Dimanche 03 mars 2024

Politique

La suite de la « loi Bazombanza »

Les propriétaires de bistrot, les vendeurs de la viande grillée, les voyageurs se lamentent contre la décision de commencer leurs activités à 18 heures. Ils disent que la mesure commence à produire un impact négatif sur la vie de la population déjà paupérisée.

SSD Kamenge : les ventes ont fortement chuté à cause de la mesure du 1er vice-président ©Iwacu
SSD Kamenge : les ventes ont fortement chuté à cause de la mesure du 1er vice-président ©Iwacu

Quartier Twinyoni, à la 11ème avenue. Il est 16 heures. Au bar dit « chez Patrick », les lieux sont déserts, le brasero éteint. Pourtant, il y a quelques semaines, affirme un passant, l’endroit grouillait de monde dès midi. « Des gens venaient tous les jours pour manger une brochette et se désaltérer avant de continuer leurs activités », indique-t-il. Mais depuis un mois, le bar ouvre à 18 heures.

Au bar appelé « Chez Tesso », à la 8ème avenue du quartier Gikizi, la scène est la même. Des serveurs, désœuvrés, sont allongés sur des nattes de fortune, en attendant l’heure d’ouverture. Avant la mesure, les gens commençaient à consommer vers midi, nous confie une source sous anonymat : « Le premier client arrivait souvent vers 12 heures pendant la semaine et à 8 heures les week-ends et les jours fériés sauf lors des travaux communautaires de samedi. »

Ils travaillent à perte

Tous ces vendeurs confient qu’ils travaillent à perte depuis la décision du 1er vice-président. « Avant, je vendais plus de 20 caisses, toute boisson confondue mais actuellement c’est à peine si j’arrive à écouler 5 caisses », raconte Chantal M., propriétaire d’un bistrot dans ce quartier : « Mes clients ne viennent que pour deux heures puis partent. »

Même son de cloche chez les grossistes. Jean N, travaillant au SSD (dépôt des produits Brarudi) de Kamenge, indique que la consommation a chuté de plus 80% depuis cette mesure : « Avant je vendais plus ou moins 100 caisses par jour de Primus et 80 d’Amstel mais depuis cette mesure, je ne vends que 20 caisses. »
Et de demander que cette mesure soit levée pour permettre aux gens de continuer leurs activités. Très remontée, Chantal. M se demande où elle va trouver l’argent pour payer les taxes à l’OBR sans parler du loyer mensuel.

Divergence des vues

Côté consommateurs, la colère gronde également. La plupart de ceux qu’Iwacu a interrogés ne comprennent pas pourquoi une telle mesure dans cette commune alors que tous ne sont pas fonctionnaires. La majorité est faite des mécaniciens, soudeurs, chauffeurs. Ils clôturent leurs activités vers 15h. « Pourquoi devrions-nous attendre 18 heures pour manger une brochette ou prendre une bière ? », s’interrogent-ils. Pour eux, que l’heure d’ouverture des bistrots soit ramenée à 15 heures.

Damien Baseka, administrateur communal de Kamenge n’est pas de cet avis. D’après lui, cette mesure est salutaire car elle a permis de réduire des cas d’accidents qui survenaient à cause de ceux qui conduisent en état d’ébriété. Il confie en outre que la mesure permet aux gens de travailler plus au lieu de passer du temps à boire.

A ceux qui demandent la révision de l’heure d’ouverture des bars, le numéro Un de Kamenge dit attendre l’ordonnance d’application du ministre en rapport avec la mesure du 1er vice-président. En attendant Damien Baseka met en garde ceux qui violeraient cette mesure : « L’amende reste 50 mille Fbu contre le propriétaire du bistrot et 20 mille contre le client ! »
Au niveau de la Brarudi, les responsables de la communication de l’entreprise estiment qu’il est encore trop tôt pour affirmer ou infirmer si la mesure du 1er vice-président a fait chuter les ventes ou pas.

