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Muyinga/Rugari : Qui a attaqué les militants du CNL ?

23/08/2019 Edouard Nkurunziza Commentaires fermés sur Muyinga/Rugari : Qui a attaqué les militants du CNL ?
Muyinga/Rugari : Qui a attaqué les militants du CNL ?
Pour Joseph Nkurunziza, c’est comme si l’attaque avait été préparée longtemps avant.

Des militants du parti CNL de retour d’une cérémonie d’ouverture de leur permanence à Muyinga sont tombés dans une embuscade de ” malfaiteurs “, dimanche 18 août, à Rugari. Bilan : un mort et des blessés. Les militants du CNL incriminent des Imbonerakure qui réfutent complètement l’accusation. Deux reporters d’Iwacu ont mené l’enquête.

Par Edouard Nkurunziza et Fabrice Manirakiza

A Rutoke, une attaque-surprise fait 9 victimes, dans la nuit du 18 au 19 août. 8 blessés, 1 mort. Tous des militants du CNL. Les agresseurs : des Imbonerakure selon les victimes. L’administration, la police parlent plutôt de “criminels”. Mais que s’est-il réellement passé ? Retour sur les faits.

La panique au soir du dimanche 18 août

Les militants du CNL, présents à l’inauguration de la permanence, ignoraient une tragédie imminente.

La circulation est intense au chef-lieu de la province, Muyinga est animée. Des groupes de personnes de tout âge, d’un pas pressé, silencieux. Des motos, des vélos roulent à toute vitesse. La plupart, des militants du Congrès national pour la liberté (CNL) rentrent de l’ouverture de la permanence provinciale du parti qui s’est faite dans l’après-midi de ce dimanche. Il y a un grand mouvement vers le parking du chef-lieu de la province. Il près de 17 heures.

“Pour leur sécurité, nous leur avons conseillé de rentrer par groupe de cinq “, confie David (un pseudo). David est un des responsables du CNL à Muyinga. La peur est totale.

Les militants ont plié et dissimulé dans des sachets les habits à l’image du parti (pulls, foulard et autres chapeaux)
“C’est une stratégie car avec les uniformes ils ne feraient pas deux pas sans se faire arrêter par des Imbonerakure”, explique toujours David.
Tout à coup, une voiture de type ” Allion “, couleur blanc cassé. Elle freine à la hauteur du groupe de David. Ils sont quatre. David et les autres camarades s’arrêtent, pris de peur. La voiture repart, tourne à droite et s’arrête de plus belle. Personne n’en descend.

“C’est le président des Imbonerakure à Muyinga qui fait des tours pour repérer certains parmi ceux qui rentrent des cérémonies d’inauguration de la permanence. Il a changé de voiture pour passer inaperçu” lâche David, avant de s’éclipser à la minute, ainsi que les deux autres.

Des téméraires tout de même : devant les bureaux du commissariat régional de police, un jeune homme se couvre du drapeau du CNL. Il s’avance, fier, rassuré, nonchalant. Un vieil homme, paré d’un tricot et d’un chapeau aux couleurs du CNL, également. Des passants les regardent, les admirent, murmurent entre eux à voix basse…

Le dimanche dernier, c’était le jour de l’ouverture de la permanence provinciale de Muyinga.

L’atmosphère, au chef-lieu provincial, reste tendue jusqu’aux environs de 18h.

Mais à Gasenyi, à plus ou moins un km dans la direction de Kobero, une situation plus préoccupante. Environ trois cents cœurs battent à rompre, dans la permanence qui vient d’être ouverte. Près de 300 hommes, militants du CNL de la commune Giteranyi, désemparés.

Faute de transport jusqu’à Giteranyi, ils ont décidé, avec l’aval des représentants provinciaux du parti, de passer la nuit dans leur permanence. Giteranyi est très loin : environ 60km. Néanmoins, le commissaire provincial de police vient d’ordonner de les faire sortir.
Des tractations entre ce dernier et les représentants du CNL débutent. Dans la permanence, les militants du parti d’Agathon Rwasa attendent, désespérés, ce qui sortira des tractations…

La débandade

Les ”négociations” échoueront. Selon des membres du CNL qui étaient dans la permanence, vers 22h des agents de police investissent les lieux. Ils exigent que les militants sortent.

