Politique

Makamba : la Cntb, source d’insécurité ?

Les habitants des communes Nyanza-lac, Kibago, Vugizo et Mabanda contestent les décisions de la Cntb, depuis deux semaines. Ils ont bloqué l’accès à ses agents, fin février. La tension y est toujours palpable.

La route Buheka-Vugizo était barrée par la population à l’aide des troncs d’arbre ©Iwacu
La route Buheka-Vugizo était barrée par la population à l’aide des troncs d’arbre ©Iwacu

Désormais, la population de Makamba est entrée en opposition avec les membres de la Cntb. Au centre Buheka, en commune Nyanza-lac, de grosses pierres et des troncs d’arbres longent la route Buheka-Vugizo. « C’est pour bloquer le passage du personnel de cette commission », lance un habitant de la place. A l’arrivée de toute personne étrangère, hommes, femmes et enfants viennent spontanément de tous les coins pour qu’elle ne se fraye pas un passage. Cette population veut se rassurer s’il ne s’agit pas d’un membre de la Cntb.

«Les problèmes ethniques n’existent plus. Seul la Cntb veut nous diviser et monter les rapatriés contre les résidents », lâche avec colère Capitoline Karenzo, 43 ans, mère de cinq enfants.

Selon ses dires, cette veuve arrive sur la colline Buheka en 1984. Son mari achète un terrain à une certaine Séraphine Barakamfitiye.

En 1992, les descendants d’un certain Albert Ntiranyibagira reviennent de la Tanzanie et réclament la parcelle. Ils exigent une partie du terrain à Séraphine Barakamfitiye et une autre à Capitoline Karenzo. Celles-ci s’exécutent. Le partage est équitable.

Le nœud du problème

En 1998, un certain Chadrack Sabuwanka, frère d’Albert, arrive également sur les lieux et demande la même chose que son frère. Séraphine Barakamfitiye et Capitoline Karenzo acceptent encore une fois de partager le peu de terre qui leur reste.

Le 15 février 2015. Alors que Capitoline Karenzo et ses travailleurs s’occupent des travaux champêtres, l’ordre leur est donné par un certain Mitaya, fils de Chadrack Sabuhwanka, d’arrêter tout et de déguerpir. « Il était accompagné par plusieurs membres de sa famille et ils étaient armés de machettes », témoigne Capitoline Karenzo.
Mitaya exhibe alors des documents de la Cntb qui prouvent que Capitoline Karenzo a été chassée de sa propriété. Or, d’après elle, la Cntb s’est rendue à cinq reprises dans sa propriété et lui a dit que le terrain lui appartenait. « Les responsables de la Cntb m’ont même dit de ne plus me présenter à la commune sur convocation de Mitaya. »

La justice saisie

Capitoline Karenzo : « La Cntb veut installer certains et mettre d’autres dans la rue. » ©Iwacu
Capitoline Karenzo : « La Cntb veut installer certains et mettre d’autres dans la rue. » ©Iwacu

Après cet incident, Capitoline Karenzo porte plainte auprès de l’administrateur communal de Nyanza-lac. L’administrateur la renvoie auprès d’un officier de police judiciaire car, explique-t-il, lorsqu’il y a coups et blessures et présence d’armes blanches, l’affaire relève de la police. Entre-temps, indique Capitoline Karenzo, l’oncle de Mitaya et un certain Gaparata, un autre rapatrié, sont convoqués par un Opj. Tous donnent raison à la veuve.

L’Opj ne se fait pas prier et demande aux agents de la police de capturer Mitaya et ses acolytes. « Un certain Jackson, qui se fait passer pour le représentant des rapatriés à Buheka, s’est opposé au travail de la police et a empêché l’arrestation de toutes ces personnes. » Toutefois, l’Opj donne la permission à Capitoline Karenzo de continuer ses activités champêtres. Ce qu’elle fait jusqu’au 21 février 2015.

Mardi 24 février, des agents de la Cntb accompagnés par 11 policiers et un agent du service national des renseignements à Nyanza-lac débarquent vers 7h sur la colline Buheka. Ils expliquent à la population qu’ils veulent mettre en exécution des jugements rendus par la Cntb en faveur des rapatriés.