Commune Bwiza : « Qu’on nous laisse faire notre business ! »

Avant 17 h, dans les différents bars de la commune Bwiza où on prenait des boissons alcoolisées avant-midi, pour le moment, c’est calme. Cependant, des vendeurs sont là dès le matin. Les vendeurs et les consommateurs respectent la mesure prise par le 1er vice-président de la République. Ils crient « faillite ! ». Par exemple aux cabarets 5/5, B. Club, Escotise, Ku Muco, …, tous de la 4ème avenue, étaient fréquentés dès la matinée. Actuellement, c’est le calme plat.

Un des propriétaires affirme avoir déjà perdu plus de 500.000Fbu depuis l’application de la mesure. Pour lui, il y a ceux qui travaillent la nuit et par conséquent peuvent prendre de la bière n’importe quand. Ce n’est donc pas nécessaire de fixer des heures d’ouverture des bars.

Ensuite, d’autres n’ont comme activité que la vente de la bière. « Qu’on nous laisse faire notre business ! », lance-t-il, tout en signalant que même le gouvernement n’y gagne rien puisqu’il paie des taxes et impôts grâce à la bière. Selon lui, si les Burundais décidaient d’arrêter de consommer de la bière, « où le gouvernement trouverait-il les salaires des fonctionnaires ? » Il signale par ailleurs qu’avant de prendre une telle mesure, il devrait y avoir des concertations entre les parties concernées : la Brarudi, les grossistes, les propriétaires des bars & bistrots et les consommateurs. Même son de cloche pour les bouchers de cette commune. Ils évaluent des pertes déjà encaissées à des milliers de Fbu.

Forum des lecteurs d'Iwacu

27 réactions
  1. Ntihebuza Gilbert

    La biere a 12 heures?c’est- a-dire que maintenant au burundi on travaille de 7h a 12h?
    non et non comment pouvons-nous avancer qd on passe 5heures au travail et 8 heures au bistrot?
    pourtant le peuple se lementer comme quoi rien ne va,comment ca peut aller avec cette feneantisme 7h a 12h au travail.de 12h a 20h au cabaret?la biere en premier lieu et le travail apres. Bravo !!!!!!!!!!!!!!!

  2. Gondwanais Lamda

    je vous garanti que notre pays coure à la catastrophe. Allez dans vos banques respectives pour retirer votre argent, vous verrez qu’il n’ya presque plus de billet de banque de 10 000 francs, quant à ceux de 5000, zirashaje zitaye isoni. Les gens ne font plus de dépôt, l’argent ne circule plus, et les vendeurs de coffre fort font de bonne affaires. Le gouvernement est vraiment fatigué.

  3. vios

    Reka abashoboye kurihekenya barirye none uwufise inyota kuyivuna nikosa?Ingorane mu burundi ntiziri ngaho Leta nishireho imigambi itanga akazi murabe ko hari uwusubira kwiyumvira icupa umwanya wose.
    Sinon iyo ngingo ntikunda ngaha kuko abarundi gufata kamwe kuwuyafise ntakibazo ni nuburenganzira bwiwe.

    Nimwihekenyere icupa ababishoboye ntangorane zirimwo.

    Ciao

  4. lecteur14

    Ce gouvernement ne sait que prendre des mesures ridicules. Et ces commerçant devraient fermer complètement leurs commerces au lieu d’être humiliés et après c’est le gouvernement qui va courir derrière eux pour qu’ils ouvrent. Les gens qui travaillent sachent qu’on ne quitte pas le travail pour aller boire et que si on le fait n se fait sanctionner par son employeur. Ce bazombaza a voulu faire parler de lui mais il est ridicule. Je ne comprends même pas pourquoi la population doivent respecter cette mesure. Ils font que les consommateurs soient solidaires et arrêter de boire jusqu’à l’annulation de la pseudo loi.

