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Politique

Dialogue inter-burundais, l’heure des vérités

De nos envoyés spéciaux à Kirundo

Ce député demandera que la révision de la Constitution pour qu’un président élu dirige jusqu’à ce qu’il en soit incapable comme pour les anciens monarques du Burundi

Ce député demande la révision de la Constitution pour qu’un président élu dirige jusqu’à ce qu’il en soit incapable, comme pour les anciens monarques du Burundi.

Après les discours d’ouverture, Festus Ntanyungu, un frondeur repenti, a donné un témoignage sur son expérience des élections qui ont toujours été entachées d’irrégularités et suivies de violences avec en corolaire des massacres. Selon lui, toutes les violences cycliques ont été causées par l’impunité.

Le présidium a décidé d’accorder une quinzaine de minutes à chaque intervenant pour s’exprimer sur le thème central : «Quel est le remède pour une véritable démocratie ?»

Juste après les discours d’ouverture, du papier et des stylos ont été distribués aux participants. Objectif : donner la réponse à cette question de fond de ces pourparlers. Certains participants ont préféré plier ces bouts de papier. «Probablement qu’ils sont illettrés», chuchote un participant un peu indiscret.

Un sénateur proposera une solution radicale : «Il faut revoir la Constitution et amender l’Accord d’Arusha. Celui qui s’attaque aux institutions élus devrait être combattu comme un envahisseur».

Un membre du conseil communal de Bugabira ira plus loin en demandant que la Constitution soit revue pour que la question des mandats ne soit plus un problème.

Régner comme les anciens monarques

Un député demandera «la révision de la Constitution pour qu’un président élu dirige jusqu’à ce qu’il en soit incapable comme pour les anciens monarques du Burundi. «D’ailleurs, le vocable ‘mandat’ n’est pas burundais».

Un élu local propose aussi que les gens jouissant d’une double nationalité n’aient pas des postes de direction « car ils fuient vers leur pays d’adoption après avoir créé le chaos au Burundi ».

Après une salve d’applaudissements, un autre participant s’insurge contre tout arrangement institutionnel qui résulterait d’une négociation : «Pas question d’un gouvernement de transition. Il faut plutôt un Tribunal spécial chargé de juger les personnalités qui ont appelé les jeunes à descendre dans la rue. Il faut les combattre contre le groupe terroriste Boko Haram».

Un intervenant a demandé que l’ancien président Pierre Buyoya soit arrêté ainsi que le Dr Jean Minani, natif de cette province du nord du Burundi. Ce n’est pas tout comme solution à la crise actuelle : «Il faut que les radios fermées le restent ad vitam aeternam».

«Il faut que les partis politiques qui ont boycotté les élections soient sanctionnés et n’y participent plus », dira un autre invité à cette séance inaugurale du dialogue national inter-burundais. Un autre participant demandera que « la communauté internationale ne s’ingère pas dans les affaires internes du Burundi ».

«Il faut que les comptes bancaires des ONG et des associations de la société civile soient bien contrôlés et que les occidentaux gardent leurs aides. Le pays est souverain», clamera haut et fort Evariste Miburo, un participant en cravate aux couleurs du drapeau belge.

Un intervenant de la communauté des Batwa demandera qu’un recensement ethnique soit fait au Burundi. «Il faut que chaque ethnie puisse avoir sa part du gâteau. La révision de l’Accord d’Arusha est alors une nécessité parce que ce texte exclut les Batwa».

Signalons que les grands ténors connus des partis politiques brillent par leur absence. Tout le monde les attendait.

La sécurité est assurée par des policiers, mais ce sont des jeunes qui seraient des Imbonerakure qui sont actifs. Ils sont partout autour de la salle de ce lycée de Kanyinya où se déroule ce dialogue national inter-burundais.

  21   Vos commentaires
  1. Salma Irikungoma

    Abarundi birirwa barahonywa ijoro n’umutaga, MAPROBU n’itebuke ize ihagarike uko guhonywa kw’abarundi. Izo negociations zoba ari uko abarundi bakingiw e kandi bikabera hanze y’igihugu c’uburundi, amakungu agafasha, kuko negociations zifata umwanya muremure. Icihuta n’uko ubwicanyi bwobanza bugahagarikwa. Ahandiho nta wuzoronka ingene agenda muri negociations, n’uwugiye azosanga abiwe baraheze, abari hanze bazosanga ababo baraheze, n’abaja mu ma negociations bozohava bashikirwa. Lero icihutirwa ni guhagarika ubwicanyi. Niho n’abarundi bokumvikana ingene igihugu cotwarwa, ku neza y’abarundi bose, amahoro arama n’iterambere kuri bose.