La population résiste

Elias Ngendakuriyo : « Toute la population est contre les décisions de la Cntb, alors qu’elle devrait travailler pour nous. » ©Iwacu
Elias Ngendakuriyo : « Toute la population est contre les décisions de la Cntb, alors qu’elle devrait travailler pour nous. » ©Iwacu

Les habitants des collines Buheka et Kiderege, munis de gourdins et machettes, bloquent la route Buheka-Vugizo avec des pierres et des troncs d’arbres, empêchant l’accès aux agents de la Cntb. La tension est à son paroxysme. La tentative d’arrêter Elias Ngendakuriyo, un résident qui s’oppose à l’exécution des jugements de la Cntb, met le feu aux poudres. Alors qu’il est roué de coups par des policiers qui l’obligent à monter dans leur camionnette, ces derniers essuient des jets de pierres par la population déchaînée. Celle-ci demande aux policiers de montrer un mandat d’arrêt contre Elias Ngendakuriyo.

Le chef de poste sort son pistolet et menace de tirer si la foule ne se disperse pas. Celle-ci oppose une résistance. Le chef de poste tire alors un coup de feu. Les agents de la police tirent deux coups de feu dans le tas. Heureusement personne n’est touché. Des jets de pierres visant les policiers viennent de partout. Les agents de la Cntb et les policiers fuient les lieux sans emmener Elias Ngendakuriyo. « Ces policiers ont déchiré tous mes vêtements, mais n’ont pas réussi à m’embarquer grâce au courage de la population », dit-il soulagé.

Selon lui, il existe un plan de la Cntb de chasser tous les résidents de leurs propriétés au profit des rapatriés. Et d’ajouter qu’un agent de la Cntb, deux policiers et Ndarurinze, chef de la colline Magege en commune Vugizo, ont envahi sa propriété foncière dans la matinée du 23 février et y ont installé une tente. « Lorsque j’y suis arrivé, ils m’ont tout simplement signifié que la propriété appartient désormais à un certain Enock Mashanya. J’ai protesté et expliqué que mon père l’avait obtenue en 1990 du temps de Louis Birizanye, gouverneur de Makamba d’alors, en bonne et due forme et qu’il n’a jamais spolié qui que ce soit.»

Elias Ngendakuriyo signale qu’Enock Mashanya habite la colline Murinda, alors que lui habite à Magege : « Cet homme prétend avoir fui en 1972 alors qu’il n’a jamais quitté le pays.» De surcroît, un certain Sindayigaya, chef de colline qui signait sur des documents d’achat ou de vente de terrain, est le frère de Mashanya. Et de se demander comment ce chef collinaire a pu signer sur des documents octroyant une propriété appartenant à son frère à une autre personne.

Elias Ngendakuriyo indique qu’il a même demandé qu’Enock Mashanya fournisse des documents prouvant qu’il est réellement un rapatrié en vain. Il souligne que l’agent de la Cntb et les deux policiers l’ont alors obligé à signer sur les documents qui attestent qu’il vient de remettre tout le terrain litigieux à son vrai propriétaire, mais celui-ci a refusé.

«Nous sommes une famille de 42 personnes expulsée et jetée dans la rue par la Cntb car la tente dressée par les policiers et l’agent de la Cntb se trouve toujours dans notre propriété », témoigne-t-il.
Iwacu a contacté, sans succès, l’autre partie citée dans ces dossiers.

Toutes les ethnies contre la Cntb

Martin Bukuru : « En tant que rapatrié, je suis contre les décisions de la Cntb car elles ne visent pas la réconciliation.» ©Iwacu
Martin Bukuru : « En tant que rapatrié, je suis contre les décisions de la Cntb car elles ne visent pas la réconciliation.» ©Iwacu

Tous les résidents, Hutu et Tutsi, s’opposent aux décisions de cette commission. D’après eux, son rôle n’est plus de réconcilier les gens, mais plutôt de les diviser. La plupart des habitants de Nyanza-lac considèrent la Cntb comme une entrave à la résolution pacifique des conflits fonciers car elle revoie les cas réglés par la même commission quand elle était dirigée par l’abbé Astère Kana.

