Mercredi 12 mai 2021

Économie

Les produits de la Brarudi manquent

30/04/2021 0
Les produits de la Brarudi manquent
Des casiers des produits de la Brarudi vides

Il s’observe depuis bientôt deux semaines une pénurie des produits de la Brarudi comme les boissons alcoolisées et certaines limonades dans les quartiers de la marie de Bujumbura. Une spéculation sur les prix de ces produits s’ensuit. Les amateurs de la ’’sainte mousse’’ s’en inquiètent.

Depuis la fin de la semaine dernière, il s’observe une pénurie des produits Brarudi dans les quartiers de la municipalité de Bujumbura. Parmi ces produits, certains ont déjà disparu des comptoirs et des cabarets. Cela a provoqué une hausse des prix de ces produits par les commerçants. Dans les différents cabarets visités, les tenanciers ne proposent que des limonades Viva et Coca zéro quelque fois du Sprite.

Un grossiste des produits de la Brarudi au quartier de Nyakabiga indique qu’il vient de passer trois jours sans être approvisionné par les Mégas-SSD. Il précise que la Brarudi a diminué la quantité fourni aux grossistes.

Il souligne qu’avant, son entreprise pouvait être approvisionné à raison de trois camions par jour avant la pénurie mais aujourd’hui la Brarudi ne donne qu’un seul camion pour une période de trois jours.

Ce qui est difficile de repartir à tous les clients. Ce grossiste dit que la pénurie de ces produits est liée au manque de devises suffisantes pour importer les matières premières.

Un propriétaire d’un dépôt des produits de la Brarudi indique qu’il a passé une commande aux fournisseurs mais qu’il n’a pas encore été servi. Dans son dépôt, il ne reste que des casiers de limonades Viva. Il espérait que la Brarudi allait l’approvisionner mais l’attente se fait longue. Il indique que son manque à gagner est estimé à 45.000 BIF par jour. Les détaillants rencontrés sur les lieux se disent désespérés.

Les tenanciers des cabarets indiquent qu’il n’est pas actuellement facile de s’approvisionner en produits de la Brarudi. «Les grossistes nous disent qu’il n’y en a pas, tantôt ils posent des conditionnalités. Certains grossistes nous obligent d’acheter les boissons Coca zéro ou Viva alors que nous n’en avons pas besoin», précisent-ils. En cas de refus, ces derniers sont sommés de s’approvisionner à des prix exorbitants.

Un commerçant rencontré au quartier de Bwiza indique qu’il achète un casier de Primus 72 cl à 1 7.500 BIF au moment où le prix officiel est de 16.500 BIF. Un casier de Primus 50 cl se vend à 19.500 BIF. Au lieu de 18.600 BIF. Celui du Fanta s’achète à 15.000 BIF alors que le prix officiel est de 14.250 BIF.

Les consommateurs des produits de la Brarudi font savoir que les prix de ces produits ont été revus à la hausse. « La bouteille de Primus est passée de 1.400 francs à 1.500 francs, voire 1.600 francs. L’Amstel s’achète aujourd’hui à 2.200 francs, au lieu de 1.800 francs ».

Les consommateurs lancent un cri d’alarme du fait que la spéculation criante sur les produits de la Brarudi est devenue monnaie courante. B.K, rencontré au quartier Nyakabiga 3 fait savoir que cette pratique est en passe d’être considérée comme normale.

Ce qui l’inquiète est que ces derniers s’arrogent le droit de revoir à la hausse, les prix de ces produits au vu et au su des autorités administratifs et des agents de la Brarudi. Selon lui, les amateurs de la ’’sainte mousse’’ ne savent pas à quel saint se vouer.

Contacté, le chargé de la communication de cette société s’est gardé de tout commentaire.

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