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Incendie de deux galeries au centre-ville de Bujumbura : « Que le Conseil national de sécurité se réunisse »

Après l’incendie des galeries « Ndayizamba » et le « Parisien », l’Olucome, l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques appelle les plus hautes autorités à se saisir de la question.

Un incendie d’origine inconnue a réduit en cendres deux centres commerciaux à Bujumbura, la capitale économique burundaise ce vendredi 21 août 2026. Il s’agit des galeries ’’Ndayizamba et ’’Le Parisien’’. Le président de l’Olucome appelle la Commission nationale de sécurité à se réunir dans l’urgence pour éclairer l’opinion et les victimes sur la vraie version des faits.
En attendant, il estime que l’économie du pays est envahie par des gens dont l’origine reste inconnue. « Je dirais que l’économie burundaise a été envahie par des fauteurs de troubles dont tout le monde ignore encore la provenance ».
Gabriel Rufyiri, le président de l’Olucome se dit dépassé par les faits après avoir été sur les lieux. Dans la matinée de ce vendredi, raconte-t-il, c’est vers 6 heures et demie, selon des témoins, que le feu s’est déclaré à la galerie ’’Ndayizamba’’. Une heure après, c’est le tour de la deuxième galerie : ’’Le Parisien’’.
Toutes les deux étaient déjà réduites en cendres autour de 9 heures. En moins de quatre heures de temps, deux grands centres commerciaux du centre-ville de la capitale économique étaient déjà partis en fumée. « Ce qui est en train de se faire dépasse l’entendement ». Le président de l’Olucome dit ne pas trouver de mots justes pour qualifier les faits.

Il remercie les services de sécurité, aéroportuaires, ceux de la défense et de la protection civile qui se sont mobilisés pour éteindre le feu, même s’ils n’ont pas pu sauver la situation à cause, selon lui, du manque de passage des camions anti-incendie.
« Tout le monde dont des autorités murmuraient en disant qu’ils ne peuvent rien faire parce qu’il n’y avait aucun espace pour faire passer le camion anti-incendie ».
Le président de l’Olucome appelle le Conseil national de sécurité à se réunir dans l’urgence en vue d’éclairer l’opinion et les victimes sur l’origine de l’incendie et à prendre des mesures qui s’imposent. « Il faut des mesures urgentes pour protéger les citoyens ».
Pour lui, la situation n’est pas normale. Il indique ne pas savoir quand et combien d’incendies il faudra pour comprendre que la situation est dangereuse. « C’est comme si le Burundi avait été envahi. Il faut que les gens le comprennent ».

Par Léonce Bitariho

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