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Sécurité

Insécurité accrue à la veille des élections

Le parti au pouvoir traverse une crise politique liée au probable 3ème mandat du président Nkurunziza. Les frondeurs sont menacés. Des hauts gradés de l’armée et de la police sont accusés d’intimider et de former des milices pour contrecarrer les manifestants. La population est très inquiète.

L’Office du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme accuse

Ce n’est pas très courant. D’habitude assez réservé, l’Office du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme au Burundi monte au créneau. Il désigne nommément certains officiers supérieurs de la police et de l’armée d’être impliqués dans ce climat d’insécurité, qui vise surtout les « frondeurs. »

Dans une note sur les menaces et intimidations probables contre les signataires d’une pétition contre un autre mandat de Pierre Nkurunziza, cet office, citant Audace Nimpagaritse, représentant des signataires, pointe du doigt des généraux issus de la rébellion du Cndd-Fdd, et proches du président Nkurunziza.

Il s’agit du Chef d’État-major de l’Armée Burundaise, le Général Major Prime Niyungeko, du Général Nshimirimana Adolphe, ancien Patron du SNR, ainsi que du Général Gervais Ndirakobuca, alias « Ndakugarika », chef de cabinet au ministère de la Sécurité publique et du Général de Brigade Audace Nduwumusi.

Dans une analyse de l’OHCDHB, cette note estime qu’il y a de fortes raisons de croire que les signataires de la lettre font effectivement l’objet de menaces, d’intimidations et de manœuvres diverses. Juste parce qu’ils ont exprimé des opinions libres mais qui ne sont pas partagées par certaines personnalités de leur parti politique (Cndd-fdd) et de l’appareil d’État.
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Le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana cité dans la formation paramilitaire

Les habitants des communes Nyanza-lac et Mabanda accusent l’ancien patron des services de renseignement de distribuer des armes en vue de mâter les contestataires d’un éventuel 3ème mandat du Président de la République. Il nie ces accusations.
Iwacu a mené une enquête à Makamba

Vue partielle du chef-lieu de la province Makamba ©Iwacu

Vue partielle du chef-lieu de la province Makamba ©Iwacu

Même si certains semblent minimiser l’ampleur de la formation militaire à Nyanza-lac, la population sur place est prise de panique.

G.K., un boucher habitant la colline Samvura en commune Mabanda n’y va pas par quatre chemins : « Le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana est en train de former militairement des jeunes à partir de la Tanzanie. Il compte ensuite leur donner des armes.»

Cette source soupçonne Bernard Hamenyimana, président du Cndd-fdd en commune Mabanda et d’autres membres de ce parti de cacher des armes chez eux qui seront distribuées aux personnes formées.
Ces jeunes, confie notre source, sont recrutés parmi les rapatriés et l’appât du gain reste la première motivation de s’engager. Et pour cause, souligne une autre source, chacun devrait en principe toucher autour de 100 mille Fbu le mois. De plus, une promesse de leur offrir des terres leur a été faite s’ils soutiennent la 3ème candidature du Président Nkurunziza.

Actuellement, soulignent nos sources, les recrues sont formées militairement en Tanzanie mais n’ont pas encore eu des armes. Le groupe recruté est composé exclusivement de jeunes rapatriés de Tanzanie. «La réunion de préparer la guerre si les gens manifestent contre le troisième mandat de Pierre Nkurunziza a eu lieu sur la colline Bukeye à Nyanza-lac », confie une source ayant requis l’anonymat.

Nos sources se souviennent de certaines personnalités ayant participé à cette réunion : «Il y avait Amossi Soudan et Gustave Niyondavyi, respectivement chefs des zones Nyanza-lac et Muyange, un certain Ndindi, un Imbonerakure habitant au chef-lieu de la province Makamba qui travaillerait au service de l’Urbanisme. »
Les informations recueillies sur place font savoir que le chef des Imbonerakure à Nyanza-lac n’était pas dans le secret car il est parmi les résidants.

