Vendredi 19 août 2022

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Prix du carburant :  » Que les politiciens burundais cessent de nous tromper ! »

13/08/2011 Commentaires fermés sur Prix du carburant :  » Que les politiciens burundais cessent de nous tromper ! »

Réagissant à la publication de [la dernière structure du prix du carburant->https://www.iwacu-burundi.org/spip.php?article611] annoncée par le gouvernement burundais, Zenobe, lecteur d’Iwacu, livre son analyse.

A. Après des recherches sur le net, voici comment les prix du pétrole ont évolué depuis jan 73 au mois de décembre 2008. Pour les intellectuels, il faut interpréter le graphique ci-dessous et tirer des conclusions sur les raisons qui ont pousse les politiciens burundais de faire monter les prix du carburant même si le coût sur le marché international diminue. [{Malheureusement, nous n’avons pas eu de lien vers le graphique cité, alors que nous avions envoyé un email à Zenobe… Est-ce possible de l’avoir?

1. Pour moi, ce qui est paradoxal, comment expliquer la montée des prix sur le marché de Bujumbura en 2008 jusqu’ a nos jours alors que le prix du baril a chute de 132.5$/baril pour arriver en décembre 2008 a 41.5$/baril (généralement en baril = 159 litres).
Pendant ce temps est ce que le prix du carburant sur pompe a diminué pour autant à Bujumbura ? Non.
2. Comme le prix du baril est passé en 09/2009 a 68.4$/baril la moitie de celui de 07/2008 de 132.5$/baril, comment expliquer que les prix sur pompe a Bujumbura sont toujours restés supérieurs a ceux de 07/2008 ou le prix du baril était de 132.5$/baril. Paradoxal.

Lisez vous-même l’évolution du prix du pétrole sur le marche international, et vous tirerez des conclusions pour montrer que le ministre du commerce reste toujours manipulée par les tops du Burundi pour lui imposer de force les prix du carburant sur pompe. Pour moi, cette baisse lui a été dicte par ces derniers qui au vu des Burundais est considéré comme une honte pour la nation. Que ces gens la ne continuent plus a narguer la nation toutes entière. Je pense qu’Edmond Toyi pourra leur décerner la fameuse médaille de la honte pour ce weekend prochain.

B. « La crise financière asiatique mit un terme brutal à l’embellie des prix à partir de 1997. Le déclin des prix s’accentua jusqu’en février 1999 pour atteindre 10 dollars américains/baril. Puis à partir de mars 99, à la suite d’un accord de réduction de la production des pays de l’OPEP mais aussi d’Oman, de la Fédération de Russie, de Mexico et de la Norvège, les prix n’ont cessé d’augmenter jusqu’à atteindre plus de 30 dollars américains/baril un an plus tard. L’OPEP décida alors d’augmenter la production avec comme objectif de stabiliser les prix entre 20 et 25 dollars américains/baril.
Les prix redescendirent à nouveau à partir de décembre 2000 pour se stabiliser autour de 28 dollars américains. A la suite des attentats du 11 septembre 2001 une légère hausse a eu lieu, mais très rapidement, du fait d’une baisse de la demande en fuel d’aviation et des perspectives de stagnation de la croissance économique qui prévalaient jusqu’alors, les cours ont à nouveau plongé et l’OPEP a décidé de réduire sa production à partir de janvier 2002 à condition que les pays hors de l’OPEP contribuent également à cette réduction.

Depuis le début des années 2000, le cours du pétrole a connu un niveau historique très élevé et une hausse constante depuis 2001. La moyenne des prix du pétrole* a été de 18.5$ environ sur la période 1985-2000 alors que depuis 2000, celle-ci est de 41.6$ » (2000-2007) soit 0.260 $/ litre et 325 franc burundais/litre. Cette hausse très importante s’explique notamment par le dynamisme de l’économie chinoise et l’émergence de pays nouvellement industrialisés qui tendent à augmenter leur consommation d’énergie ainsi que par l’amélioration des conditions économiques dans certaines régions du monde et en particulier aux États-Unis (qui se retrouvent de ce fait devoir faire face à une certaine tension au niveau des stocks nationaux). Les sous-jacents ne suffisent cependant pas à expliquer le développement des cours du pétrole sur les années 2003-2004. Ceux-ci ont, en effet, également été fortement influencés par des su-réactions spéculatives en relation avec les perturbations potentielles au niveau de l’offre (évènements en Irak, par exemple) ou de la demande (faiblesse et baisse des stocks américains). »

C. Voici comment les prix se portent aujourd’hui sur le marché international Incroyable séance. Le Pétrole a perdu 10,39$ à Londres pour atteindre 110,80 dollars le baril. A New York, il perd 9,44$ et passe sous la barre des 100$ à 99,80$ le baril. L’or, valeur refuge, a également subit les foudres des investisseurs et repasse sous la barre des 1’500$. L’argent perd 10%. Le prix du pétrole à plus de 100$ du baril est en train de paralyser l’économie américaine qui a vu une envolée des demandes hebdomadaires d’allocations chômage. C’est historique, le Pétrole vient de passer les 100$ à New York et le Brut de Brent de la mer du Nord dépasse les 111$.
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Ajusté à l’inflation de 2010 : 1999 $21.62, 2000 $34.65, 2001 $28.32, 2002 $27.62, 2003 $32.82, 2004 $43.42, 2005 $55.80, 2006 $63.02, 2007 $67.37, 2008 $92.31, 2009 $54.24, 2010 $71.57

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