Une fois dehors, les Inyankamugayo décident de passer la nuit sur une place publique. Ils prennent la route vers les bureaux de la province Muyinga. “Nous allions passer la nuit devant ces bureaux. Là, nous nous disions que la sécurité serait assurée “.

La procession est pilotée par Jacqueline Uwizeye, représentante des femmes militantes du CNL en province Muyinga. Elle est originaire de la commune Giteranyi. La foule avance, environ 500 m, avant d’être stoppée par Jérôme Ntibibogora, le commissaire provincial de police. Sèchement, il leur signifie qu’il ne veut pas les voir en masse. L’ordre est donné. “Policiers, faites votre travail “.

Et c’est le début d’une débandade et le départ vers la mort. Bloquée, sommée de se disperser, la foule s’arrête à côté de la route, au terrain de l’école fondamentale de Gasenyi. Elle s’assied par terre. Aussitôt, se rappelle Jacqueline Uwizeye, des policiers se jettent sur eux et commencent à les tabasser.

Perdus, ne sachant plus à quel saint se vouer, ils se dispersent dans tous les sens. “Les policiers nous ont dispersés sans ménagement”. Sauf que, après la débandade, les Inyankamugayo se retrouvent en deux groupes. L’un, de 50 personnes environ, est celui de ceux qui connaissent la ville de Muyinga, y ont des proches qui peuvent leur donner hospitalité pour la nuit.

D’après Frédéric Ntahondereye, le secrétaire exécutif du CNL en province Muyinga, certains militants de ce groupe sont allés chercher refuge chez le chef de la sous-colline Kinyota. “Il a accepté de les héberger, mais en même temps, il a appelé des Imbonerakure. Nos camarades ont été tabassés et délestés de leurs biens. D’autres ont été dépouillés dans les rues de Muyinga”. Ce responsable demande à la police de faire son travail. “Le chef de cette sous-colline doit être interrogé. Ceux qui ont dépouillé nos militants sont connus par tous. Pourquoi la police ne fait pas des enquêtes?”.

Le deuxième groupe, plus de 250 individus, décide de retourner chez eux, à faire la soixantaine de kilomètres vers Giteranyi à pied.

La route de la tragédie

Les Inyankamugayo ont été attaqués à cet endroit.

La foule s’engage dans la route vers Kobero. Au départ, Jacqueline Uwimana informe le commissaire Ntibibogora de leur décision de rentrer, à pied. Les deux se passent des contacts pour un rapide avertissement au cas où un incident surviendrait…

Le trajet Muyinga-Kobero se fait sur une route macadamisée. Depuis Gasenyi, cette dernière est bordée tour à tour par des champs de caféiers, de bananiers et d’eucalyptus. Les maisons d’habitation sont rares sauf sur quelques petits centres de négoce. La route n’est pas éclairée, la nuit.

Rassurés par le nombre, la procession des militants s’engage dans l’obscurité minimisant tout incident.

Mais, raconte Mme Uwizeye, à un moment donné, un de ces militants du CNL va se soulager au bord de la route. Dans la brousse, il est attaqué par des malfaiteurs. “Le temps que nous intervenions suite aux cris, ses habits se trouvaient déjà déchirés”.

Quelques 200 mètres plus loin, une moto avec trois personnes arrive. “Elle nous a dépassés en silence. Et ils ont braqué leurs torches sur nous.” Derrière la foule, une autre moto. “Ceux qui étaient à bord ont aussi allumé des torches. La moto restera pendant longtemps derrière nous avant de rebrousser chemin”.

Dans le groupe, certains ont peur. Mais les militants s’encouragent entre eux. “Nous étions soudés, déterminés, même les femmes. Le message de sérénité d’Agathon Rwasa, notre patron, nous avait réconfortés”, racontent de jeunes gens qui étaient dans la foule.