Cet avis est partagé par certains rapatriés. Martin Bukuru, rentré d’exil en 2003, estime que la Cntb ne devrait pas privilégier un groupe au détriment d’un autre : « Nous sommes tous égaux et nous risquons de nous entretuer, si cette commission ne rectifie pas le tir. »

Pour lui, un résident ne devrait pas tout perdre au profit d’un rapatrié. « Nous devons partager équitablement ou mettre en place un fonds d’indemnisation pour les acquéreurs de bonne foi. » Cependant, Martin Bukuru nuance : « Les résidents ayant annexé leurs parcelles à celles des voisins qui avaient quitté le Burundi doivent remettre en totalité ces terrains aux vrais propriétaires. »

Enock Sayinzoga n’y va par quatre chemins : « La Cntb n’est là que pour protéger les intérêts des rapatriés. » Pour lui, la commission digère mal le fait que les habitants de Buheka et de Nyanza-lac veulent partager leurs propriétés. « Puisqu’elle veut nous expulser, nous espérons qu’elle a prévu où nous installer ainsi que le système d’indemnisation. Dans le cas contraire, nous sommes prêts à verser notre sang. »

D’après les habitants de Buheka, un certain Jackson collecte de l’argent pour le compte des agents de la Cntb. « Il s’agit d’un réseau composé de Gaparata, chef des rapatriés au niveau de la commune Nyanza-lac, Jackson, chef des résidents au niveau de la zone Kazirabageni, Kidorogo et Gaseke. » La mission de ce groupe, confient nos sources, est de collecter des fonds auprès des rapatriés qui ont accepté de partager leurs terrains avec les résidents du temps de l’abbé Astère Kana. « Ils font savoir qu’ils vont aider ces rapatriés à récupérer leurs propriétés en intégralité », témoignent nos sources. Selon nos informations, ces rapatriés donnent une somme comprise entre 100 et 500 mille Fbu. Ces habitants affirment qu’aucune décision de la Cntb ne sera plus exécutée.
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>>> Réactions

« Chaque cas doit être analysée dans ses particularités »

Onésime NduwimanaOnésime Nduwimana, porte-parole du parti Cndd-fdd, souligne que le travail de la Cntb a toujours été guidé par la recherche de la cohabitation pacifique entre toutes les composantes de la population burundaise. Pour lui, cette commission vise la réconciliation et l’entente. Onésime Nduwimana propose d’analyser chaque cas litigieux dans ses particularités. Et de souligner que même la formule appliquée par l’abbé Astère Kana n’était pas appréciée par tout le monde.

« La réconciliation n’est pas la préoccupation de la Cntb »

Tatien SibomanaTatien Sibomana, porte-parole du Ranac, indique que cette coalition désapprouve la façon dont la Cntb est en train de travailler. Pour lui, cette commission ne se soucie pas de la réconciliation. « Elle installe ceux qui étaient en exil et provoque un autre mouvement d’exilés sans aucune entente. » Il se demande pour qui roule Sérapion Bambonanire en remettant en cause les décisions rendues par la commission présidée par son prédécesseur. Tatien Sibomana trouve que Mgr Bambonanire devrait se référer à l’Accord d’Arusha en favorisant la réconciliation dans toutes ses actions. Il lui demande de ne pas maltraiter les acquéreurs de bonne foi et de mettre en place le fonds d’indemnisation. Pour lui, le gouvernement doit mettre à la tête de cette commission sensible une personne neutre.
Iwacu a contacté le gouverneur de Makamba, sans succès. Au moment où nous mettions sous presse, ce mercredi, le porte-parole de la Cntb a annoncé que le président de cette commission s’exprimera sur toutes ces questions jeudi.

Forum des lecteurs d'Iwacu

18 réactions
  1. Kazehe

    Mon cher SEMIGABO J.CLAUDE, il n’y a pas une personne qui peut croire à ce que tu dis? est-ce que c’est une fiction ou une histoire inventée?? Si c’est vraie? Probablement que tu finira par perdre cette terre, car tu peux l’avoir l’achèter à un spolieur ou celui à qui l’état a confié la terre de qlq’un qui a fui le pays. Imana ugufashe ntube uravuga ayamuhe bazohava barigutwara???!!!! komera kandi urakenyere zigume, kuko abazopramba tuzobona vyinshi mugenzi!!!

  2. Stan Siyomana

    @Nzobandora
    Ce n’est pas du tout facile de suivre les informations sur le Burundi sur la toile (quand on ne sait pas necessairement quand les radios burundaises diffusent leurs informations).
    Merci quand meme de l’information.

