Jeudi 15 avril 2021
Iwacu

Au Coin du feu avec Adolphe Rukenkanya

Ils sont venus au coin du feu

Au Coin du feu avec Adolphe Rukenkanya

Dans le Burundi traditionnel, le soir, au coin du feu, la famille réunie discutait librement. Tout le monde avait droit à la parole et chacun laissait parler son cœur. C’était l’heure des grandes et des petites histoires. Des vérités subtiles ou crues. L’occasion pour les anciens d’enseigner, l’air de rien, la sagesse ancestrale. Mais au coin du feu, les jeunes s’interrogeaient, contestaient, car tout le monde avait droit à la parole. Désormais, toutes les semaines, Iwacu renoue avec la tradition et transmettra, sans filtre, la parole longue ou lapidaire reçue au coin du feu. Cette semaine, au coin du feu, Adolphe Rukenkanya.

20/02/2021
Propos recueillis par Hervé Mugisha Images : ©Droits réservés

Hommage à un chercheur d’or

antoine kaburahe

Les Burundais nous sommes très bons pour prononcer des oraisons funèbres. Je pense que parfois il faut rendre hommage aux gens de leur vivant. J’ai été agréablement surpris de voir que l’invité d’Iwacu « Au Coin du Feu » était Adolphe Rukenkanya. Cet homme a fait beaucoup pour l’athlétisme au Burundi. C’est lui qui a déniché et encadré ces athlètes qui ont porté haut les couleurs du Burundi. Aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, son poulain, Vénuste Niyongabo, décroche l’or. En fait, presque tous les athlètes burundais qui ont brillé sont passés dans le « moule » Rukenkanya. Quand Pierre Nkurunziza devient président du Burundi, il appelle au gouvernement son ancien professeur à l’Institut d’Education physique et des Sports. Ministre, Adolphe Rukenkanya est resté toujours le même : humble, discret, travailleur, sportif, amoureux du vélo. Pourtant, la vie n’a pas été tendre avec lui. Durant la crise de 1993, il a perdu beaucoup de membres de sa famille dans sa province de Karusi natale. Malgré ses blessures, il est resté un homme de paix. En lisant son interview, j’ai eu l’impression que le Burundi qui a beaucoup régressé en athlétisme pourrait « exploiter » l’expérience de ce retraité. Il dit garder encore ses moyens physiques et intellectuels pour servir. « Si quelqu’un est à l’affût d’une personne de mon profil professionnel, je suis prêt », dit-il.

Pour ma part, je garde de lui un souvenir personnel un peu émouvant. Alors qu’il était ministre de la Jeunesse des Sports et de la Culture, je l’avais invité pour le deuxième anniversaire du Centre Culturel de Gitega que j’avais lancé une année plus tôt. Durant son discours, il m’a qualifié « d’entrepreneur culturel » et a demandé un « standing ovation » pour moi. J’avoue que j’ai été très touché par cet hommage d’un homme que je respecte beaucoup. Espérons que le Burundi va profiter de la disponibilité de ce retraité pour chercher encore de l’or pour ses athlètes… Salut grand homme !

Antoine Kaburahe

Adolphe Rukenkanya(devant ), coach du club Brarudi lors de la compétition d'athlétisme dite

Votre qualité principale ?

Je suis passionné par ce que je fais. Je n’ai pas de demi-mesures. Soit je suis à fond ou non.

Votre défaut principal ?

Des fois, je ne suis pas souple. Je tiens absolument aux résultats que je me fixe.

La qualité que vous préférez chez les autres ?

La sincérité. Je déteste les personnes qui ont peur d’exprimer leur opinion alors que celles-ci peuvent faire avancer la société.

Le défaut que vous ne supportez pas chez les autres ?

L’hypocrisie et le mensonge. Un vilain défaut. Le genre de personnes qui peut te poignarder dans le dos.

La femme que vous admirez le plus ?

La chancelière allemande, Angela Merkel. Le prototype par excellence qu’une femme peut faire mieux que l’homme. Aussi, Michelle Obama, un modèle à mes yeux.

