Société

Opération ’’Finding Jean’’ : les deux corps repêchés dans la Mubarazi enterrés

17/08/2016 La Rédaction 6
Les deux corps amenés à la morgue de l’hôpital de Muramvya par la protection civile
Les deux corps amenés à la morgue de l’hôpital de Muramvya par la protection civile

Les deux cadavres extraits de cette rivière dans le cadre des recherches du journaliste Jean Bigirimana disparu depuis le 22 juillet, ont été inhumés dans l’après-midi de ce mardi 16 août à Muramvya. Des défenseurs des droits de l’Homme contactés le confirment.

Elles demandaient pourtant, tout comme le Groupe de Presse Iwacu, qu’il y ait identification de ces deux cadavres repêchés dans la Mubarazi par test ADN.

Selon ces mêmes sources, il y aurait eu tentative d’enterrer ces deux corps avant même que l’épouse de ce journaliste porté disparu n’aille à la morgue de l’hôpital de Muramvya ce vendredi pour pouvoir identifier ces deux cadavres.

«Les deux corps identifiés. Pas de Jean. Le parquet de Muramvya dirige la suite», a tweeté laconiquement le porte-parole de la Police Pierre Nkurikiye ce vendredi 12 août.

Dans une lettre conjointe adressée au chef de l’Etat, l’UBJ (Union burundaise des journalistes, l’OPB (Observatoire de la presse au Burundi) et l’ABR (Association burundaise des radiodiffuseurs) demandent au président Nkurunziza de bien vouloir instruire ses services pour que «Jean Bigirimana retrouve sa liberté s’il est encore vivant, sinon qu’ils remettent son corps à sa famille».

RSF interpelle le chef de l’Etat sur cette disparition

Reporters sans frontières appelle le président Nkurunziza à mettre tout en oeuvre pour retrouver le journaliste Jean Bigirimana. Cette organisation demande des preuves de vie du journaliste et l’ouverture d’une enquête officielle pour déterminer où il se trouve.

«Nous demandons au président Nkurunziza d’exercer tout simplement son rôle de chef de l’Exécutif et de demander des comptes à ses services de renseignements pour que l’on sache où se trouve Jean aujourd’hui », appelle RSF.

Selon des sources concordantes, une des personnes ayant attiré Jean Bigirimana dans une sorte de guet-apens à Bugarama a été enlevé jeudi 11 août par des inconnus à bord d’un pick-up aux vitres teintées. Abel Ahishakiye, présenté plusieurs sources comme un informateur du SNR, a été parmi les personnes qui ont échangé au téléphone avec ce journaliste juste avant son enlèvement.

Forum des lecteurs d'Iwacu

6 réactions
  1. Muhima Mweru

    Mr. Maya, les Burundais ne sont pas dupe ils savent justement la réalité, mais ils ont peur de témoigner publiquement pour ne pas subir le même sort.Ces criminels qui enlèvent, torturent et tuent sans autre forme de procès sont connus, ils utilisent les véhicules banalisés, qui d’autres peuvent osé le faire si pas vos services de renseignements ? Les services de renseignement Burundais se sont illustrés par leur criminalité et sont connus des Burundais mais aussi la communauté internationale. Mais je vous préviens, un jour ces criminels seront traduite devant la justice, car nous ne sommes plus du temps où l’on pet massacrer les et s’en tirer sans aucun problème, rappelez vous que chacun se promène avec son camera à la main, tes témoins sont légion.

  2. jacques

    @ Hima jeremy: Ce n’e pas pour ternir son image, pour ca… C’est pour lui rappeler son role de protecteur des Barundi. N’est-ce pas lui-meme qui disait quee arabira abamutoye n’abatamutoye, ajejwe amavoka, za mujeri… mu burundi bwose?

  3. Ces gens qui ecrivent au Chef de l’Etat, ils veulent signifier quoi? En tout cas, je ne comprends pas du tout. Ils veulent ternir son image? De toutes les facons un President tres populaire comme lui merite un certain respect, c’est le minimun que je puisse conseiller a toutes les Parties Prenantes.

  4. Maya

    @SEMIGABO,
    Evitons des spéculations! C’est vraiment horrible qu’une personne disparaisse ou retrouvée morte dans telles circonstances (qu’il soit de la mouvance ou de l’opposition) mais cela ne devrait pas servir une opportunité pour accuser les gens arbitrairement sans aucune preuve vérifiable. Même Iwacu préfère utiliser le conditionnel “serait”. Nous devons également faire attention à des gens qui donnent des témoignages. Au Burundi les gens sont déjà habitués à mentir. Il est souvent difficile de connaître la vraie version des faits! Au Burundi tout le monde connait presque tout le monde mais quand les gens disent un pick-up aux vitres teintées” sans qu’il y ai personne qui puisse identifier ce véhicule alors que l’on connait presque tout le monde, il y a quand-même des doutes à croire à cette version! Au Burundi, il est difficile de passer inaperçu! Quand une voiture de telle ou de telle personne est passée, on te dit, X ou Y vient de passer! Moi-même quand je voyage, à mon retour tout le monde me demande où j’étais alors que je n’ai pas dit au-revoir à personne mais on le remarque par le simple fait de ne pas avoir vu ma voiture dans la circulation! C’est pourquoi, je conseillerait à Iwacu d’user plus de retenu et de sagesse dans ses enquêtes et j’espère qu’ils finiront de connaître la vérité! Que Dieu conforte la famille de Jean Bigirimana!

  5. SEMIGABO

    Même ensevelis, l’identification de ces corps par test ADN reste toujours possible. Il suffit seulement de localiser l’endroit où ils ont été enterrés. Toute cette précipitation montre à suffisance que le pouvoir veut faire disparaitre les preuves afin que Jean BIGIRIMANA ne soit jamais identifié. Il se trompe car même après des dizaines d’années, le test ADN reste une arme génétique fiable et redoutable pour l’identification des corps.
    Je souhaite beaucoup de courage à Mme BIGIRIMANA et à ses enfants qui souffrent le martyr pour rien, les pauvres.

  6. natacha

    Parfois on se demande si vraiment un jour tout ceci va cesser….

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