  3. Nzobandora

    Stan Siyomana,
    Ecoute les informations mon ami ou bien pour t’aider http://www.rtnbdi.bi/?p=3427
    Je change de faire verbe :La présidence appuie la décision du Gouverneure de suspendre les activités de la commission Nationale Terre et autres Biens (CNTB) dans cette province.
    Merci

  4. Nzobandora

    Aaron,
    Je suis 100 % d’accord avec toi.
    J’ajouterais seulement que la personnalité de Sérapion fait qu’il ne devrait pas être à la tête d’une telle commission notamment avec son fameux  » NGIRA NDABATERE UBWOBA » en s’adressant aux habitants des quartiers Rohero et Kiriri .Un homme d’Eglise??Il faut vraiment le faire.

    Il ya des tutsi et hutus qui habitent dans des maisons et exploitent des terres des autres pour moi la réponse est claire ils doivent remettre sans condition car moi aussi je n’aurais pas la mienne gratuitement.
    Puis, il ya d’autres cas plus compliqués comme tu dis .Par exemple : Ceux qui achètent une maison location-vente en bonne et due forme comme Nyakabeto auquel Sérapion a répondu cyniquement en disant ‘’GENDA LETA YAHAGUHAYE UYISHUZE ‘’,des maisons et terres achetés aux faux-propriétaire sans le savoir, etc,..Dans ce cas, la sagesse et l’impartialité s’impose.Chses qu’il n’a pas ce monsieur.

    Puis, i l y a des rapatriés qui réclament des maisons qui leur avaient été prêtés par l’Etat notamment les résidences pour les dignitaires (Rohero, Kiriri) et terres ou paysannats prêtés par l’Etat, pour ces cas on ne devrait quand même pas faire le malin.
    Malheureusement, le pire, et même les députés de Makamba viennent de le souligner même si cela était connu depuis belle lurette, ce sont des commissionnaires qui sont corrompus pour attribuer des terres et maisons aux faux rescapés, aux faux rapatriés, aux faux propriétaires; cela devrait pour moi correspondre à plus de 50% des cas traités par cette commission jusqu’ici.

    Certes, la taches est très difficile et il devra y avoir des déçus mais mais et encore mais un bon président de la commission bien intentionné autre que ce Monsieur, pourrait le faire et il ya beaucoup d’hommes et de femmes capables dans ce pays car IBIGORE BIGORA UMUGABO.

    Peace!!!

  5. Citoyen V

    Le probleme n’est pas la CNTB en soi, mais plutot Serapion. C’est un extremiste hutu (au meme niveau que le MRND de Havyarimana), qui a « beneficie » des enseignements du Palipehutu dans le temps, et qui probablement, a souffert de ce passe peu glorieux du Burundi. Tant qu’il est la, les choses ne feront que s’empirer. Et l’homme intoxique depuis beelle lurette, n’est pas pret a desarmer. Si le gouverneur et tous les deputes de Makamba sont contre Serapion, c’est que la population l’est aussi. Qu’il ne se trompe pas! L

  6. Melchior

    Kwa Nyakabeto hamwe n’i i Kibago , abasangwa bari abatutsi, nta ngorane gouvernement yari ibifisemwo kuko yarina shigikiye ingingo za CNTB, maintenant ko ari mu Buheka muri bene wabo ni uruhagarara, jewe nagira kwangazwa bobo birabaryohera, sha barayamaze ngo urucira muka So rugahitana NYOKO, nabo nibumvirize ingene kwangazwa biryoshe hama 2015, bazoce basubira gutora iyo « ntwaro yaje guhabuza ubwoko bwa cinyijwe  » lmao

  7. Aaron

    A Nzobandora
    Ils veulent suspendre ca parce que les un parmi eux ont deja perdu leur terres ou maison car la CNTB les a recuperees pour les remettre. Ils sont mecontents et revoltent meme la population car ils ont deja perdu alors qu’ils se croyaient meme intouchables paece qu.ils sont du parti au pouvoir.. Le travail du CNTB est tres difficile et complique mes chers amis ce n’est pas pour n’importe qui, et les lamentations,les mecontentements ne peuvent en aucun cas manquer. Can you imagine si tu achetes une maison sans savoir que tu achete une maison volee et apres des annees le proprietaire que tu ne connais meme pas reclame la maison. C’est pas facile. A tout cela s’ajoute beaucoup de mecontents tutsis qui ne veulent pas entendre parler du CNTB car ils pensent que ce sont les leurs qui sont en grande partie concernes par les mesures du CNTB. Il faut comprendre ko ari umurwi utorohewe.