  5. masabo

    None abo bumva bakunda akayoga ntibogenda bakagura hanyuma bagatumako abagenzi babo bakicara muhira bakaaaanywa bumvise bahimvye bagahererkezanya ninarwo rukundo.Tuje ngaho dutere induru kandi atari ukuvuga ngo nizo nzoga zabuze.Vyose ni mumutwe ko abagabo bamaze kwishiramwo ko bategerezwa kwicara mwibare ngo nibwo bugabo ukamengo abatanywa inzoga sabagabo.

  6. Gaston NIBIGIRA Rukokoma

    J’ai oublié de vous signaler que la loi des finances 2014 prévoit 76 milliards de Bif (76.993. 041.193 Fbu) comme recette sur la taxe de consommation sur la bière, ligne recette 71422. Bazombanza ne savait peut être pas cela avant de prendre son arrêté.!!!!!! Calmez vous la Brarudi s’en chargera!!!!

    • Karorero

      Uvuze ukuri nko kurima, …la Brarudi va s’en charger, avec l’appui de l’OBR sans doute, taxes internes exigent. Bazombaza buca afuta iyo ngingo yiwe.

  7. Gaston NIBIGIRA Rukokoma

    Pas de « loi Bazombanza « mais plutôt  » l’arrêté de Bazombaza ». C’est le seul arrêté qu’il a eu à signer (arrêté n°1) depuis qu’il a été installé par d’EBOLA en mars 2014. Personnelement je trouve insensé qu’un vice-président et paraît-il un ancien amateur de la bière puisse prendre une telle décision pendant l’été ( Muci). Dire que les gens commence à boire à 18h et que le REGIDESO coupe l’éclairage à 20h ou 21h, c’est tout simplement interdire la consommation de la bière et les conséquences commenceront à s’abattre sur les dignitaires. Avec la loi des finance de cette année 2014 l’OBR préleve presque 300 Fbu sur chaque bouteille de bière vendu ( 36 000 Fbu/hl cfr article 23 de la loi des finances). Je me dis même que son arrêté va tomber en désuetude comme NGOZI a déjà lévé cette mesure d’autres province vont suivre l’exemple.
    Ndaramukije abari aho kuri Bar la Patience nti ni mwigumye ntamvura idahita. Iyi yoyo ije isuma cane nimwe bita Suma urenga.

  8. So akwanse

    Ngo so akwanse akuraga ivyamunaniye. Sinzi ko uwo mu uproniste wo kwa d ebola, ariwe yafashe initiative yo kurwanya inzoga n’ uko ari aba DD babimutumye.
    Ico nzi n’ uko imbere y’ uko CNDD FDD ifat’ ubutegetsi, inzoga zimwe zimwe nk’ umunanasi (umukorora jupo), zari zarabujijwe ahantu henshi mu Burundi. Aba DD bafashe ubutegetsi baciye barekurira abanyagihugu kucuruza izo nzoga, basaba abanyagihugu kuzobaha amajwi hageze amatora. None uwo Bazombanza aje kwisuka mu bitamuraba. Reka Nduwimana amumaramaze.

    • Nzobandora

      d Ebola
      Tu m’as tué là!!!

  9. Justine Mutetsi

    Probleme de culture. La brochette +biere=goutte+diabete.
    La plupart des pays de l’EAC contolent et la qualite de la biere et la qualite de la viande. C’est ainsi que la fameuse brochette du Burundi ne se trouve pas tellement dans la sous region. Pas parce qu’ils sont moins intelligents que nous!
    En principe pour la bonne marche de l’economie et pour la sante publique il faut exiger des bistrots restaurants(avec plus de cereales et legumes) ou les gens seront amenes a manger d’une facon ou d’une autre comme c’est le cas dans tous les pays de l’EAC.
    Quand on mange avant de boire on n’est pas trop porte a boire beaucoup et la biere prise devient a part entiere un apport alimentaire. Et vice versa.
    Je trouve anormal que le Burundi soit plein de bistrots avec des brochettes seulement alors qu’il est verifie que le melange est a long terme mortel.
    Mon pays va mal!