Le trajet est long. Après 16 km dans le groupe hétéroclite, des vieux, des femmes, des enfants, certains montrent des signes de fatigue. A bout de force, les militants épuisés marchent un peu derrière les autres.

L’embuscade

La plupart des victimes étaient des vieillards.

Et puis soudain…Telle la foudre, un commandement pour attaquer est donné. Une voix monotone, très haute, lance depuis une plantation d’eucalyptus : ” Assaut ! ”

Des individus surgissent. Jacqueline témoigne : ” C’était exactement minuit et 16 minutes, j’ai consulté ma montre”

A ce moment, la procession est arrivée au lieu appelé ” Kwitongo. ” Une brousse interminable faite de plusieurs hectares d’eucalyptus. Au loin (au moins 1km), se trouve le lycée et la paroisse catholique de Rugari…
Comme une armée folle, des dizaines de jeunes hommes surgissent en même temps de la brousse. Ils sont munis de machettes, de couteaux, des gourdins… “Ils ont immédiatement commencé à aiguiser leurs machettes sur le macadam. Nous voyions des étincelles jaillir. Et ils se sont attaqués à ceux qui étaient derrière”.

Surpris, le groupe des militants se ”désagrège”. Les gens courent partout. Certains ont déjà reçu des coups. Ils sont par terre, ils crient. Parmi ceux qui étaient devant, des jeunes courageux viennent au secours de leurs compagnons. Des affrontements éclatent.

Certains de ceux qui avaient pris fuite reviennent dans le combat. Des coups de machette pleuvent. Quelques blessés parmi les Inyankamugayo. Terrorisés, des enfants, des vieillards, prennent fuite. Ils sont poursuivis dans la brousse par des agresseurs.

Dans l’entretemps, Jacqueline Uwizeye téléphone le commissaire provincial de police et l’informe de l’attaque. Le commissaire lui promet un secours dans les brefs délais. Des policiers débarqueront une trentaine de minutes plus tard.

Mais avant l’arrivée de l’intervention policière, les combats se poursuivent. Et petit à petit, les rapports de force se renversent, les agresseurs sont numériquement minoritaires. “Nous étions plus de 260 hommes”, se rappelle Uwizeye qui pilotait la foule. De plus, pendant les affrontements, certains des Inyankamugayo avaient pu se procurer de gourdins, arrachés sur des arbres.

Quand la police arrive sur les lieux, trois des agresseurs sont déjà dans les mains des victimes. Le reste a pris le large. Côté Inyankamugayo, un certain Grégoire Nsavyumwami est mort. Sept autres sont blessés, certains grièvement : Joseph Nkurunziza, Marie Kanyambo, Véronique Naburegeya, Jacqueline Minani, Nicodème Miburo, Salomon Ruribikiye et Eric Manirambona.

Les trois jeunes agresseurs arrêtés (Jean Minani, Mariyamungu et Innocent) se sont tous révélés des jeunes du parti de l’aigle, habitant sur différentes collines de la zone Rugari. Jacqueline Uwimana soutient que la colère était à son comble. “Mais nous nous sommes gardés de nous venger. Cela aurait été un échec cuisant de notre part ”

Ils ont été remis à la police, tandis que les 7 blessés ont été emmenés à l’Hôpital de Muyinga pour recevoir des soins médicaux. Le 8è blessé a été retrouvé, lundi matin, dans la brousse, sans connaissance. Il a été dépêché au centre de santé de Gatongati.

Pour Joseph Nkurunziza, l’une des victimes, l’attaque avait été préalablement préparée. Il raconte que depuis Giteranyi, des jeunes Imbonerakure avaient essayé de les bloquer pendant de longues heures, histoire de les identifier afin de les traquer de retour.

Une attaque préparée longtemps avant? Iwacu a pu rencontrer un jeune homme qui se dit Imbonerakure. Son témoignage fait état de réunions auxquelles il dit avoir participé, ces dernières visant à malmener les Inyankamugayo qui se seraient rendus dans les cérémonies d’ouverture de la permanence provinciale. Iwacu s’est rendu à Nyamarumba, sa colline natale.