  8. Stan Siyomana

    @Nzobandora
    J’aimerais savoir ou vous avez appris que « MIEUX ENCORE, LA PRESIDENCE prefere suspendre les mesures de cette commission… »
    SPECULATION/WISHFUL THINKING?
    Merci.

  9. kibwa

    Je rapelle simplement une chose: depuis le moyen âge jusqu’à aujourd’hui, toutes les révolutions ont concerné partout la TERRE.
    Serapion finira dans un asil psychiatrique, seul abandonné de tous. Nkuruziza ne croyait pas si bien dire: la haine est une affaire de génération. Pour la petite histoire, au petit séminaire de Kanyosha, Sérapion rêvait de prendre femme, d’avoir des enfants comme tout le monde. Il aurait viré vers la soutane pour échapper à vendetta des tutsi(nous sommes au lendemain de révolution sociale au Rwanda de Kayibanda). Il ne s’est jamais remis, raison pour laquelle il tire aveuglement sur tout en coyant tirer sur un tutsi!!!
    Kibwa

  10. bonabaz

    Le problème des terres ne fait que venir les amis. L’internaute qui a parlé de la limitation des naissances a bien raison. Les gens de Kayanza, de Muyinga, de Ngozi, de Rutana, s’entretue au grand jours en frères et sœurs pour des problèmes de terre. Comment voulez-vous que s’il y a une brèche, les gens n’en profitent pas pour gagner le maximum, y compris se faire traiter de Rapatriés alors qu’il n’en ai rien – Je ne m’attaques pas à la CNTB.
    Un plan rigoureux de contrôle (pas limitation) des naissances me parait essentiel et le gouvernement doit prendre ses responsabilités.

    Merci Iwacu pour lancer ce genre de débat qui sommes toute est vraiment constructif

  11. kAGANJI

    Je ne comprends pas de quel droit qu’on parle?? none rero mu mwaka w’2015 twitware nkaho tukiri mu ntwaro z’igikenye twasezereye?? none uwanyaze ivyuwundi mugomba abigumane atari gwiwe?? quelle réconciliation dont vous parlez?? Si la réconciliation ivuga ko uwakunyaze mugomba kugabura ivyo yakunyaze, niyumvira ko ari imwumvire mibi ya réconciliation, kandi niyo si réconciliation. kuko ejo mbona bizoba ibindi. * Nti ngo ivyari magara bwaragabuwe* Uho twese tugomba kuhatahura, ntitukiri muri 1972, ubu turi mu mwaka w’2015??? mbe abo bari muvyabandi ntibagira iyo baje bava mbere yo kunyaga ibyabandi?? ushobora kumpa inyishu kuri ico kibazo, araca yiha inyishu kuri ivyo CNTB iriko irakora. murakoze