    • Kaboul

      Maprobu nubwo yaza i Burundi nyiyobuza abicanyi gukomeza kuko il faudrait peut être un soldat pour chaque habitant!
      None ko buri munsi wumva ngo aha umintu yagandaguwe n’abatazwi, abo banyamahanga ba maprobu 5000 gusa basabuza bate abo bagizi ba nabi gukomeza kugandagura abanyagihugu?
      Les burundais seuls peuvent arrêter de tuer leurs compatriotes personne ne peut les arrêter s’ ils ne veulent pas pas même l’Onu!!

  2. Salmia Irikungoma

    Mwomenya iyo nama, abo bantu bari muriyo boba bari abarundi, baba mu Burundi ? None boba bari bafise ibibazo ibihe ? Abo ba Buyoya na ba Minani bafitaniye ibibazo biraba bo nyene. Abarundi twebwe dufise ibibazo vy’ukwicwa tuzira ubwoko tutihaye, ukudashigikira nkurunziza ntitwari dukwiye kubizira kuko mu Burundi ni democratie, ivyo nta numwe akwiye kubizira kuko na nkurunziza nta mugambwe numwe wundi ashigikiye atari cnddfdd, hamwe n’imigambi yiwe yiyumvira, ivyo bindi bavuze biraba abo bariko barabivuga, twebwe abarundi twifuza negociation zihagarikiwe n’amakungu kuko abarundi nta muti twokwitorera, haheze amezi umunani abantu bahonywa atacamira, abarundi lero murumvako atavyo dushoboyeeeeeeeeeeeeeee .

  3. Kozzo

    …Le pays est souverain», clamera haut et fort Evariste Miburo, un participant en cravate aux couleurs du drapeau belge…hahahahah..muranyishe pe!

  4. MUGABARABONA

    « … Certains participants ont préféré plier ces bouts de papier. «Probablement qu’ils sont illettrés», chuchote un participant un peu indiscret.. » : tout est dit !!! Donc le débat est ailleurs et appartient à certains aussi : les instruits bazi ivyo bagwanira !

  5. Cher Rédacteur,
    Vous avez oublié de nous dire quel est le perdiem
    Les recommandations turazi ko zaheze imyaka.
    On est descendu vraiment bas.
    Faut il en rire!!!!
    Malheureusement non. Abo nibo badutwara pour notre honte.
    De grâce ne partagez pas sur les réseaux sociaux et Twitter.
    Les ghanéennes, les Zambiens ou Burkinabe bodutwenga

  6. Vous comprenez bien que la plupart des Barundi sont contre le colonisateur Belge qui passe par Kagame et les politiciens sans assise politique ( Sans membres) pour destabiliser le Burundi. Il faudra ecouter tous les Burundais pour savoir la realite du pays.

    • Bizoza

      Vraiment? Tous les burundais Burundais etaient presents. Illusions, je pense.

    • RUGAMBA RUTAGANZWA

      Si un de vos enfants ou proches etait massacré et jeté dans une fosse commune par ceux-là même qui sont entrain d’organiser de faux pourparlers et autres dialogues internes afin d’échapper à leur responsabilité, vous ne vous exprimeriez pas ainsi. Un peu de modestie, de retenu et de décence pour les familles endeuillées et qui sont dans un chagrin sans limite… s’il vous plait…! J’espère que la justice internationale les vengera…!

    • Karyintorekicaye

      Sincerèment en quoi la belgique gagnerait pour destabiliser le Burundi?tutabeshanye en quoi?erega nti turi Congo nani!! Par contre sans la Belgique abigisha ntibahembwa!! Même le Nikel que les autorités ventent à tout-va-venant n’attirent pas les belges!! Le probleme est Nkurunziza et ses (….)censuré car pouvant être compris comme une insulte coequipiers!

  7. NSABIMANA

    Pour la question de troisième mandat ces personnes même qui sont présents dans cette salle disent que la constitution est claire pourquoi alors ce souhait de changer la constitution?

  8. Ragiryabohambere

    Hahaha …..hahaha… Hahaha …… Basha twaratwawe basi!!!!! Emwe ga yeeeeee!!!!! Murabambere muku debata »remède pour restaurer la vraie démocratie? « . Il faut arrêter président Buyoya et Dr Minani ce natif de Kirundo. Je m’ arrête ici. Bonne paye aux intervenants ndare mpemuke.

  9. Kindros

    Haha ha murumva iyo virullance y’ aba DD aBarundi turacamesana

  10. Musemakweli

    Très riche débat contradictoire, bien représentatif! Et personne n’est intervenue pour nous annoncer à quand la levée de deuil définitive de feu mademoiselle « Démocratie »

  11. james

    ma question est que les mixtes auront de problems a l’avenir?
    il seront exclut
    l’arusha accord donne un grand gateau au tutsi et hutu pure
    il faut que on reduit on donne en peu au mixte et au twa et au ganwa.
    25% de ce groupe,50% des hutus pures et 25% dest tutsis dans toutes les institutions meme prives

    • Karyintorekicaye

      Cette mixité devrait d’ailleurs amener le peuple Burundais à realiser qu’on est tous les mêmes et mettre de côté ce qui ns divise afin qu’on donne des responsabilités à quelqu’un par ses compètences et non son appartenance éthnique.

