Lors de la séance de moralisation qui s’est tenue à Cankuzo, chef-lieu de la nouvelle province de Buhumuza, le 19 septembre 2024, le président Ndayishimiye a décrit la situation actuelle au Burundi comme une période de « stabilité », soulignant une accalmie dans le pays alors que les élections ne sont prévues que dans cinq mois. Cependant, en dépit de cette perception de stabilité, certains politiciens interprètent cette période comme un signe de résignation face à l’intolérance politique persistante.
Sept mois avant les élections législatives et communales de 2025, le Rapporteur spécial de l’ONU sur le Burundi attire l’attention sur des facteurs de risque d’une détérioration de la situation des droits de l’Homme.
En marge de sa visite au Burundi, du 15 au 18 septembre 2024, ce diplomate de carrière et aujourd’hui directeur général du Musée royal de l’Afrique centrale (AfricaMuseum), s’est entretenu avec Iwacu.
Dans un communiqué daté du 14 septembre 2024, la société sucrière du Moso (Sosumo) a annoncé une hausse du prix du sucre, denrée déjà rare sur le marché local. Le prix de vente au détail, toutes taxes comprises, est passé de 3200 BIF à 8000 BIF par kilogramme. Cette nouvelle structure des prix a suscité de vives réactions au sein de la population. Quelles sont les motivations de cette hausse ? Certains politiques et activistes de la société civile appellent à la suspension de cette mesure.
Alors que l’administration locale avait interdit l’ouverture de la Permanence du parti Sahwanya- Frodebu de la colline Butembe en commune Mpanda dans la nouvelle province de Bujumbura, ce local a été détruit deux jours après. Le Frodebu dénonce une énième intolérance politique. La Ceni appelle au respect mutuel en vue d’une compétition électorale loyale.
Après plusieurs mois de négociation, dans le contexte d’une guerre civile, l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi a été signé par les protagonistes au conflit. Plusieurs observateurs de la scène politique burundaise estiment que cet Accord avait insufflé un « nouvel élan au Burundi ». Que reste-il de cet Accord, vingt-quatre ans près ? Le point avec certains signataires et politiques burundais.
Alors que le processus du recensement général arrive à sa phase de dénombrement principal, les discours de certains officiels suscitent des interrogations. Selon eux, les résultats du recensement prouveront que le Burundi n’est pas pauvre. Pourquoi un pays organise-t-il un recensement général ? Quel est le regard des experts sur ce processus ? Iwacu vous invite à plonger dans ce débat.
Après plus de 720 jours de prison, la journaliste Floriane Irangabiye vient de bénéficier d’une grâce présidentielle. Selon le décret sorti ce 14 août 2024, la journaliste de la radio en ligne « Igicaniro » bénéficie de la remise totale (…)
Alors que la formation des candidats agents recenseurs se poursuit à travers tout le pays, du 25 juillet au 11 août 2024, ces derniers dénoncent les « mauvaises conditions de traitement » et appellent au changement pour ne pas discréditer le dénombrement principal prochain.
Alors que le processus électoral avance à grands pas, l’absence des membres de l’Église catholique dans les structures de gestion électorale récemment mises en place fait débat. Que reste-t-il de son engagement électoral? Plusieurs observateurs estiment qu’il s’agit d’un « désengagement progressif de l’Église ». La CECAB avance ses raisons. Des réactions fusent déjà.
Les polémiques et critiques concernant les démembrements provinciaux de la CENI ne cessent de monter depuis la présentation de leurs membres par la CENI, du 8 au 12 juillet 2024. Au moment où la CENI rassure que la mise en place de ces démembrements « est équilibrée », certains politiques dénoncent « une surreprésentation du parti au pouvoir et de ses acolytes », tandis que d’autres se disent « satisfaits ».
Depuis plusieurs mois, obtenir ces précieux liquides pour les Burundais est devenu un véritable parcours du combattant. Cette situation semble créer un phénomène d’approvisionnement « à deux vitesses ». Des stations-services sont réservées aux Very Important Persons (VIP) au détriment d’une autre catégorie sociale, qui, désespérée et au bord d’une panne sèche, est obligée de s’approvisionner dans des milieux « officieux ». Une situation qui soulève un débat houleux. Reportage.