Le Premier ministre burundais assure que la Vision d’un Burundi émergeant en 2040 et développé en 2060 sera atteinte tel que planifié. Il va jusqu’à dire que le pays n’attendra même pas ce temps. Selon lui, les récentes préoccupations émises par les évêques catholiques ne sont pas toutes à prendre en considération.
Les assurances du premier Ministre ont été émises lors d’une émission publique des membres du gouvernement tenue ce jeudi 11 juin 2026 au stade Ingoma de Gitega. A la question de savoir ce que le gouvernement est en train de faire de concret pour que cette vision soit une réalité, Nestor Ntahontuye indique qu’elle est encore à ses débuts. « L’année 2025 est considérée comme point de départ pour la vision ».
Parmi les piliers pour bien y parvenir, Nestor Ntahontuye évoque par exemple la nouvelle délimitation territoriale. La décentralisation dans l’utilisation du budget de l’Etat sera également un atout.
Les préoccupations des évêques catholiques ? Le premier Ministre estime que toutes ne sont pas à prendre en considération. La conférence des évêques catholique du Burundi (CECAB) a en effet sorti un communiqué le 9 juin où elle s’est exprimée sur la vie sociopolitique du pays.
Entre autres préoccupations, elle a parlé du manque de carburant dans le pays, la pénurie des médicaments et autres produits de première nécessité, l’état défectueux des routes dans divers coins du pays, mais aussi la saignée des forces vives de la nation vers les pays étrangers à la recherche d’une vie meilleure.
Le communiqué met l’accent sur le départ des jeunes, des enseignants, médecins et autres fonctionnaires qui sont déçus des salaires ne collant plus avec leurs conditions de vie.
Le Premier ministre burundais Nestor Ntahontuye estime que ces départs ne devraient pas être un souci. Il explique que ces Burundais peuvent plutôt devenir membres de la diaspora avec probabilité d’investir et développer leur pays natal. « Tout ce qui ferait mal, c’est quand ils ne reviendraient pas pour contribuer dans la mise en œuvre de cette vision. Les questions ne manquent pas, mais il faut savoir y faire face ».
Il suggère de réfléchir sur d’où vient le pays, où il est et où il va, avant d’affirmer que tous les signes sont là, que la vision sera une réalité. Il donne l’exemple de Gitega, la capitale politique. « Regardez ces étages qui montent, les routes, … nous pouvons atteindre cette vision même avant les échéances prévues. Nous qui y travaillons au quotidien, nous le savons mieux. » Le premier Ministre Ntahontuye donne trois ans pour que des changements palpables soient visibles.
Pour les travailleurs migrants burundais, il les situe dans des catégories variées. D’un côté, les enseignants du fondamental et post-fondamental doivent être vite remplacés. « Il y a des bénévoles et d’autres ayant passé des tets de sélection dans des recrutements qui attendent d’être casés. Ce sont simplement des procédures qu’il faut mettre au niveau de la loi ».
Pour les médecins, M. Ntahontuye indique qu’il y a un programme en cours de préparation visant à les stabiliser. « Nous avons besoin d’eux. L’Etat dépense beaucoup pour eux. Il faut qu’ils prestent au pays pour la bonne santé de la population ».
Il en est de même pour les professeurs d’universités. Le gouvernement est en train de tout faire pour les garder au service de la nation selon Nestor Ntahontuye.
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