  12. kabamo cassien

    Il ressort des messages des intervenants qu’ils sont des fanatiques du parti au pouvoir. Alors que les fanatiques excluent toute logique et vont completement dans la direction contraire de celle de la marche vers le compromis, point de penser au compromis étant donnée que celui qui leverait le doigt pour réclammer par exemple le respects de la constitution et des accords d’ Arusha rentrerait chez lui les jambes en avant. Ils ne sont donc pas là pour le dialogue mais pour aclammer la decision déjà prise par le parti au pouvoir de changer la constitution afin que Pierre Nkurunziza se perenise au pouvoir à vie

    • Kello

      Je trouves indécent de commenter cet article, au lieu de chercher à « restaurer la démocratie  » on la torpille d’avantages!!!!! Bien plus 15 min x400 égal 6000 min!! 100h!!! 4 jours!!!!!!

      Conclusion, les intervenants étaient en nombre connu d’avances!!!!

  13. MUGABARABONA
    • Burundi bwacu

      Un peuple qui ne connait pas son histoire est voué à disparaître (Abolition du système clanique au Burundi).

      L’arrivée du colonisateur allemand au Burundi à la fin du 19ème siècle a changé les choses.

      En 1889, le colon allemand organisa un recensement ethnique ; Désormais, tout chef de ménage ayant moins de 10 vaches est hutu et tout chef de ménage ayant 10 vaches ou plus est tutsi. Les twa (espèce pygmoïde) vivent retirés des autres. Ils sont tellement peu nombreux qu’on peut facilement les compter. Les Baganwa (descendants des 4 dynasties) sont quant à elles au dessus des ethnies.

      Voici le lien pour savoir le virus ethnique que le colonisateur nous avait inoculé. Et ceux qui profite de de cette division ne sont que de politiciens. Pour ces derniers ce virus ethnique n’est que un fond de commerce. A méditer.
      http://www.souffle-et-chemins.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=47&Itemid=2

    • Cassien

      « La sécurité est assurée par des policiers, mais ce sont des jeunes qui seraient des Imbonerakure qui sont actifs. Ils sont partout autour de la salle de ce lycée de Kanyinya où se déroule ce dialogue national inter-burundais ». IWACU.
      Dans la mesure où ceci est avéré, ce serait dommage. Le monologue aurait commencé avec mauvaise augure: la terreur. Autrement dit, le monologue aurait mal commencé, la fin serait le chaotique. Les réponses données sont hors la question: «Quel est le remède pour une véritable démocratie ?». Voici mon humble réponse à celle :
      1. « Savoir par cœur » la définition des mots « démocratie », puis, « politique ». Mais, on apprend « par cœur » lorsqu’on a assez éveillé les vertus de l’âme : l’humilité, la tolérance, la non-violence, la patience, l’écoute et le respect de l’autre, la courtoisie, la simplicité, la bienveillance, la force de l’âme, l’amour, etc.
      2. La politique est définie comme « l’art de gouverner la cité, la société, la nation, le monde, en général pour le bien-être de la population ». Si je suis dirigeant, la question légitime que je dois me poser à chaque heure de la journée est : est-ce que je gouverne avec art ? Assuré-je le bien-être à toute la population sans exclusion, au mieux que je peux ?
      3. Suis-je gouverné avec art ? Est la question légitime de tout dirigé qui a le droit de manifester sa joie ou son mécontentement dans un pays de Bonne Gouvernance.
      4. Je ne pense pas qu’il faille un forum, un dialogue, pour répondre correctement à la question.
      5. Les burundais, nous avons besoin d’être sérieux, sincères, honnêtes intellectuels, bienveillants, responsables, respectueux de nous et des autres, respectueux des engagements, des conventions, des accords et des chartes signés, de notre plein gré, avec nos partenaires. En bref, nous avons besoin d’être des burundais de morale et d’éthique dignes d’un homme civilisé.
      6. Comme nos Anciens, les Bashingantahe (notables traditionnels), chefs et subalternes, hommes et femmes, enfants et adultes, nous avons besoin d’être des hommes d’esprit et non de la matière, des citoyens du monde et de l’univers.
      7. Je pense, c’est dans ces conditions – il y en a d’autres – que nous pouvons espérer asseoir une Démocratie et une Bonne Gouvernance à la hauteur des grandes nations prospères et de haute culture. Mais nous devons l’apprendre à l’école sérieuse ou de la vie, ce qui ne sera pas sans douleur dans ce dernier cas.
      8. Une nouvelle éducation appropriée à la nouvelle ère du Verseau s’impose donc.

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