Des rapatriés font savoir qu’ils ont loué des maisons à leur retour d’exil et qu’ils ne sont plus à mesure financièrement de louer des maisons en ville ou dans les centres semi-urbains. D’autres disent être des sans-abris car ils sont hébergés par des amis, des voisins ou des parentés
Tous demandent alors aux ministères concernés de leur accorder des abris afin qu’ils puissent avoir accès au logement comme d’autres Burundais.
Ces rapatriés sollicitent aussi des lopins de terres, des engrais chimiques ou organiques ainsi que des semences afin de pouvoir cultiver et d’avoir de quoi nourrir leurs familles car la saison des pluies approche.
Ils sont également dans le besoin d’avoir du matériel scolaire pour leurs enfants puisque la rentrée scolaire 2026-2027 débute le lundi 14 septembre 2026.
D’autres rapatriés se sont directement dirigés sur leurs collines d’origine où ils ont monté les murs de leurs maisons. Aujourd’hui, ils indiquent avoir besoin de tôles, de perches et de clous.
Il y en a aussi ceux qui disent être en possession des cartes d’assistance maladie et que, malheureusement, dans certains centres de santé publics il y a souvent rupture de stock de médicaments.
Des oubliés
Une autre catégorie de rapatriés affirment qu’ils seraient oubliés dans la famille des personnes vulnérables qui doivent bénéficier des assistances ou des formations appropriées.
Ils citent notamment les campagnes de sensibilisation contre les maladies liées à la malnutrition, à Ebola et au Mpox afin de savoir comment se prévenir.
Ils font savoir que, des fois, ils ne bénéficient pas de certaines assistances destinées aux personnes vulnérables.
Mettre en place un fonds d’indemnisation
Que ce soit les rapatriés ou ceux qui sont restés sur les collines, tous sont unanimes : ils plaident pour la mise en place d’un fonds d’indemnisation prévu dans l’Accord d’Arusha.
Ils trouvent que les nombreux conflits fonciers entre rapatriés et résidents observés en province de Burunga auraient été vidés si ce fonds existait.
Ils demandent à la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), en collaboration avec le gouvernement du Burundi, d’accélérer le processus de mise en place du fonds afin de vider complétement les conflits fonciers qui viennent de passer des dizaines d’années sans issu.
Des sources proches de la commune Rumonge font savoir qu’une fois arrivés sur leurs collines ou quartiers, les rapatriés sont enregistrés par les autorités administratives à la base.
Elles indiquent que ce sont ces mêmes autorités qui doivent transmettre aux autorités communales les besoins réels de ces rapatriés qui les transmettent à leur tour aux ministères ayant la réintégration des rapatriés dans leurs attributions.
Ces sources tranquillisent les rapatriés que leurs besoins seront transmis aux services habiletés. Elles leur demandent d’espérer une suite favorable car ce n’est pas pour la première fois que la commune accueille sur son sol des rapatriés.
Forum des lecteurs d'Iwacu
Charte des utilisateurs des forums d'Iwacu
Merci de prendre connaissance de nos règles d’usage avant de publier un commentaire.
Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Tout propos incitant à la haine, à la violence ou à la discrimination est strictement interdit.
Iwacu se réserve le droit de supprimer tout commentaire non conforme à la charte.