L’homme que vous admirez le plus ?

Barack Obama, le président français Emmanuel Macron. Il suffit de suivre de près ses discours… Un homme sûr de lui-même, ambitieux, qui sait là où il va.

Votre plus beau souvenir ?

La médaille d’or de Vénuste Niyongabo aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996. Toutefois, sa médaille d’argent sur les 1500 m aux mondiaux juniors d’athlétisme en Corée du Sud, en 1992 à Séoul, fut un acte fondateur. En lui, nous avons commencé à voir un champion en devenir.

Sinon, sur le plan personnel, je dirai ma nomination en tant qu’assistant à l’Université du Burundi au cours de l’année académique 1978-1979. Aussi, j’ajouterai que ma nomination au poste de ministre m’a fort surpris.

Je me souviens que ce jour -là, un ami, d’ailleurs un collègue de la présidence m’a appelé me disant : « Le 1er verre, ça sera moi !». A cet instant, je n’en revenais pas. Par après, il m’a dit que j’avais été désigné pour être ministre en charge de la Jeunesse et des Sports. Une belle surprise pour moi. Parce que contrairement à ce qui se dit, je ne m’attendais pas à cette nomination.

Votre plus triste souvenir ?

Lorsque j’ai perdu ma belle-fille en mars 2020 au Canada.

Quel serait votre plus grand malheur ?

Revivre les évènements sanglants de 1993. Ma famille a été décimée à Karusi juste après l’assassinat du président Ndadaye.

Le plus haut fait de l’histoire burundaise ?

La résistance de tous les rois qui ont lutté contre l’invasion des colonisateurs.

La plus belle date de l’histoire burundaise ?

L’accession à l’indépendance du pays, le 1er juillet 1962
.
En plus de 65 ans de vie, quel votre plus grand regret ?

Honnêtement, je n’en ai pas. Certes, je n’ai pas toujours vécu confortablement, mais je m’en suis toujours bien sorti. Et le hasard des choses a fait que j’embrasse à l’université une faculté à laquelle je n’étais pas prédestiné. Un choix, je pense, qui m’a permis de mener une belle carrière professionnelle. Pour revenir à votre question, je pense que mon regret aurait été de ne pas avoir saisi cette opportunité.

Qu’est-ce qui s’est passé ?

Trois mois après avoir intégré la faculté de droit à l’Université du Burundi, un professeur européen est venu me dire qu’il cherche des étudiants pour étudier à l’Institut des Sciences de l’Education physique. Jeune, un corps d’athlète, il m’avait remarqué depuis longtemps, je pense. Sans détour, malgré les foudres de ma sœur, j’ai sauté sur l’occasion et abandonné la faculté de droit.

La plus terrible date de l’histoire burundaise?

Toutes ces dates qui ont endeuillé le Burundi tout au long de son histoire.

Le métier que vous auriez aimé faire ?

Je suis très heureux par ce que j’ai eu comme carrière professionnelle : enseignant, grand entraîneur passionné. Mais, je ne peux pas nier qu’être pilote d’avion ne m’aurait pas tenté.

Le vélo, une vraie passion pour Adolphe Rukenkanya

Votre passe-temps préféré ?

Le vélo. C’est mon addiction.

Votre lieu préféré au Burundi ?

A Bujumbura, j’aime bien me prélasser au bord du lac Tanganyika en prenant un bon café. Quand je ne suis pas à Bujumbura, Bugarama est ma destination préférée pour son bon air. Sinon, il n’y a pas plus revivifiant qu’être chez soi à la campagne. Lorsqu’on se lève le matin, entendre les coqs chanter…

Le pays où vous aimeriez vivre ?

L’Australie. Ses grands espaces réservent un côté sauvage.

Votre rêve de bonheur ?

Une vie épanouie, décente. C’est d’ailleurs, ma prière. Chaque fois que je vais à la messe, je demande à Dieu de m’accorder une vie convenable et non la « surabondance » en ayant de quoi partager avec les autres.

