Notre journaliste Jean Bigirimana porté disparu depuis 3569 jours. Nous ne l'oublions pas.

Cibitoke : risquer la mort pour un téléphone portable

La commune de Cibitoke (à gauche : l’annexe servant de cachot) ©Iwacu
La commune de Cibitoke (à gauche : l’annexe servant de cachot) ©Iwacu

Ce mardi 9 septembre à 5h30, nombre d’habitants de la commune urbaine de Cibitoke (nord de la capitale)  ont été réveillé par une rafale de kalachnikov.
Un policier tirait sur un prisonnier (incarcéré pour avoir subtilisé un téléphone portable) qui tentait de s’échapper  du cachot communal. D’après un garde policier, ce jeune a profité du moment où les prisonniers sortent du cachot pour se soulager et faire un brin de toilette. Le prisonnier est tombé par terre et a été ramené au cachot.

Le jeune encourt deux ans de servitude pénale ou peut être condamné aux travaux d’intérêt général. Des curieux alertés par la rafale se sont demandés pourquoi il a pris le risque de s’évader, alors que le parquet pouvait le relâcher. Signalons que les conditions carcérales ne sont pas des meilleures dans ce cachot de 5 sur 6 m.
Ce matin-là, il abritait  une vingtaine de suspects, d’après les policiers trouvés sur place après les coups de feu.

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