    • Melange explosif

      Tu as en partie raison en ce qui concerne le melange explosif viande-biere, mais la qualite de la biere, viande et banane servies dans les bars au Burundi est la meilleure de toute la sous-region. Nous sommes encore gates sur ce point.

    • Uwubizi

      @Justine Mutetsi
      Je ne sais pas de quels autres pays d´EAC vous parlez. Au Kenya, les gens mangent plus de viande que nous. Les Nyamachoma sont vendus par kiasi(kg). Je ne parle même pas d´Ouganda.
      Au Rwanda, ce sont des brochettes comme chez-nous. Je ne sais pas grand-chose pour la Tanzanie.
      Alors vous parlez de quel pays? Je pense que nous mangeons moins de viande que tous les autres mais je dis bien que « je pense ».

      • Jean

        Nuko atavuze isuku. Turavye aho benshi bazokereza, haratey´isoni. Ubugene bazibika birateye isoni. Urusazi!

        • Isuku

          Ntawubagira ahatagir’ isazi.

  10. Will

    En plus d’autres maux qui la caractérisent, la société burundaise est très ravagée un alcoolisme des plus sévères. Il faut sérieusement endiguer le fléau.
    Nous les concernés allons râler quelques temps, mais ça passera. Qu’on se trouve d’autres occupations, ayons un peu plus de temps à accorder à la réflexion, à l’éducation de nos enfants…trouvons des idées d’autres modèles économiques mais moins autodestructeurs.

  11. Gerard

    « Le premier client arrivait souvent vers 12 heures pendant la semaine et à 8 heures les week-ends et les jours fériés sauf lors des travaux communautaires de samedi. »

    Akabi gatwengwa nk’akeza. Umudandaza n’umudandaza nyene. wewe araba ivyiwe mu gabo ntaraba uko igihugu gikena. Igihugu iyo gikenye imitwe kiba kizingamye.

    Ntaco ndinze kuvuga, ahubwo ndumiwe!

  12. Gerard

    « Avant je vendais plus ou moins 100 caisses par jour de Primus et 80 d’Amstel mais depuis cette mesure, je ne vends que 20 caisses. »

    Hanyuma ngo Abarundi turakenye. Jewe ndiko ndibaza abantu banywa izo nzoga zose niba bashobora kurangura imirimo ya misi yose neza.

    Igihugu kizotera imbere ari uko Abarundi twicaye tukiyumvira kuri kazoza k’igihugu. Imigambi myiza ntiyiyumvirirwa mu kabare.

    Premier vice Président arazi amabi y’akabare. Harya ngo inda woyibarirwa n’uwayiraye. Ingingo yafashe rero yarayiyumviriyeko kuko yaramaze kubona ko ata terambere riva mu kabare.

    Mbega mu bihugu vy’abarabu ko batunze caaane mwibaza ko amahera ava mu kabare.

    Uwo muco w’inzoga ntaho uzodushikana mw’iterambere.

    jewe nama nca mu makaritiye amwe amwe aho usanga abantu baborewe kuva mu gitondo, iterambere ry’ingo n’igihugu vyaribagiwe.

    Vyose bizova mu mitwe yacu, ariko nitwayuzuza inzoga tuzokwimbura imibe.

  13. Karikera Antoine

    Mbega izo nyamamuvuga turira mu bubare, uwahora arya brochette ntiyogura inyama aja gusangira n’umugore n’abana.

    Igitangaje: hari igihe bavuga ngo badugije ibiciro vy’inzoga bazoja baragabanya ration. None batubujije kunyw ijoro n’umutaga, amahera twahora dukoresha ntiyokora ibindi nko gufungura neza, kwambara neza, kugira imigambi y’iterambere.

    Ndumva ko iyo lete ifata umwanya wo kwumviriza abanyagihugu no kuja inama ariyo yari kuba intumbero nziza. Ntihararengerana.