Dieudonné Kwizera, Adolphe Rukenkanya,Venuste Niyongabo, Arthémon Hatungimana ( de la gauche vers la droite). C’était au cours d’une réception offerte par le CNO de retour des JO d’Atlanta en 1996

Un bref épisode que peu de gens savent des JO de 1996. A la dernière minute, contre toute attente, Vénuste Niyongabo a annoncé qu’il laisse tomber le 1500 m pour concourir sur le 5000m…

Une sacrée épreuve. Je me souviens d’ailleurs que beaucoup m’ont accusé d’avoir été soudoyé par le staff de Noureddine Morceli (l’Algérien concurrent direct de Vénuste, NDLR). Je dois avouer que la veille, il m’avait exposé ses préoccupations. En tant que directeur et entraîneur principal de la délégation, je pense avoir pris la bonne décision en le soutenant.

Quelle était la raison de ce revirement ?

Sur 1500 m, ce n’était pas gagné d’avance, car en plus de Morceli, les Kényans, les Marocains étaient craints. Ce que les gens ne savent pas, c’est que Vénuste avait les minima A qualificatifs, à la fois sur 1500 m et 5000 m. Et comme Dieudonné Kwizera avait les minima B, c’était idoine qu’il lui laisse une chance de se mesurer aux autres. La suite de l’histoire, vous la connaissez. Pour la toute 1ère fois, pour sa 1ère participation dans des Jeux olympiques, le Burundi a remporté une médaille d’or.

Comment avez-vous vécu ce moment ?

Que des frissons! Déjà lorsque la cloche retentit pour le dernier tour, tout le monde est debout, des cris d’encouragement de part et d’autre du stade olympique. A cause de l’émoi, j’avais du mal à sortir ma voix.

Une course interminable donc…

Voilà le juste mot ! Je retrouve ma voix lorsqu’il dépasse le Kényan Paul Bitok. A cet instant, j’ai vu qu’il peut arracher l’or. Et lorsqu’il franchit la ligne d’arrivée, je cours, je crie… D’ailleurs, je me souviens que j’ai voulu joindre un ami qui était au Burundi pour l’informer de la nouvelle. Il m’a fallu plus de 10 minutes pour composer le vrai numéro. Je tremblotais.

Voyez-vous le Burundi rééditer cet exploit ?

Il faut rester optimiste. Les talents sont là, nombreux. Aux responsables de mettre des instances habilitées, de faire feu de tout bois pour qu’ils éclosent très vite. En fait, le plus souvent, de la détection d’un talent et que ce dernier puisse s’exprimer au plus haut niveau, il faut plus d’une dizaine d’années. Pour qu’un tel exploit soit réédité, il faut bien d’efforts. Mais il faut aussi que le gouvernement, la fédération, le CNO ne misent pas sur un ou deux talents. Plutôt sur une fourchette très élargie d’athlètes pour augmenter les chances de détecter les talents.

Depuis peu, les compétitions scolaires n’ont plus la même côte qu’il y a 20 ou 30 ans. Une des causes des résultats qui vont decrescendo dans nombre de disciplines sportives?

Sans l’ombre d’un doute. A cette époque, la compétition scolaire a servi de locomotive. Pour tout dire, lorsque le sport secondaire a décollé cela a servi d’émulation dans le camp adverse. Sur les pistes, les militaires, les athlètes en provenance des provinces voulaient impérativement battre les élèves et vice-versa. Contrairement à ce qui se fait aujourd’hui, il y avait une obligation pour chaque école de participer. Une bonne habitude qui a disparu aujourd’hui.

Francine Niyonsaba qui a été redirigée vers le 5000m, la voyez-vous retrouver son niveau ?

Rien n’est certain. Pour le moment, elle doit se réadapter, intégrer les nouvelles techniques de course. Mais c’est une battante. Elle peut revenir à son meilleur niveau. Toutefois, personnellement, je pense que le plus grand challenge, c’est de se qualifier pour Tokyo. La suite, je ne doute point que la mutation sera bonne.

Toujours en forme à plus de 65 ans. Quel est votre secret ?

