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Manassé Nzobonimpa ne connaît pas de répit

11/05/2012 La Rédaction 0

Son mandat à l’EALA a pris fin. Pourtant, il ne peut pas rentrer au pays car il craint pour sa sécurité. François Bizimana, un autre député sortant estime que la sécurité des citoyens incombe à l’Etat.

« Je ne peux pas rentrer au pays parce que ma sécurité n’est pas garantie », affirme Manassé Nzobonimpa. Ce député sortant de l’East African Legislative Assembly (EALA) indique que son retour au Burundi sera conditionné par le rétablissement de la sécurité au Burundi. Se basant sur différents rapports et surtout celui de Human Rights Watch, Manassé Nzobonimpa estime que la situation sécuritaire s’est détériorée au Burundi. Et de révéler qu’il est toujours menacé partout où il se trouve : « Je ne suis pas à l’abri du danger car des malfaiteurs me poursuivent toujours. » Il se demande comment il peut oser retourner au Burundi au moment où des malfaiteurs venus de ce pays veulent le tuer à partir d’un pays qui l’héberge : « cela serait me suicider. » Concernant ces bourreaux, Manassé Nzobonimpa ne préfère pas donner leur identité : « Tout le monde les connaît parce qu’ils sont souvent cités pour leur plan d’éliminer physiquement tous ceux qu’ils qualifient d’opposants. » Manassé Nzobonimpa fait savoir qu’il va en même temps poursuivre ses études et la politique : « Je suis chez moi parce que je me trouve dans la Communauté Est Africaine. »

Quid de la suppression des taxes sur les marchandises ?

Le député sortant à l’EALA compare cette mesure prise par le président de la République à la fameuse tolérance zéro : « Ce qui est important est d’augmenter le pouvoir d’achat de la population. » Pour lui, c’est aberrant d’annoncer des mesures censées protéger l’économie nationale et la population et instaurer en même temps un système appelé « Karaba turye igihugu » dont l’équivalent en français est « Préparons-nous pour détourner tous les biens du pays. » Il explique que c’est une façon de réduire la majorité des Burundais dans une extrême pauvreté. « Cela permettra alors au petit groupe de riches d’orienter le pays comme ils veulent car tout le monde dépendra d’eux », fait-il remarquer. Manassé Nzobonimpa invite tous les Burundais à refuser toutes les tueries et dilapidations du denier public mais sans user de la violence. Il reste convaincu que seule la solidarité des Burundais vaincra ce « groupe de malfaiteurs. »

La sécurité est une affaire de l’Etat

François Bizimana, lui aussi député sortant à l’EALA constate que le gouvernement reste le seul garant de la sécurité de la population. Pour lui, même si Manassé Nzobonimpa affirme que ce sont les services de l’Etat qui veulent l’assassiner, il devrait obtenir des garanties pour sa sécurité parce qu’elle reste une affaire de l’Etat. « Le gouvernement peut passer sur d’autres partenaires comme le président de l’EALA pour que Manassé soit protégé car la sécurité incombe toujours à l’Etat », constate-t-il. Elie Bizindavyi, porte-parole de la police nationale indique que ce corps assure la sécurité de tous les citoyens et étrangers qui sont au Burundi : « Nous collaborons avec la population dans ce travail. » Toutefois, signale-t-il, pour une personne qui se trouve dans une situation particulière, elle adresse une correspondance aux autorités policières qui à leur tour analysent son cas avant de prendre d’autres mesures pour sa sécurité.

Rappel des faits

Manassé Nzobonimpa est né en province Bubanza en 1957. Quand le mouvement CNDD-FDD devient parti et entre au gouvernement (2003- 2004), Manassé Nzobonimpa à travaillé à l’Etat major intégré de l’armée. Après les élections de 2005, il est devenu gouverneur de Bubanza. Il démissionnera lors de son élection comme secrétaire exécutif du Conseil des sages, en 2007 à Ngozi. Après avoir dénoncé certaines choses à l’interne du parti au pouvoir, il a été rayé de la liste des Bagumyabanga.

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