Des positions en Tanzanie

Des Burundais qui reviennent de la Tanzanie en passant par Kabonga affirment avoir vu certaines recrues dans ce pays voisin : «Beaucoup de ces jeunes rapatriés sont installés à Kuwinka, d’autres mais en petit nombre sont dans les localités de Kurusoro, Kagunga Number One, Beswe et Ngonya. »

Dans la localité de Bulende, poursuivent nos sources, ces jeunes sont installés sur quatre positions : l’une dite Kibira dans la propriété d’un certain Migambi sur la rivière Zache. Cet homme selon des sources sur place, a joué un rôle crucial auprès du Cndd-Fdd alors mouvement rebelle : « Il a toujours accueilli les combattants de ce mouvement. »
Les autres positions selon les mêmes sources se trouvent à Kigara, en haut de la colline Kiziba, Nyaburembo et Kongorwe. D’après nos sources qui viennent de la Tanzanie, ces jeunes s’approvisionnent au marché de Karinzi qui ouvre mardi, jeudi et samedi: « Des fois, ils font leurs achats à Kigoma ou d’autres provisions peuvent venir du Burundi. »

Début de ces entraînements

D’après nos sources, tout commence le 24 janvier 2015. Le Lieutenant-Général Adolphe Nshimirimana organise une réunion sur la colline Mugumure de la zone Muyange en commune Nyanza-lac vers 11 heures. Selon un élu collinaire, l’ancien patron du service des renseignements a clairement dit que l’actuel président « doit se présenter aux prochaines élections. »

Pire, soutient l’élu collinaire, le Général a appelé aux personnes de tuer à coups de pierres toute personne qui s’opposera au 3ème mandat de Pierre Nkurunziza (Muzobatere amabuye abazovyanka).

Après cette réunion, poursuit notre source, l’ancien patron du SNR et ceux qui l’accompagnaient ont distribué des cartes d’assurance maladie aux démobilisés. Le groupe s’est ensuite déplacé vers la colline Kabo de Nyanza-lac avec le gouverneur de province, l’administrateur communal et les chefs des zones : « Le général leur a exigé de marcher à pied pour se rappeler des années qu’ils ont passé sur le champ de bataille. »

Ils sont alors passés par la 7ème avenue et ont marché jusqu’au Palm Hotel, situé près du lac Tanganyika à Nyanza-lac où une réception devait se tenir. Sur place, confie nos sources, le commandant du camp de Nyanza-lac, le gouverneur de province, l’administrateur communal et les chefs des zones ont été priés de sortir. Le groupe venu de Bujumbura est resté dans une rencontre à huit clos, ce qui a inquiété la population.

Quelques semaines après, se souvient cet élu collinaire, le Lieutenant-Général est retourné sur la colline Ruvumera chez un certain Gérard Simbanduku alias Nahasoni où il a passé la nuit. Certaines sources affirment que cet homme aurait des liens de parenté avec Adolphe Nshimirimana.

Quelques jours après cette visite, l’ancien patron du service national des renseignements a presque fait le tour de toutes les zones de Nyanza-lac. Il a été vu dans la localité de Rwaba entre Kazirabageni et Ruvumera. Puis il est passé par la colline Biniganyi de la zone Kazirabageni. Après sa tournée, révèlent les habitants de Kazirabageni, beaucoup de jeunes gens ont été vus transportant de gros sacs : « Ils sont passés par la localité de Bukeye, ont pris la route Nyabigina puis monté vers la colline Murinda et se sont dirigés vers les collines de Baraga et Mpakanira. » Le groupe est passé par Murekezi, puis parti à Kuwinka en République Unie de la Tanzanie.

Depuis, confie une autre source, les habitants de Nyanza-lac et Mabanda vivent la peur au ventre : « Certaines familles des résidents commencent à fuir également vers la Tanzanie, d’autres se déplacent vers Rumonge, ce qui présage le pire si rien n’est fait. »

Iwacu n’a pas pu rencontrer les autorités tanzaniennes pour qu’elles donnent leur version des faits.
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Réactions

Gilbert Nduwayo, « C’est un montage »

Gilbert Nduwayo gouverneur de Makamba ©Iwacu

Gilbert Nduwayo gouverneur de Makamba ©Iwacu

Le gouverneur de Makamba affirme que la sécurité est bonne dans sa province. Il parle d’un montage car aucun groupe armé n’est signalé dans sa province.

Gérard Simbanduku alias Nahasoni qui collabore avec le Général Adolphe Nshimirimana selon la population, nie les faits : «Je connais Adolphe depuis son enfance mais actuellement je ne le vois plus. » Nahasoni fait savoir qu’il ne peut pas participer aux réunions visant à verser le sang car il est pasteur.

Contacté par Iwacu, le Général Adolphe Nshimirimana balaie d’un revers de la main toutes ces accusations. L’ancien patron des services secrets burundais estime que ce sont « des gens qui veulent ternir son image. »

Le major Ndayisenga, commandant du camp Nyanza-lac a indiqué à Iwacu que cette réunion du 24 janvier n’a pas eu lieu. «Des rumeurs faisant état de la présence du Général Adolphe Nshimirimana sont récemment répandues à Nyanza-lac, mais je ne l’ai pas encore vu », soutient le major Ndayisenga.