  12. SEMIGABO J.CLAUDE

    Les populations des communes Nyanza-Lac et Vugizo dans la province de Makamba ont totalement raison de résister aux décisions souvent destructrices de la CNTB… ! Pour moi, les agissements de la CNTB montrent à suffisance que ce que Mgr SERAPION veut (il ne le cache pas d’ailleurs pas souvent) : que les Tutsis soient dépouillés de leurs biens même ceux qu’ils ont obtenus en bonne et due forme, de façon légale par la voie du marché. Le problème est que cette question de la terre concerne en fait la majorité ethnique au Burundi, en l’occurrence les Hutu. Par contre cette donne importante, Mgr SEARAPION ne l’avait pas bien prévue dans ses plans qui consistent ni plus ni moins qu’à déshabiller Paul (Tutsi) pour habiller Pierre (Hutu)! En plus, et c’est grave, Mgr, ne veut même pas que la justice statue sur les décisions de sa CNTB prend comme si cette dernière était infaillible!!! Je n’ai jamais vu un pays où un homme, fût-ce, Monseigneur SERAPION, dit être au-dessus de la justice et de la loi en matière de terres et autres biens… ! Or certains des terres et autres biens que cette Commission récupère pour les distribuer à volonté à qui elle pense de droit, c’est qu’il y en a qui les ont acquis de la façon la plus légale qui soit, documents à l’appui…
    Je vais vous donner mon exemple. En juillet 1987, j’ai acheté 2 ha de palmeraies dans la plaine de Rumonge en bonne et due forme avec signatures de la personne qui a vendu (non encore en vie, malheureusement) en présence de témoins y compris sa femme. J’ai tous les papiers mais la CNTB me demande de partager avec ceux qui rentrent d’exile. Pourquoi le ferai-je, leur ai-je demandé ? Les 2 ha de palmeraies sont ma propriété, je les partagerai avec qui je veux mais vous ne pouvez pas me forcer à partager un bien qui m’appartient à 100% que j’ai acquis légalement…leur ai-je dit. Cette palmeraie je ne l’ai volée à personne, les enfants de la personne à qui je l’ai achetée sont encore en vie et ils sont témoins. J’avais d’autres témoins aussi qui sont encore en vie. Malgré tout la CNTB ne veut rien entendre. J’ai été obligé de calmer les choses en « donnant….je n’irai pas plus loin » !!!!
    A mon humble avis on ne règlera les problèmes de l’exiguïté des terres au Burundi que par une politique rigoureuse de limitations strictes des naissances sinon, ce problème ira en s’aggravant et demain on n’aura plus rien à distribuer et des guerres pour le contrôle des terres éclateront entre familles et villages entiers. D’ailleurs ces guerres, ces conflits ont déjà commencé car plusieurs ménages sont en très mauvaises cohabitations (pour ne pas dire en conflits souvent mortels) à cause de l’exiguïté des terres cultivables. La politique de limitation stricte des naissances serait prônée par un gouvernement sérieux, compétent, visionnaire. Pour le moment on est très loin du compte avec le CNDD-FDD empêtré jusqu’à la moelle des os dans des problèmes de corruption et de mauvaise gouvernance sans précédent.

  13. Mthukuzi

    Il y aura toujours des frondeurs par rapport au travail de la CNTB, c’est le contraire qui m’etonnerait. A ce que je sache, la CNTB n’est pas la CVR qui doit, à tout prix, mettre en avant « la reconcialiation ». Dans ce cas, tous les « Basangwa » se mettraient à creer le desordre pour garder une part des proprietes mal acquises, pour des raisons d’ordre et de cohesion publique.
    Nous qui sommes de Nyanza-Lac savons bien d’où viennent une bonne partie de proprietaires terriens, surtout dans les zones peripheriques et la manière dont ces acquisition ont ete organisees.
    Je me permets d’ajouter que ces trois personnes citees ne representent pas les raptries dans leur ensemble et que la CNTB n’a ni le droit ni le pouvoir d’interferer lorsque deux ou plusieurs personnes se mettent d’accord pour partager terre ou autre bien. Par contre, la commission a pour mission principale de determiner les ayants droit dans tous les cas où elle est appelee à trancher.

  14. Nzobandora

    Apparemment on n’a pas la même signification de la majorité. Pourquoi le gouverneur et parlementaires mieux encore la présidence préfèrent tous suspendre les mesures de cette commission dirigée par un commissionnaire et extrémiste anti tutsi et hutus résidents.
    Hahahaha………

  15. Martino

    Commission national de terrorisme au Burundi.

  16. Viva FNL de Rwasa

    «Les problèmes ethniques n’existent plus. Seul la Cntb veut nous diviser et monter les rapatriés contre les résidents », lâche avec colère Capitoline Karenzo, 43 ans, mère de cinq enfants.

  17. DUBOIS

    « …D’après les habitants de Buheka, un certain Jackson collecte de l’argent pour le compte des agents de la Cntb. « Il s’agit d’un réseau composé de Gaparata, chef des rapatriés au niveau de la commune Nyanza-lac, Jackson, chef des résidents au niveau de la zone Kazirabageni, Kidorogo et Gaseke. » Ntawunyegeza umwotsi inzu iriko irasha !!!!

  18. mutima

    ntawunezereza bose, ce qui est evident est que la majorite de ce qui ont besoin des services de la cntb est satisfaite. il y a une partie de la population qui est revoltee par certains pour des raisons d,actualite, les elections.

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