Témoignage

Selon lui, des réunions ont été organisées sur toutes les collines avant l’ouverture de la permanence provinciale du CNL. “J’ai participé dans plusieurs réunions. Dans celle de Cibare, la réunion était présidée par le chef des Imbonerakure à Cibare du nom de Witonze, Back et Etienne Budida, le président du comité provincial des sages, originaire de Nyamarumba. Les instructions étaient les mêmes partout : empêcher les Inyankamugayo de participer aux cérémonies”. D’après ce jeune Imbonerakure, ils avaient ordre d’informer toutes les antennes sur toutes les collines. “Ces responsables du parti nous disaient que ceux qui iront dans ces cérémonies doivent être tués. D’après eux, c’est le seul moyen de stopper ces Injavyi (fauteurs de troubles NDLR) qui veulent nous ravir le pouvoir”.

Selon toujours notre témoin, Shabani Nimubona, chef des Imbonerakure en province Muyinga a organisé des réunions dans toutes les zones de la commune Muyinga. “Dans ces réunions étaient conviés les administratifs à la base et les Imbonerakure. Ils avaient l’ordre d’intercepter les militants du CNL qui vont participer dans les festivités. De plus, il était prévu le dimanche de bloquer toutes les routes qui entrent dans ville de Muyinga”. Des menaces ont été lancées, poursuit-il, en l’encontre des Inyankamugayo pour les décourager. “A Nyamarumba par exemple, les Imbonerakure avaient l’ordre d’espionner pendant la nuit les vrais militants ou supposés membres du CNL”.

Et le jour J arriva

“Nous avions des instructions de dresser des listes de tous les militants de Muyinga qui sont présents dans ces cérémonies”. D’après lui, des Imbonerakure sur chaque colline ont été désignés pour suivre les cérémonies et dresser ces listes. “Quand nous sommes arrivés, certains militants du CNL étaient déjà rentrés. Nous avions eu peur d’entrer car il y a avait trop de monde et beaucoup de personnes nous connaissaient.

De plus, nous les avions menacés sur les collines. Etienne Budida, Mukono, un garde du corps de Shabani Nimubona, Gasongo originaire de Kiremba et plusieurs Imbonerakure étaient présents. Comme convenu dans les différentes réunions, nous avons dressé des listes. Certains Inyankamugayo ont rebroussé chemin en nous reconnaissant”.

Agathon Rwasa s’était joint, mercredi 21 aôut, à la famille de Grégoire Nsavyumwami, lors des obsèques.

Aux environs de 19h, indique notre source, les véhicules qui devaient ramener les militants de Giteranyi attendaient ses passagers. “Mes amis ont menacé les chauffeurs de brûler leurs voitures. Les propriétaires sont partis sans demander leur reste. Les militants du CNL sont restés à l’intérieur de la permanence”. Selon lui, ils avaient l’ordre de tabasser ceux qui étaient à l’intérieur de la permanence. “J’ai vu un Inyankamugayo en train d’être tabassé par des Imbonerakure tout près de l’Hôtel 108. On voulait le faire entrer dans une voiture de Shabani Nimubona. Il a réussi à leur échapper et il est retourné à la permanence.”

Par après, poursuit le jeune homme, les militants du CNL de Giteranyi sont partis à pied. Notre source avoue ne pas savoir ce qui s’est passé à à Rugari (lieu d’embuscade) car il est resté au chef-lieu de la province. Toutefois, il assure que Shabani Nimubona, Mukono, Gasongo et les autres Imbonerakure ont continué à circuler dans les cabarets jusqu’à 1h du matin pour traquer les CNL. “Certains militants du CNL n’ont pas dormi chez eux. Ils ont été traqués jusqu’à leurs domiciles”.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