Le colonel Gaspard Baratuza abonde dans le même sens : « Le commandant de la 5ème région militaire souligne seulement des cas de vols dans les ménages et des conflits fonciers. » Pour le porte-parole de la force de défense nationale, aucun groupe armé dans le sud du Burundi n’a été signalé. Par ailleurs, s’étonne le colonel Baratuza, la population ne peut pas apprendre que des gens font des formations militaires et ne pas le signaler aux forces de l’ordre.

Iwacu a contacté d’autres personnes citées dans ce dossier sans succès.

Festus Ntanyungu, les « frondeurs » tirent la sonnette d’alarme

Festus Ntanyungu : « C’est un état psychologique intenable. » ©Iwacu

Festus Ntanyungu : « C’est un état psychologique intenable. » ©Iwacu

« Nous ne pouvons plus bouger à notre guise comme par le passé. On peut inventer n’importe quoi et vous arrêter à n’importe quel moment. C’est l’incertitude du lendemain », témoigne Festus Ntanyungu. Ce « frondeur » sollicité par ses collègues pour communiquer avec la presse affirme qu’il y a des signataires qui ne logent plus chez eux. « C’est comme si nous étions en clandestinité», dit-t-il.

Rencontré chez lui au quartier Gihosha dans l’après-midi de ce lundi, M. Ntanyungu ne semblait pourtant pas inquiet outre mesure. Il n’a pas perdu sa voix de tonnerre qu’on entend souvent lors de ses interventions à l’Assemblée Nationale. Bien enfoncé dans un divan sur sa véranda, il laisse échapper : « Je suis militaire. A tout moment, je sais qu’on peut tirer sur moi. Mais je ne tremble pas ».

Mais le vieux militaire encore vert revient sur le même refrain : « Nous sommes dans l’insécurité. Nous ne savons pas ce que nous réserve le lendemain. C’est un état psychologique intenable. C’est la prison dans la maison ou dans un refuge ».
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La police ignore l’immunité parlementaire ou diplomatique
Le lendemain, le porte-parole de la police, le Colonel Liboire Bakundukize dira que la fouille chez le député Moïse Bucumi s’explique par le fait que le pays est dans une situation sécuritaire particulière. Il affirme que même les diplomates ne sont pas à l’abri d’une fouille perquisition.Ce fut un tollé dans les organisations de la société civile qui disent que la situation particulière dont parle le Colonel Bakundukize n’est ni plus ni moins que l’état d’exception. « Le porte-parole de la police vient de révéler que le pays est en état de guerre. Je défie quiconque voudrait prendre ces propos comme un simple lapsus », fait remarquer Pierre Claver Mbonimpa.

Un élu du peuple fouillé

Mardi le 31 mars à 6 heures. La police tambourine sur le portail du domicile du député Moïse Bucumi. Elle veut opérer une fouille perquisition dans sa maison. C’est une opération apparemment autorisée par le procureur de la République en mairie de Bujumbura parce que la police avait pris soin de se munir d’un mandat de perquisition. Mais là où le bât blesse est que le mandat légitimant une fouille dans le quartier Carama où habite le député ne donnait pas le feu vert de fouler au pied l’immunité dont jouissent les parlementaires.

« Nous avons laissé faire car nous savons que nous ne nous accusons de rien », souligne Odette Singirankabo, l’épouse du député. Elle indique que son mari se déplace comme son cœur lui en dit même après le retrait des policiers qui assuraient sa garde. « La preuve, martèle-t-elle, c’est qu’il est en mission à l’intérieur du pays ».

Odette Singirankabo indique que les jeunes trouvés chez elle sont des voisins et non des jeunes Imbonerakure qui assurent la sécurité de sa famille. Et de marteler que la Bible est le seul bouclier pour son mari et de toute sa famille. Sur ce, elle brandit sa Bible. Un de ses six enfants imite son geste. « Nous avons accueilli les policiers par un chœur de chants d’action de grâce à Dieu », clôt-elle.
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Témoignage des familles menacées

«La Bible est notre seule arme»

Odette Nsingirankabo : « La sainte Bible est ma seule arme.» ©Iwacu

Odette Nsingirankabo : « La sainte Bible est ma seule arme.» ©Iwacu

Après la vague de retrait des gardes à de hautes personnalités du pays signataires de la pétition, leurs familles se retrouvent sans aucune défense, à la merci de toutes sortes de violence. Cependant, Mme Bucumi Moise se dit sereine pour sa sécurité et celle de ses enfants : «Que peut faire même un peloton de policiers, si le destin s’acharne ! Rien !»

