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Api : « Nous faisons de notre mieux »

06-12-2014

Antoine Kabura, directeur de l’Agence de Pomotion des Investissements défend le bilan de son institution. Pour lui, les quelques infirmités sont à mettre au compte de la jeunesse de sa maison.

Antoine Kabura : « Nous nous félicitons  du bilan des réalisations de notre  jeune  institution » ©Iwacu

Antoine Kabura : « Nous nous félicitons du bilan des réalisations de notre jeune institution » ©Iwacu

Le directeur pavoise : « A l’Api, nous faisons de notre mieux pour attirer davantage d’investisseurs. Nous nous félicitons du bilan des réalisations de notre jeune institution ». Avant de livrer le bilan de certaines réalisations: 292 projets d’investissements ont obtenu des certificats d’éligibilité aux avantages prévus par le Code des Investissements, 1395 entreprises créées en 2014 , 17.158 emplois créés en 2013.

Cette déclaration n’est pas anodine.Elle vient en réponse à une liste d’observations critiques contenues dans une « étude sur le travail de l’Api sur les investissements au Burundi » du consultant Charles Nihangaza (ancien ministre des finances).Elle a été présentée il y a dix jours pour le compte de l’association Paroles et actions pour le réveil et l’évolution des mentalités (Parcem).

Des faiblesses avouées mais…

Charles Nihangaza dit que 59 % des investisseurs qui ont bénéficié des avantages du Code des investissements sont des Burundais. Le direteur Kabura reconnaît le fait que le nombre d’investisseurs étrangers qui viennent s’installer au Burundi reste encore faible. Il va plus loin et avoue que même les voyageurs qui visitent le Burundi se comptent sur le bout des doigts. « Pourtant, des efforts pour attirer les investisseurs et les visiteurs sont menés comme en témoignent notamment les multiples missions à l’étranger des cadres de l’Api. »

Selon M. Kabura, si les opérateurs étrangers ne trouvent pas de l’engouement à investir au pays, les Burundais devraient en partie s’en prendre à eux-mêmes et non à l’Api : « Des Burundais qui vivent à l’étranger présentent le pays sous un muvais jour.» Et de préciser qu’aucun homme d’affaires ne peut risquer son capital pour investir dans un pays où il est souvent rapporté des situations d’insécurité.

Il suggère alors que les organisations de la société civile, dont la Parcem, aident l’Api dans l’attraction des investisseurs surtout en ce qui est du discours sur la paix et la sécurité au Burundi.

Flux des IDE : comparaison n’est pas raison

Parmi les multiples points développés par le consultant Nihangaza figure ce constat que les investissements étrangers au Burundi sont moins élevés que ceux des pays post conflits comme le Rwanda et la Sierra Leone.
Sur ce, M. Kabura regrette qu’il n’y ait pas d’étude scientifique sur l’evolution des trois pays. Il fait remarquer que les agences de promotion des investissements existent depuis longtemps dans les deux pays alors qu’au Burundi, l’Api n’a que quatre ans d’existence. Bien plus, renchérit M. Kabura, chaque pays présente ses propres spécificités (notamment les mines en Sierra Leone) qui attirent plus ou moins d’investisseurs étrangers.

Enfin, d’après M. Kabura, la date de la fin de la guerre et partant du début de la reconstruction devrait être aussi tenue en considération.

Missions de l’Api

Informer les investisseurs sur tout ce qui touche à la promotion de l’investissement et de l’exportation.

Assister et appuyer les investisseurs en général et les exportateurs en particulier notamment dans l’obtention des documents et/ou l’accomplissement des formalités exigées par la loi.

Concevoir les réformes nécessaires à l’amélioration du climat des affaires.

Interpeller les administrations sur les cas de non application ou de mauvaise application de toute loi ou réglementation en rapport avec la promotion des investissements et des exportations.

En plus d’améliorer la qualité et la diffusion d’informations nécessaires aux investisseurs, l’agence est invitée à exploiter le fort potentiel de développement de secteurs tels que celui des services, du tourisme, des mines et de l’agriculture.

Autres questions, autres réponses

Le directeur de l’Api s’exprime succinctement sur d’autres questions relevées par le consultant Nihangaza pour le compte de la Parcem.

Au sujet du manque de zone industrielle en ville de Bujumbura, il dit que la situation date d’avant la création de l’Api. Mais il reconnaît la nécessité de l’aménagement d’un quartier industriel.
Sur ce point, signalons que d’après M. Nihangaza, les investissements se concentrent sur les communes Rohero (56%) et sur Ngagara (22%).

A la critique que les investissements bénéficiant des avantages sont essentiellement les hôtels (39%) et les industries (30%), M. Kabura dit que tel est le choix du gouvernement. « Les hôtels et les industries alimentaires sont des secteurs prioritaires du gouvernement », martèle-t-il.

Malheureusement, « les hôtels ne sont pas rentables et déclarent des pertes », constate M. Nihangaza.
A l’observation de la Parcem comme quoi les exonérations accordées par l’Api ont augmenté de 50% bien que les certificats accordés n’ont augmenté que de 18%, M. Kabura dit que cette situation est normale. Il explique qu’au cours de l’année 2014, quelques grandes sociétés ont investi plus de capitaux que des centaines de petites entreprises réunies. C’est le cas de Viettel, d’Afritextile, de la Brarudi, des banques comme la CRDB, la KCB, etc.

