Selon Claver Nahimana, président du parti, cette stratégie vise un vaste rassemblement. Et de nuancer : « Ce n’est pas une coalition telle qu’elle est décrite dans la Constitution ou la loi électorale. C’est une structure construite sur le programme et le candidat du parti Frodebu. » Même à la CENI, on sera inscrit comme le parti Sahwanya Frodebu. Des organisations de la société civile, des indépendants … y sont les bienvenus. « S’ils apprécient notre programme, on va se mettre ensemble. Ils auront même le droit de proposer des amendements avant que notre programme soit revalidé par les initiateurs de la stratégie».
A cette occasion, le parti Frodebu a présenté au public présent son candidat aux présidentielles de 2020. Il s’agit de Léonce Ngendakumana, vice-président du parti.
Quid de la situation politique sur terrain ? Tout en reconnaissant l’existence de certaines contraintes pour les partis politiques sur terrain, M. Nahimana trouve que l’espace politique n’est pas verrouillé. « Il y a certainement des difficultés, mais après 2015, la situation s’est petit à petit améliorée». Pour lui, les contraintes ne peuvent pas empêcher d’avancer.
Réagissant sur l’emprisonnement des quatre reporters du journal Iwacu, M. Nahimana a demandé leur libération : « Il faut relâcher ces journalistes. » Et de proposer : « Au plus vite, il faut un cadre de dialogue entre les journalistes et le gouvernement pour s’accorder sur comment intervenir en cas d’un événement malheureux, ou d’une attaque. »Sinon, tranche-t-il, de telles situations pourront se reproduire.
D’après lui, en cas d’intervention des forces de l’ordre sur un terrain de bataille, il doit y avoir une réglementation, un code de conduite pour éviter que les journalistes soient accusés de complicité. Une pratique en vogue, selon lui, même dans les pays développés.