Vendredi 16 avril 2021

Santé

Burundi: Vers un code de déontologie médicale

18/01/2021 Commentaires fermés sur Burundi: Vers un code de déontologie médicale
Burundi: Vers un code de déontologie médicale
L’ordre des médecins du Burundi a tenu une assemblée générale annuelle ce vendredi 15 janvier. L’amendement d’un projet de code de déontologie médicale à soumettre au chef de l’Etat pour promulgation a retenu plus d’attention.

Pour Dr Sylvain-Pierre Nzeyimana, la profession médicale mérite d’être réglementée

Selon Dr Sylvain-Pierre Nzeyimana, président de l’Ordre des médecins, le Code de déontologie médicale en cours d’élaboration permettra d’améliorer les prestations des soins. « Après quelques amendements qui sortiront de cette réunion, ce document, presque au stade final, sera soumis via le ministre de la Santé Publique pour être promulgué par le président de la République sous forme de décret».

Dr Sylvain-Pierre Nzeyimana a annoncé la création de quatre commissions pour aider l’Ordre des médecins à bien fonctionner. Il s’agit notamment de la Commission d’inspection professionnelle qui va aider les médecins dans leurs pratiques quotidiennes, inspecter ce qu’il faut et proposer des solutions via la Commission scientifique qui sera chargée de la formation continue des médecins. « Comme vous le savez, la profession médicale nécessite une mise à jour perpétuelle», a-t-il expliqué.

Selon lui, la Commission de discipline va se charger de contrôler et de conseiller les médecins. Au besoin, dit-il, cette dernière pourra prendre des sanctions pour les médecins reconnus coupables des manquements graves. Il a également fait savoir que l’Ordre des médecins compte opérer une décentralisation de ses actions à l’intérieur du pays pour toucher le plus de médecins possibles.

Pour le ministre de la Santé Publique, Dr Thaddée Ndikumana, l’initiative est à saluer. D’après lui, ce Code de déontologie médicale permettra d’améliorer l’accueil des patients dans les structures des soins.

« Le Code de déontologie ne concerne pas seulement le personnel soignant. Même le personnel non-soignant, comme les gestionnaires, les agents de la mutuelle et d’autres doivent être interpelés. Car la prestation des soins est un processus. Si l’accueil échoue, tout est perdu », a-t-il fait remarquer.

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