M. Kabura remarque impuissant que souvent, l’Api est pointé du doigt pour ce qui est du dépassement du plafond des exonérations prévues par le Code des investissements. Sur ce, il fait savoir que les exonérations qui rentrent dans la catégorie de la convention de Vienne relative aux diplomates ne sont pas gérées à l’Api. Il en est de même des exonérations accordées pour l’exécution des projets du gouvernement.

  6   Vos commentaires
  1. Stan Siyomana

    1. Avec: « NOUS FAISONS DE NOTRE MIEUX », Monsieur Antoine Kabura vient de reconnaitre (indirectement?) LA DEFAILLANCE DE SON INSTITUTION (L’AGENCE DE PROMOTION DES INVESTISSEMENTS-API).
    2. Avec un bilan (de l’API?) de SEULEMENT 17.158 EMPLOIS CREES EN 2013 et une croissance du produit interieur brut (PIB) de SEULEMENT 4,8% (DONT UNE FAIBLE EXPANSION ECONOMIQUE DE 0,8% DANS LE SECTEUR AGRICOLE) EN 2013, IL FAUT SE RENDRE A L’EVIDENCE ET RECONNAITRE QUE LE BEAU PAYS DE MWEZI GISABO N’EST PAS DU TOUT SUR LA VOIE DE « VISION BURUNDI 2025 », annoncee il y a deja 5 ans en 2009 et qui:
    « envisage de porter le taux de croissance a 10% a l’horizon 2025. Pour atteindre cet objectif le Burundi compte elargir et diversifier la base productive en augmentant notamment les capacites contributrices des secteurs porteurs de la croissance, la participation du secteur prive et la diversification des opportunites d’emploi et de revenus. La politique de croissance prendra appui sur les secteurs cles porteurs de croissance tells que l’agriculture, le secteur minier, le secteur des services… »
    (Voir « Complete Vision Burundi 2025 », http://www.presidence.bi, a la page 59).
    Merci.

  2. Vuvuzele

    Oui, ils font de leur mieux!! Voyez: http://igihe.bi/uburundi-nibwo-bufata-ikibanza.html
    ….
    158 Burundi 1,9
    158 Congo, Republic 1,9
    158 Gambia 1,9
    158 Guinea-Bissau 1,9
    158 Sierra Leone 1,9
    158 Venezuela 1,9
    166 Cambodia 1,8
    166 Kyrgyzstan 1,8
    166 Turkmenistan 1,8
    166 Uzbekistan 1,8
    166 Zimbabwe 1,8
    171 Congo, Democratic Republic 1,7
    171 Equatorial Guinea 1,7
    173 Chad 1,6
    173 Guinea 1,6
    173 Sudan 1,6
    176 Afghanistan 1,5
    177 Haiti 1,4
    178 Iraq 1,3
    178 Myanmar 1,3
    180 Somalia 1,0

  3. ali

    HAAAHAAA ANTOINE WE UVUZE NKUMU DDDD YUJUJE IVYANGOMBWA KABISA.

  4. PCE

    Le Patron de l’API affirme ceci « Des Burundais qui vivent à l’étranger présentent le pays sous un muvais jour» et conclut en disant que les burundais n’ont qu’à s’en prendre à eux mêmes .
    J’ignore la formation de ce monsieur mais je suis dans l’obligation de lui rappeler deux ou trois choses simples;
    – Quel étranger peut il oser investir dans un pays si corrompu à commencer par ceux qui se trouvent dans les allées du pouvoir ?
    – Comment obtient on une parcelle pour batir sans payer des bakchich au Burundi ?
    – De plus , tout investissement le fait en tenant compte de certains critères , les plus importants sont : la sécurité financière et physique des investissements mais surtout le climat politique dans la zone à investir . Ces élements ne sont pas rassurants à l’actuel du Burundi. Mr le directeur de l’API ne va pas dire que ce sont les burundais qui sont responsables !!!!! C’est le pouvoir politique . C’est devenu franchement énervant de continuer à entendre des responsables comme Kabura continuer à débiter des anneries comme celles que je lis ici. Le pouvoir burundais a plutot intérêt à rassurer par des mesures responsables en assainissant le code des investissements , mais surtout en instaurant une bonne gouvernance politique. Sans cette condition , rien ne se fera , rien ne s’est jamais fait .

    • Mshaidi

      il a trop raison.n’est ce pas nous burundais qui ne font que dire du mal de notre pays?
      tu parles de corruption?donne une seul qui ne ne le sois pas?qui sème le vent récolte la tempête
      ayons l’amour patriotique et ne cherchons pas les bouc-émissaires.

      • Mr. Mshaidi yaco uvugira aba DD. Abo bantu baratangaje cane. None wewe umaze imyaka ingahe utaca mu Burundi?? urashobora kumbwira igihe abacamanza bo mu Burundi bashobora guca urubanza bisunze amategeko canke ngo basome imanza?? Reka reka aba DD baragisibije cane. None ushaka bantu babeshe kandi ibintu bigenda nabi cane?? Mbe wewe igihugu kidafise ubutungane wewe wojayo gushirayo amahera yawe?? Antoine turamuzi arafise master muri Business Administration y’i Buraya mugabo abonye amahera nta ijambo agira.

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