Honnêtement, je n’en ai pas. Mais, il faut essayer de vivre sainement, de faire du sport, d’éviter les excès (alcool, nourriture trop grasse, très salée), et de temps en temps s’amuser.

Votre plat préféré ?

De nature, je suis très frugivore. Et lorsque j’ai envie de me faire plaisir, je mange du poisson. Sinon dans mon alimentation, je donne une place de choix aux légumes et aux fruits.

Votre chanson préférée ?

Tout ce qui est de la bonne musique, j’adore.

Quelle radio écoutez-vous ?

Buja Fm, pour ses émissions sportives .Toutefois, de temps à autre, je fais le tour des chaînes locales pour écouter les émissions culturelles.

Avez-vous une devise ?

« Fais ce que tu as envie de faire, peu importe ce que les gens peuvent penser de toi ». Je suis convaincu que l’on ne peut se soustraire au préjudice des autres.

La délégation burundaise présente à Atlanta en train d’être reçue par l’ancien président d’alors ,feu Pierre Buyoya

Votre souvenir du 1er juin 1993 (le jour où le président Ndadaye a été élu) ?

La liesse populaire. La circulation quasi impossible sur certains axes de la capitale, et la déception dans le camp des Upronistes.

Votre définition de l’indépendance ?

Avoir la liberté d’entreprendre d’exprimer ses opinions, le respect de la différence dans la diversité.

Votre définition de la démocratie ?

La liberté de penser, d’adhérer, de critiquer. Mais aussi savoir les accepter.

Votre définition de la justice ?

Elle se résume à travers ce dicton : « La justice n’est pas forcément celle qui me donne raison. C’est lorsque elle s’exerce de façon impersonnelle, sans interférence aucune, quand bien même elle doit déplaire à certains »

Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, si jamais vous le redeveniez qu’elles seraient vos urgentes mesures ?

Ce serait une sacrée tâche! Lorsque feu président Nkurunziza m’a nommé, il m’a clairement notifié que ce ministère et réputé pour ses détournements. Une anecdote : quand j’étais en déplacement, il y avait des gens qui étaient toujours aux aguets. Il s’arrangeait à ce que tous les dossiers en attente soient vite traités à mon insu. De petites combines qui témoignent de la mauvaise foi de certains fonctionnaires.

-L’urgence serait d’assainir la gestion des deniers publics.
-Faire participer davantage les bénéficiaires(les acteurs de la culture, du secteur de la jeunesse, les mouvements sportifs) à l’établissement du plan d’action annuel.

Croyez-vous à la bonté humaine ?

J’y crois franchement ! Et je la croise tous les jours. Chaque fois que je fais du vélo, je vois combien les Burundais sont bienveillants les uns envers les autres sur la route. En pleine course, quelqu’un qui voit que tu as soif et te désaltère avec de l’eau ou te donne du maïs pour reprendre tes forces. Nul besoin de regarder si tu es tutsi ou hutu. Il te sert amicalement.

Pensez-vous à la mort ?

Qui n’y pense pas. Mais, j’espère vivre assez longtemps. Toutefois, je ne souhaite pas « traîner » longtemps sur cette terre en ayant perdu mes moyens physiques, mes capacités intellectuelles. Le moment venu, je souhaite partir dans la sérénité.

Si vous comparaissez devant Dieu, que lui direz-vous ?

Mon Dieu vous avez été très généreux avec moi. Je demande l’indulgence pour être à vos côtés pour toute l’éternité.

Bio-express

Adolphe Rukenkanya est né le 24 mars 1955 à Karusi. Ancien professeur d’éducation physique à l’Institut d’Education physique et des sports (Université du Burundi), ex-entraîneur du club Brarudi, expert de la fédération internationale d’athlétisme. Sa longue expérience comme coach attitré d’athlétisme l’a mené dans plusieurs pays (Rwanda, Madagascar, Sénégal, etc). En 2005, l’ancien professeur de biomécanique à l’institut de sport de Kigali troque ses habits de sportif pour entrer à la présidence de la République du Burundi en tant que conseiller au sein du bureau des études stratégiques et de développement. Un court passage puisqu’il sera nommé ministre des Sports et de la Jeunesse. Ancien membre de la Commission nationale pour l’Unité nationale et la Réconciliation, M. Rukenkanya est actuellement à la retraite. Il dit garder encore ses moyens physiques et intellectuels pour servir. Adolphe Rukenkanya est père de trois fils et grand-père de deux petites filles.