Même si elle se veut rassurante, la fouille perquisition effectuée chez elle ne l’a pas du tout plu : « Mon mari a l’immunité parlementaire. C’est étrange vu que les voisins n’ont pas été fouillés alors que le commandant qui dirigeait les opérations m’a affirmé que c’est tous les ménages de notre quartier qui sont concernés. ». Pour elle, l’important que sa famille n’à rien à se reprocher. Par ailleurs, « La Sainte Bible est ma seule arme ».
Une dame qui a requis l’anonymat dira qu’elle vit la peur au ventre après que son mari a apposé sa signature sur le document qui dit non au troisième mandat de Nkurunziza. « Comment n’aurais-je pas peur quand l’intolérance s’est déjà abattue sur les épouses d’Agathon Rwasa et du Général Godefroid Niyombare ? », fait-elle observer.

  15   Vos commentaires
  1. Gerard

    Ibisaka vy’imbwa biriko birasha. Abantu twibagira na ningoga. Abo mwita les frondeurs ko batiyamirije igiturire kibica bigacika, igihugu barakinyoshe kubera cancer ya corruption. Ubu ko babonye inyungu zabo bwite zigeramiwe bariko baratabaza. ABarundi dukwiye kurangwa n’ineza be n’ukuri, tugakundana kuko ntaho tuzoshirana.

    Ukoze ikibi kuri mugenzawe, ejo usanga gisutamye mu nzira kikurindiriye.

  2. Prosper

    Burundi is about to be a time bomb. if Kagame does not play well he is going to be cought in his own trap soon …. he is planning against Burundi supported by few short sighted burundians … will he succeed ? the time will tell. Burundi has been a surprise to the arabs in the 18th century, Burundi has been a surprise to anti peace in Somalia, Burundi has been a surprise when its inhabitant realized they were one and worked toward peace agreement …. in the same way, more surprises to come ….. Kagame , Kagame …. !!!!!!!!!!!!!

    • Ndikumana Roger

      @Prosper
      Tu te caches derrière un pseudo pour manquer de respect aux gens qui n’ont rien à avoir à la politique burundo- Burundaise, en prétendant être plus patriotique que les patriotiques!!!!
      Where in the above article do they talk of Kagame?
      Where?
      Are you mentaly disturbed?
      This is what we call misleading people!
      NB: Put your comment right and say that whatever problems we have,…igihe kizogera twogorore kandi tubane neza mumahoro,….something I personally bilieve in,…ariko ureke gushira isoni abantu.

  3. RUGAMBA RUTAGANZWA

    Certains tenors du CNDD-FDD comme Adolphe NSHIMIRIMANA finiront leurs jours à La Haye comme Gbagbo….! Rien, alors rien ne justifie la création de milices paramilaitires quand on est au pouvoir et qu’on contrôle les Forces nationales de défense et de sécurité..On aura tout vu dans ce pays…avec ce Gouvernement incompétent, corrompu et violent..! Le ridicule ne tue pas…!

  4. Mpebentwenge

    Monsieur Kaiser,

    Trouvez vous normal que le gouvernement burundais et sa justice d opérette soient incapables de nous donner l identité des rebelles ayant attaqué a Cibitoke!
    La RPA, le journal Iwacu ont fait des enquêtes plus fiables

  5. KAISER

    Les uns fouillent d’un coté, les autres fouillent de l’autre. J’ai attendu en vain que les radios RPA et consorts nous disent l’identité des rebelles qui ont attaqué le Burundi fin décembre. Ces radios qui sont capables d’aller débusquer un assassin en Somalie, des formations militaires à Kiliba, n’ont soufflé mot sur ces attaquants. Conclusion ?….

    • rita

      Attention au fanatisme zelé qui ne peut mener qu’à la cécité intellectuelle!!! Chacun est appelé à apporter sa contribution pour l’intérêt général, y compris l’individu lambda comme kaiser!

      • KAISER

        @Rita. Beaucoup de gens n’ont pas la cécité, mais plutot portent les visières comme les chevaux, qui ne leur permettent pas d’explorer tout le champ de la vision. Si je donne une opinion différente de celle que tu attends, moi le citoyen lamda ou gamma, j’exerce mon droit démocratique. Je ne nie pas pas ce que rita dit, mais j’élargis le domaine de réflexion. Si j’avais écrit un article en faveur du pouvoir, quel commentaire toi, tu aurais posé sous cet article? … mais je ne t’aurais pas traité de fanatique. Tu as droit de penser comme bon te semble.