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Réactions

Térence Manirambona : "Ce sont des actes qui font peur" "J'espère que la vérité sera connue après les enquêtes sur ce qui s'est passé à Rugari", indique Térence Manirambona. Le porte-parole du CNL demande aux militants de son parti de rester sereins "face à ces actes de provocation qui prévalent depuis un bon moment". Il appelle les Inyankamugayo de signaler tous ces actes d'agression à l'administration et à la police pour qu'elles ne disent pas qu'elles ne savaient pas. "Même si la réponse arrive tardivement ou jamais". Aux autres militants des partis politiques, Térence Manirambona leur demande de comprendre que la Constitution burundaise consacre le multipartisme et que tous les partis politiques doivent se respecter. "Il n'y a aucun parti ennemi du Burundi. Nous œuvrons tous pour le développement de notre pays et de nos concitoyens". C'est pourquoi, poursuit-il, nos idées sont annoncées sur la place publique pour que, le jour des élections, les Burundais puissent choisir librement. Aline Manirabarusha : "Je ne peux affirmer que ce sont des Imbonerakure" "Ils sont tombés dans une embuscade. Ça n'a rien à avoir avec les partis politiques", indique le gouverneur de la province Muyinga. "A 19h, ils faisaient toujours la fête. Ils n'ont pas pu trouver des voitures pour les déplacer. Je ne sais pas le problème qu'ils ont eu avec les propriétaires des véhicules qui les avaient amenés". Aline Manirabarusha indique qu'en tant qu'administratif, elle ne pouvait accepter que des gens dorment dans la permanence. Le gouverneur déplore ce qui est arrivé aux militants du CNL. "C'est triste, mais la faute incombe à eux". Premièrement, explique-t-elle, les heures des activités des partis politiques avaient été dépassées. D'après elle, c'est 18 heures. Deuxièmement, poursuit-elle, plus de 100 personnes ne pouvaient pas aller à 60 Km, à pied et de surcroit à 23 heures. Aline Manirabarusha demande à la population de Muyinga de continuer à sauvegarder la sécurité et d'intégrer les comités mixtes de sécurité. "Certains pensent que c'est réservé à un seul parti politique alors que c'est pour tout le monde". Jérôme Ntibibogora : "Ce sont des criminels " Le commissaire provincial de police à Muyinga rejette l'accusation d'avoir dispersé les militants du CNL. Jérôme Ntibibogora soutient leur avoir conseillé de chercher des hôtels, de chercher l'hospitalité. "Je leur ai rappelé que ces heures avancées sont réservées aux patrouilles de la police". Il assure que le représentant du CNL à Muyinga avait promis de gérer l'affaire, promesse qu'il n'a pas accomplie. Selon lui, les enquêtes sur le carnage de Rugari sont en cours. "Nous avons déjà arrêté trois parmi les criminels". Pour lui, ceux qui commettent de tels actes sont qualifiés de ''criminels''. "Nous ne nous focalisons pas avant tout sur leur identité politique". Au sujet de l'attaque, cet officier de police indique avoir interrogé les représentants provinciaux des Imbonerakure à Muyinga quant à leur responsabilité. "Ils m'ont dit qu'ils ne l'ont pas commanditée". Cependant, ajoute-t-il, les enquêtes se poursuivent. "Si les prévenus avouent avoir reçu l'ordre de l'un ou l'autre parmi ces derniers, nous allons l'arrêter".   Shabani Nimubona : "Qu'ils arrêtent de mélanger le sucre et le sel" Le chef des Imbonerakure en province Muyinga réfute toutes les accusations. "Aucun Imbonerakure n'est mêlé de près ou de loin à cette affaire". Shabani Nimubona assure que les jeunes du parti au pouvoir n'ont aucun problème avec les autres partis. "J'avais même une invitation de leur part. Personne ne peut accuser les Imbonerakure sur des choses qui se sont passées à 12h 43 minutes". Sur la question de savoir si les personnes arrêtées sont des Imbonerakure, Shabani Nimubona botte en touche. "Que la justice fasse des enquêtes". En ce qui concerne les réunions qu'il aurait organisées pour empêcher les CNL à participer aux cérémonies, ce responsable des Imbonerakure indique que pendant ce temps il était occupé à préparer l'Imbonerakure Day. "On ne peut les empêcher car le parti est reconnu par la loi. L'administration, la police et le parti Cndd-Fdd, nous voulions tous que la fête se déroule bien".

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