L’opération de rapatriement volontaire des réfugiés Congolais a commencé ce jeudi 23 avril 2026, au camp de réfugiés de Busuma, en commune Ruyigi, de la province Buhumuza. Le premier convoi était constitué de 470 personnes. Le HCR demande un appui financier pour la réussite de cet exercice.
C’est aux environs de 9 heures que l’opération a officiellement commencé. Tous les candidats à ce rapatriement avaient passé la nuit ensemble, dans de grands hangars aménagés pour cette activité.
Le soir de mercredi, 22 avril, les biens matériels composés d’ustensiles de cuisine, d’habits, de postes radio, de plaques solaires, de vélos, …. avaient été déjà mis dans des camions du HCR. Cette opération a continué même dans la matinée de jeudi.
Ce sont des camions du HCR qui ont transporté les biens matériels. Certains réfugiés avaient même des animaux domestiques comme des poules, des chèvres, etc. Tout a été mis à bord de ces camions.
Pour le transport des réfugiés, 16 bus étaient là. Et la joie se lisait sur les visages de ceux qui allaient retrouver leur pays. Les conditions de vie sont devenues intenables : ces réfugiés congolais font face aux maladies au manque d’eau potable, d’assistance alimentaire, …. Telle est la situation dans ce camp qui abrite plus de 60 mille personnes selon les données fournies par le HCR.
D’après les témoignages sur place, des centaines des morts ont été déjà enregistrés. Craignant pour un débordement de ceux qui n’étaient pas enregistrés pour ce départ, beaucoup de policiers avaient été déployés pour sécuriser ce tout premier convoi. Certains portaient même des gilets pare-balles.
Le mouvement va continuer
Présente sur place, Brigitte Mukanga-Eno, Représentante du HCR au Burundi a indiqué que ce premier convoi est constitué des gens qui viennent essentiellement de la ville d’Uvira et des zones environnants qui sont déclarées sécurisées.
« Pour le moment, nous n’allons pas faciliter le rapatriement vers des zones non sécurisées. Mais, nous recevons les informations progressivement de la part des collègues qui sont en RDC qui nous informent sur les zones pour lesquelles on peut faciliter le retour ».

Selon la Représentante du HCR au Burundi, cette opération se fera uniquement pour les réfugiés qui pourront directement rentrer chez eux pour éviter de créer à nouveau des personnes qui vont aller rester dans les camps de déplacés internes.
« Le mouvement va continuer dans les jours à venir. Nous prévoyons des convois de 1 000 personnes à partir de la semaine prochaine. On aura des départs les mardis et les jeudis jusqu’à ce qu’évidemment nous puissions terminer avec ceux qui souhaitent partir ».
Pour le reste, elle a promis qu’ils vont continuer à bénéficier de la protection du Burundi et de la protection du HCR ici au Burundi. Elle a précisé que le retour est totalement volontaire.
Un appel au soutien
« Nous avons des défis financiers pour pouvoir faciliter ce retour vers le Congo aux réfugiés. Nous avons besoin des ressources financières pour pouvoir les accompagner dans la sécurité et dans la dignité », a déclaré Mme Mukanga-Eno. En effet, a-t-elle motivé, ’’ces réfugiés ont besoin d’un paquet retour pour leur faciliter la réintégration dans la durabilité.’’
« Mais nous n’avons pas ces ressources pour le moment. Nous appelons tous nos partenaires, tous nos donateurs à nous venir en aide pour nous accompagner dans cet exercice ».
Elle les a invités également à continuer à assister les réfugiés qui restent ici au Burundi. Selon Mme Mukanga-Eno, aujourd’hui le Burundi héberge plus de 200 mille réfugiés congolais et les conditions de vie ne sont pas du tout les meilleures.
Côté officiel, étaient présents lors de ce lancement : l’administrateur communal de Ruyigi, le directeur général de l’Office National de protection des réfugiés et des apatrides (ONPRA) et un conseiller à l’Ambassade de la RDC au Burundi.








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