Samedi 20 juillet 2024

Politique

Cnidh: «La décision de rétrogradation n’est pas objective»

06/03/2018 1

Jean Baptiste Baribonekeza, président de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme, dénonce la mesure de rétrogradation de sa commission : «La recommandation s’est basée sur des allégations issues des organisations de la société civile aux intérêts éminemment politiques ».Propos tenus, ce lundi 5 mars, lors d’une conférence de presse sur le rapport de rétrogradation de cette commission au statut B.

Jean Baptiste Baribonekeza : «Les violations des droits de l’Homme observables ne sont pas symptomatiques d’une crise.»

Il indique que sa commission a été demandée de s’exprimer sur la question du mandat présidentiel. «Nous n’avons pas la latitude de nous prononcer sur toute question d’ordre constitutionnel». De surcroît, ce dernier confie que sa commission a refusé d’affirmer «un génocide en cours».

M. Baribonekeza assure que les actions de la Cnidh s’inscrivent dans une approche constructive. « Les violations des droits de l’Homme observables ne sont pas symptomatiques d’une crise».

Des organisations « mal intentionnées » entre autres l’Aprodh, l’Acat, le Focode, la ligue Iteka et la Fidh sont à l’origine de cette mesure: «Elles bénéficient du soutien des organisations et pays qui ne poursuivent pas nécessairement l’intérêt des Burundais ». Et de lâcher aussitôt : «Elles émettent des critiques non-fondées pour détruire le travail du contingent burundais dans l’Amisom».

Le président de la Cnidh tranquillise : «Ce n’est pas une catastrophe. Il n’y a pas de maison qui brûle.» Le travail se poursuit comme à l’accoutumée. D’ailleurs, conclut-il, les commissions classées dans les statuts B et C ont naturellement tendance à être prioritaires dans les financements.
Signalons que le rapport date de novembre dernier.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. Gacece

    C’est une commission « nationale ». Pourquoi faudrait-il qu’elle doive se rapporter à l’ONU plutôt qu’à s’atteler à formuler ses recommandations aux institutions nationales?

    Votre travail ne consiste pas à rapporter seulement, mais aussi à identifier des pratiques qui ne respectent pas les droits de l’homme « à l’intérieur » du Burundi. Autant au public qu’au privé, il y a sûrement du travail à faire.

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

L’interdiction de Sapor fait débat

Le chef est une figure singulière dans notre société. Son autorité est principalement exercée par la parole – Ijambo. Dans notre tradition, la parole est respectée, et celle du chef, en particulier celle du Chef de l’Etat, est presque sacrée. (…)

Online Users

Total 2 296 users online