Forum des lecteurs d'Iwacu

5 réactions
  1. Philibert

    Bonjour
    Je ne peux m’empêcher de dire quelque chose sur Adolphe que je connais depuis mon jeune âge j’avais alors environ 10 ans ( j’en ai 56 ans aujourd’hui) . Lorsque je l’ai connu il venait d’entrer à l’UOB ( Université officielle de Bujumbura) , je me souviens encore qu’il avait un vélo de course et malgré le fait que nous habitions sous le même toit je ne le voyais presque jamais les weekend car il partait je ne sais plus où … à vélo . Adolphe admirait Eddy Merckx , le talentueux champion cycliste belge , il m’en parlait à longueur de journée et je n’y comprenais rien , alors rien du tout . J’ai compris qui était Merckx plus tard . Donc un grand sportif . Mais Adolphe est un homme juste et bon , gentil et travailleur , c’est un homme extrêmement fidèle en amitié, il n’abandonne jamais ses amis . Adolphe est un homme honnête comme on en trouve rarement sur terre. Lorsque j’étais journaliste j’ai eu l’honneur de l’interviewer au téléphone en direct sur la radio ccib fm+ , j’ai jubilé de plaisir , j’en ai toujours les frissons car j’ai donné la parole à un homme dont je connaissais la bonté et l’engagement dans tout ce qu’il faisait et pourtant je le connaissais depuis longtemps et mon admiration pour lui n’a cessé de grandir au fil du temps. Mr Adolphe Rukenkanya est un des représentants d’une race très peu représentée sur terre : une race de gens honnêtes et paisibles , une race de gens travailleurs et intelligents , c’est compliqué de réunir toutes ces qualités dans un seul être .

  2. Régine Cirondeye

    Que c’est beau de rendre hommage à cet illustre serviteur du pays aux résultats comptables, palpables! C’est une bénédiction rare de savoir de son vivant, que, plus que Iwacu, les sportifs, les amis, les étudiants, des inconnus pour lui comme moi, peuvent attester unanimement que exploits et réalisations professionnels mis en demeure, Adolphe Rukenkanya est avant tout ça et après tout ça, intore mu ntore, tel que chanté par Canjo Amissi. Et c’est ça la base de tout. Qui il est. Ubuntu. Kamere. Merci à Adolphe et à Iwacu qui, enfin, chante ce héros sportif. À lui, je dis, retraite gute? Pas encore. La mine d’olympiens potentiels au Burundi et dans la diaspora iragukeneye. Kudoo Adolphe. Longue vie.
    Régine (Ottawa).

  3. Twiyubake

    Tu as donné beaucoup à l’humanité
    Longue vie

    • janvier kabayija

      j ai connu adolphe comme un homme genereux.
      Il etait notre voisin à Bwiza 6avenue 58 dans les années 78-80 si mes souvemirs sont bons.
      , Nous lui rendons souvent visites avec mon grand frère , il nous racontait beaucoup d histoire. Nous sommes allés l encourager en competion cycliste lorsqu´il remporté pour la première fois la course face à ABDI Madanko.
      Nous avions autour de 10-12 ans. Quand il a demenagé en ville je crois beien à coté du terrain hellenique, il nous a laissé un bon cadeau ” ses genouillères. Nimba atibuka neza yaratugurira fanta aho yaba kwa RUHARA yotsa inyama kur 6avenue.
      Enjoy your retirement Big Man.

  4. Nshimirimana

    Pour avoir connu Rukenkanya comme prof , je ne peux que confirmer son « Ubuntu », son intégrité morale, son sens de la justice, celui qui ne jugeait pas à base de la forme du nez , du visage et que sais-je encore.
    Bonne retraite méritée Cher « Murya » . Les Iepesois (de l’IEPS) savent !

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