  14. Jean-Pierre Ayuhu

    Chers lecteurs,
    Je crois que notre gouvernement s’est trompé de stratégie en légiférant ainsi.
    On peut réglementer les heures de fermeture et d’ouverture pour des questions purement de sécurité.
    Et là, la question se pose la nuit et non la journée. On boit toute la journée parce que l’on a des soucis d’une autre nature et là, la fermeture des bistrots privera tout au plus aux gens de manger la brochette..mais la bière, on peut s’en procurer n’importe où…

    Conduire en état d’ébriété parce que les bistrots ouvrent trop tout…..Il faut être cet administrateur de Kamenge pour lancer une affirmation aussi gratuite comme celle-là.

    Et à mes chers gouvernants de procéder d’abord à l’éducation, en commençant par donner de bons exemples avant de légiférer dans une société comme la notre où l’informelle a le dessus. Il faut sensibiliser sur les méfaits de l’alcool de manière générale et pour les mineurs en particulier, sensibiliser sur le respect de la chose publique en général, le service aux citoyens en particulier, ceci pour dire aux fonctionnaires qu’ils sont payés pour servir non pas pour tourner en rond etc…, il faut créer de l’emploi pour éviter aux gens de tourner en rond, il faut éduquer la jeunesse, valoriser nos mœurs par l’éducation, créer des centres de loisir un peu partout pour occuper la jeunesse etc….
    Et puis on légifère après….après avoir éduqué.

    • Nzobandora

      Jean-Pierre Ayuhu,

      Une fois n’est pas coutume je suis à 100% d’accord avec toi.
      Cette loi est tout simplement ridicule et désavantageux sur tous les plans sauf bien sure pour quelques responsables communaux et policiers avides de la corruption.

    • jupi

      Bien dit, je pense que si quelqu’un a quelque chose qui l’occupe je ne vois pas comment il va aller dans un bar le matin. La bonne stratégie du gouvernement est de créer les emplois pour les jeunes.

    • Rupande

      En occident les bars ouvrent a partir de 08h00 du matin,j,avais bus un heineken a Rotterdam a 7h00 du matin,mais cela n,empêche pas les occidentaux de se develloper,je pense que tout depend de l,education de chacun,parceque pour moi je pense qu,on est entrain de pénaliser les vendeurs aux profits des consommateurs alors que chacun entre dans un bistrot par sa propre volonté,si le consommateur est un mineur ca se comprend le cas contraire c,est de l,oligarchie.Si la mesure est prise ainsi il faudrai aussi revoir les taxes payes par les vendeurs et meme les sociétés de productions de l,alcool et des limonades.

      • Jean

        Nibaza ko ivyo kenshi ari Ababa baraye barakora batashe bagahitana rimwe imbere ko baja kuryama. Nawe niwaba warizindukirako ugiye kukazi canke uvyutse, aha ntaco no subizayo.

        • Nzobandora

          Hahahaha

          Mayina ribabe mugenzi!!!

  15. Kabadugaritse

    I Ngozi si ho Peter Nkurunziza avuka?????None si ho bamaze kugira kimwe Buyoya yita « Adaptation » muri vya bihe vyiwe vyo kwiyungunganya??? Izo ntwaro zo gufavirisa akarere turaziyamirije.

  16. Sébastien Ntahongendera

    Les propriétaires de bistrot, les vendeurs de la viande grillée, les voyageurs « se lamentent » contre la décision de commencer leurs activités à 18 heures.

    « Se lamentent »! Je n’aime plus ce verbe!

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Écoute dans le vent… de Buringa… de Vugizo…

Combien de sanglots doit-on entendre lors des funérailles des nôtres emportés dans des tueries, avant que les pleurs n’emplissent toute la Nation, dans toutes ses sphères, et ne brisent toutes les murailles et autres tours d’ivoire ou palais ? Combien (…)

Online Users

Total 1 458 users online