les sens, les uns en train de saigner », témoigne une vendeuse de légumes au marché de Jabe.

Elle fait un bilan de quatre vendeuses blessées et transférées dans les structures de santé. « Il y a une mère et ses trois enfants, une autre dame et d’autres dont je ne me souviens pas les noms », dit-elle en indiquant leurs tables vides.

« Nous n’avons besoin que de la paix. Que ces malfaiteurs soient traqués et punis sérieusement », demande une autre vendeuse, avouant avoir aidé à évacuer une dizaine de blessés.Ces vendeuses implorent la police à renforcer la sécurité pour faciliter leur travail.

Le premier Ministre Alain Guillaume Bunyoni fait un bilan de deux morts et plus d’une centaine de blessés. « Le ministère de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique condamne avec énergie cette barbarie sans nom qui démontre encore une fois que notre pays est aussi exposé aux risques de terrorisme », lit-on dans un communiqué sorti ce 21 septembre par le ministère en charge de la Sécurité publique. Il demande à la population de redoubler de vigilance particulièrement dans les lieux de grands rassemblements.

Forum des lecteurs d'Iwacu

6 réactions
  1. Mambo

    @H
    Wewe wiyise H ivyo usiguye vya Traite bihuriye hehe n’iterwa ry’ amagrenades ?? Hors suget!!

  2. James King

    Bibandanije Diaspora ntituzogaruka

  3. Kaguru

    Ce qui me choque le plus est que c´est la population pauvre qui est victime de cette barbarie (vendeurs de légumes et fruits, pauvres citoyens en ville etc).

    • H

      Il y a, un mot qui illustre bien la non moralité des gens du pouvoirtourz la population vie sous le régime de la TRAITE
      *Non à la TRAITE*

      *A. Qu’est ce que la Traite?* Ou (Ubugurano bwa none, Ubucakara)
      *
      L’a Traite des êtres humains* est un acte de recrutement, transport, transfert, acceuil ou hébergement des personnes par moyens de tromperie, contrainte, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité pour obtenir un consentement dans l’intention d’exploitation d’une ou des personnes au niveau national ou international.

      *On distingue:* la traite interne(nationale) et la traite externe( transnationale).

      *B. Les Causes de la Traite*
      @ Pauvretés
      @ Manque d’information sur la Traite
      @Violation/ Conflits familiaux
      @ Encadrement insuffisant des enfants
      @ Abandons scolaires/ échecs scolaires
      @ Non application des textes légaux de lutte contre la traite.

      *C. Les Conséquences de la Traite*

      1. Abandons scolaires
      2. Maladies ( IST (Infections Sexuellement Transmissibles), maladies mentales, autres maladies liées aux conditions de travail; handicaps physiques liés aux mauvais traitements/morts, suicides).
      3. Dislocation du tissu social
      4. Compromission de l’avenir d’une personne, de sa famille et de son pays. (L’avenir des personnes en danger)
      5. Violation des droits.
      6. Perte de force vitale d’un pays.

      *Comment répondre à la Traite ?* *( Lutter contre la traite)*

      1. Sensibilisation maximale
      2. Rapporter les cas de la traite ou les risques de traite aux organes compétents.
      3. Référencement des victimes aux sujets des services appropriés.
      4. Dénonciation des présumés auteurs de traite.
      5. Partenariat.

      *Qui peut être victime de la traite ?*
      1. Toute personne pourrait l’être entre autre
      2. Chômeur
      3. Petit employé- ouvrier
      4. Commerçant
      5. Agriculteur
      6. Enfant des rues
      7. Toute personne ne bénéficiant pas de passé droit

      • Yan

        @H
        Suivant votre raisonnement, la population burundaise vit sous la traite depuis des siècles (même du temps du royaume).
        Vivement un jour où elle pourra se libérer de ce joug (kwibohora selon nos voisins)!

        • Stan Siyomana

          @Yan
          Aux Etats-Unis (le mathématicien et ancien professeur adjoint à University of California at Berkeley 1967-1969) Théodore Kaczynski surnommé “UNABOM” (University and Airline Bomber) a exigé que les grands journaux du pays publient son manifeste intitulé “Industrial society and its future”.
          “This is the text of a 35,000-word manifesto as submitted to The Washington Post and the New York Times by the serial mail bomber called the Unabomber…”
          https://www.washingtonpost.com/wp-srv/national/longterm/unabomber/manifesto.text.htm
          ” Il a fait l’objet de la chasse à l’homme la plus coûteuse de l’histoire du FBI, ayant aspiré, deux décennies durant, à devenir le « parfait tueur anonyme ». Il est en même temps l’auteur de plusieurs textes et ouvrages…”
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Theodore_Kaczynski

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