    • Rupande

      Monsieur Kaiser, il ne faut pas mentir;
      Tous les media Burundais y compri la RPA ont bel bien dit que se sont les Imbonerakure qui avaient attaqué le Burundi en Décmbre, que ces Imbonerakure commandés par Adolphe Nshimirimana preparent même d’autres massacrés et qu’ils vont tuer tout individu qui s’opposera au 3è mandat de Nkuru.

    • vuganeza

      @kaiser
      Ils travaillent avec eux,ce sont des montages et ce sont des perturbateurs de notre sécurité,mais un jour bazovyishura ubwo buryo bwo guturira bafise buzoteba buhera!

    • L'histoire est en marche

      A ton avis à qui devrait-on demander l’identité de ceux qui ont attaqué à Cibitoke? Ninde abifitiye ububasha kandi twahaye n’uburyo bwose tubicishe mu makori twirirwa turantanga? Je trouve complètement irresponsable de mettre sur le même pied d’égalité un gouvernement élu parfaitement légitime et des radios privées. Ces dernières peuvent, en effet, participer à la manifestation de la vérité quand elles le peuvent. Cependant, c’est une obligation pour le gouvernement du Burundi de dire au peuple dont il est chargé d’assurer la sécurité ceux qui ont attaqué à Cibitoke il y a quelques mois.

  6. Gakwikwi

    Continuez a fouiller vous finirez par trouver.
    Dans la meme journee des personnes afirment avoir vu deux fois le General Adolphe autour de la rpa et d’autres affirment l’avoir vu a Ruyigi penda une certaine periode couvrant le jour des infos de la rpa. Finalement il est devenu omnipresent partout dans le pays. Des rumeurs affirment aussi qu’il serait ce jour la hors du pays.
    Fouillez bien sans penchant. Ce sera un grad plaisir de trouver la verite et ce sera une de vos reussite journalistique memorables.

    • Ndizeye Claudia

      Bon article, on comprend finalement qu’il nya pas de formation de milice comme le confirment les differntes autorités concernées. Il n’ya pas pas non plus d’armes distribuées par celui qu’on accuse. Mais une chose est etrange! on dirait que le Gén Adolphe est un prisonier qui n’a pas droit de circuler!!! Et quand il se déplace il est en train de distribuer des armes!!! Il faudrai bien suivre ces propos;Hier on parlait de la formation des jeunes Imbonerakure à KILIBA ONDES,il s’est averé que ce n’était que faut.Mais au début de l’annéé ;une attaque a eu lieu en provnce CIBITOKE par un groupe lourdement armée qui voulait par après renverser le Pouvoir CNDD-FDD après avoir tué tous les jeunes Imbonerakure du parti CNDD-FDD. Quelle est l’identité de ce groupe armé? N’est ce pas ce groupe même qui été en formation en RDC qui serait encore entrain de se reconstituer pour de nouvelles attaques sur les burundais en géneral ,et sur les jeunes du parti CNDD-FDD en particulier.
      Souvenez vous qu’après attaque à CIBITOKE, certains médias,l’opposition et certains orgnisations de la société civile très actives en politique comme FORSC,OLUCOM, APPRODH de Mbonimpa, FOCODE ,…avaient condamné les forces de l’ordre qui ont défendu le pays en les accusant qu’ils ont tiré sur les rebelles!!! Au moment où les forces vives de la Nation condamnaient sans cesse l’attaque.

  7. Voilà les projets de ceux qui veulent ce mandat de trop.!!!
    Mutima niwe ubwirwa

    • Canca

      « L’ancien gouverneur de la province de Cibitoke Zéphyrin Barutwanayo a passé sa première nuit à la prison centrale de Mpimba. Ce signataire de la pétition demandant au président de la République de ne pas briguer un 3ème mandat à la tête du pays avait été convoqué par le parquet général près la Cour anti-corruption ce jeudi. Après son interrogatoire, il a été arrêté sur le champ et conduit à Mpimba le soir de ce jeudi. Il a été accusé de détournements de fonds quand il travaillait à l’inspection générale de l’Etat, mais ses proches y voient une manière de poursuivre et malmener ceux qui s’opposent au 3ème mandat de Nkurunziza. Selon certaines informations en provenance de sa famille, il y aurait même un plan de saisir ses biens qui se trouvent dans la province de Cibitoke. [isanganiro/bonesha/rpa] » Gutwara umwumwe hanyuma bumigwe !!! Et les autres ?

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