D’après les conducteurs des taxis et des bus rencontrés en mairie de Bujumbura, ces nouvelles peintures exigées coûtent entre 250 mille et 300 mille BIF pour une mauvaise qualité et 400 mille BIF, même plus pour une peinture de bonne qualité.
« Qui a pris la mesure et pourquoi ? Personne ne sait jusqu’à maintenant », indique Joseph, conducteur de taxi. Et pour avoir l’attestation de contrôle technique ou l’autorisation de stationnement, ajoute-il, tout véhicule doit avoir ces peintures. Des documents délivrés respectivement par l’Otraco (l’Office des transports du Burundi) et le ministère des Transports.
« Une dépense de trop », déplore Youssouf, un autre conducteur de taxi. Et de préciser que pour avoir tous les documents exigés, il faut au moins plus de 300 mille francs burundais.
« Des manques à gagner ne cessent d’être enregistrés à cause de ces pénuries répétitives de carburant, où pensent-ils que nous allons trouver l’argent pour peindre les véhicules », se lamente un autre taximan.
Doutant des raisons derrières cette mesure, les conducteurs demandent l’annulation de cette mesure. Ou bien, informer l’opinion publique sur le motif de cette mesure.
Iwacu a essayé de joindre le directeur général du Transport, en vain.