http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/09/US-ADVERT-26-SEPT-O-7-OCT.pdf
Droits Humains

Plus de 40 cas de tortures en trois mois

Ce bilan est fourni par la campagne SOS-Torture ce dimanche 26 juin, à l’occasion de la célébration de la journée Internationale pour le soutien aux victimes de la torture. Elle demande aux victimes de ne pas perdre espoir.

Me Armel Niyongere : «La torture n’est pas amnistiable»

Me Armel Niyongere : «La torture n’est pas amnistiable»

« Depuis le 11 mars 2016 jusqu’au 24 juin, on a enregistré provisoirement 500 cas d’arrestations arbitraires. Et lors de ces opérations, il y a des cas de torture où les victimes ont été malmenées, ligotées au niveau des bras et des jambes. 42 cas ont été répertoriés », indique Me Armel Niyongere, directeur de cette campagne et président d’Acat-Burundi.

Cet avocat ajoute que lors des rafles dans les quartiers dits contestataires comme Musaga, des traitements inhumains sont fréquents : « On met des familles entières sous un soleil de plomb et pour les seuls mois de mars et mai 2016, on a dénombré plus de 250 personnes ayant été soumises aux traitements inhumains, dégradants et humiliants».

La campagne SOS-Torture évoque aussi 29 cas d’exécutions extrajudiciaires durant cette période. «Et 23 cas de disparitions forcées ont été répertoriés au cours de la période de décembre 2015 au 11 mars 2016», note Me Armel Niyongere.

Cet avocat constate que le nombre de tels actes ne cesse d’augmenter au Burundi. Et de rappeler : « La torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants figurent parmi les violations les plus cruelles des droits de l’homme et de la dignité humaine.» Ainsi, il trouve que la journée du 26 juin constitue une occasion en or de dénoncer ce fléau, d’avoir une pensée pour les victimes.

Il se réjouit du fait que le Code pénal burundais de 2009 réprime la torture. Me Niyongere précise que l’ordre d’un supérieur ou une quelconque circonstance ne peut être invoqué pour justifier la torture. «Et les aveux obtenus sous la torture sont frappés de nullité selon le Code de procédure pénale. »

Il déplore néanmoins que depuis le mouvement de contestation du 3ème mandat du président Pierre Nkurunziza, des cas de torture, de violences sexuelles, de disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires, … ont augmenté.

«Gardez espoir»

Face à cette situation, la campagne SOS-Torture/Burundi recommande aux victimes de ne pas perdre espoir et de se battre pour que les auteurs soient connus et punis. Pour leur part, les promoteurs de cette initiative promettent de continuer leur lutte contre l’impunité via la justice internationale et les autres mécanismes onusiens.

Ils appellent les autorités burundaises à respecter les lois en vigueur. Et de faire un clin d’œil : «La torture n’est pas amnistiable, aucune circonstance ne peut justifier le recours à cette méthode. C’est un crime contre l’humanité».

Les initiateurs de la campagne SOS-Torture/Burundi demandent au gouvernement de tirer des leçons des condamnations historiques de certains tortionnaires à l’exemple de l’ancien président tchadien Hissène Habré.

Selon Me Armel Niyongere, cette campagne a été lancée dans le but d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violations graves des droits de l’Homme au Burundi. Cela passe par le monitoring sur les cas de torture, d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées, de violences sexuelles et d’exécutions sommaires.

Cette initiative a vu le jour après les évènements du 11 et du 12 décembre 2015 où une centaine de personnes a été tuée surtout dans les quartiers dits contestataires.

  11   Vos commentaires
  1. Kimaranyi

    Dommage que Micombero utilise un pseudonyme sinon j’aimerais bien connaître son CV apparemment il n’est pas trop surchargé à voir ses interventions je pense qu’il le fait pour amuser la galerie sinon ce serait grave de voir quelqu’un qui raisonne de la sorte au 21eme siècle

  2. roza kamikazi

    abo ba maya ba muhakwanke, nibaza birya hussein habre vyamushikiye yabikora atazi ko azobibazwa yabikoze abona ko ari mwami wigihugu ico nokubwira ibintu vyarahindutse ntimwihende ngo amaraso ariko araseseka muburundi bwacu ko bitafise uwozobibazwa uko bizogenda kwose uwuzoba akiriho azobibona pe ndavuga simvura bandanya mwica, munyuruza , mutoteza.

    • Maya

      @roza kamikazi,
      Kuki mwama mwimbira ivyo benewanyu! Mbe Nkurunziza yabagize iki? Konzi mwahora mu muvuga neza, ngo bamukorera nabi no hahindutse iki kugira mumucire urwa pilato??? Nayo abazoba nka Hussein Habre nibaza ko ari benshi. Jewe ndi muto ariko ivya 1988 na 1993 narabibonye. Abenshi biyita abagororotsi uno musi turazi ivyo bakoze muri kahise! Abarundi turazinanyi bihagije, ari uwishe ejo canke uwuriko arica uno musi ntiyihende ngo ntazwi! Mu bica uno musi bari mu mpande zose n’ubwo bamwe bagaruka bakigira aberanda! Bitebe bitebuke uwica uwariwe wese, kumvo iyariyo yose azoteba abone ingaruka zavyo!

  3. Geneviève Muhakwanke

    La torture au Burundi c’est dépuis l’indépendance.

  4. Jereve

    Sans vouloir être cynique, plus de 40 cas de tortures en trois mois n’est rien par rapport aux millions de burundais torturés par la faim tous les jours. Le coupable ou gestionnaire de tout cela est toujours le même, et il est loin de faire son mea-culpa.

    • Micombero

      Le coupable c’est tout politicien Burundais sans assise politique et qui rêve encore accéder au ppovoir par des tuéries et/ou des mensonges.

  5. Maya

    Peut être qu’y aurait une part de vérité mais il y a à se poser des questions:
    1. Pourquoi attendre 500 cas d’arrestations arbitraires, plus de 250 personnes ayant été soumises aux traitements inhumains, dégradants et humiliants», 29 cas d’exécutions extrajudiciaires et 23 cas de disparitions forcées ont été répertoriés pour dénoncer? Peut être un business!!!
    2. Pour Niyongere, les victimes sont seulement les habitats des quartiers contestataires mais les autres coins du pays ne lui intéressent pas! Cela prouve qu’il y a une certaine manipulation!
    .

    • Karabona

      Une petite précision, Me Niyongere n’a pas attendu le 500ème cas pour dénoncer, la publication « SOS Torture » en est, malheureusement, à son VINGT-HUITIEME numéro… mais chacun choisit ses lectures!

    • Karabona

      Les victimes ne sont pas seulement les habitants des quartiers dits contestataires – si l’on évite de relever ces quartiers, on peut tout de même à la lecture du dernier rapport (le vingt-huitième donc), relever des exactions à Kamenge, Kiriri et Gatumba pour Bujumbura – à Tangara pour Ngozi, à Muramvya, à Bugarama et Buyengero pour Rumonge, à Bweru pour Ruyigi ainsi qu’à Matana pour Bururi, etc…

  6. Micombero

    Armel est un menteur au Service des terroristes qui endeuillent notre pays. A cet effet, ces rapports pleins de mensoges doivent etre jetes dans la poubelle.

    • Karabona

      Nous sommes à l’heure du numérique, les poubelles n’existent plus, unrapport qui a été communiqué sur la toile ne peut plus disparaître – la justice n’aura donc pas à se salir les mains pour récupérer lesdits rapports.

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