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Le Burundi peut-il s’inspirer du miracle cap-verdien ?

Chronique d’un rêve footballistique à bâtir Au cœur de l’Atlantique, un archipel de moins de 600 000 âmes tient tête aux géants du football africain et mondial. Le Cap-Vert, modeste par sa démographie, est devenu colossal par son audace. En CAN comme en Coupe du monde, il impose une leçon d’organisation, de fierté et de clairvoyance. À l’ombre de cet exemple lumineux, une question s’impose au Burundi : pourquoi pas nous ? Oui, c’est possible. À condition de bâtir, pierre après pierre, un édifice à 8 fondations.

I. Rallier la diaspora : moissonner l’or qui brille au loin
Le Cap-Vert a compris que sa richesse vivait aussi hors de ses frontières. Le Burundi possède ce même trésor en Belgique, Suisse, Suède, Norvège, États-Unis, Canada. Des fils aptes à servir la patrie. Il faut aller les chercher, les convaincre, les aimer. La nation se gagne aussi dans les stades étrangers.

II. Planter des serres de talents : les centres de formation
Nos rues regorgent de génies bruts. Mais un diamant non taillé reste une pierre. Il faut des centres modernes partout, avec méthode, éducateurs et discipline. C’est là que naissent les carrières.

III. Penser en décennies : un projet de longue haleine
La grandeur ne se décrète pas. Elle se prépare. Il faut un plan de 10 à 15 ans, qui investit dans les jeunes, forme les entraîneurs et dote le pays d’infrastructures dignes, loin des effets de manche.


IV. Exporter pour mieux régner : l’école des grands championnats

Un joueur qui joue la Ligue des champions revient en sélection avec l’armure de l’expérience. Le Burundi doit devenir une fabrique qui exporte ses pépites vers l’Europe. Plus ils grandiront là-bas, plus ils porteront haut l’étendard ici.


V. Allumer la flamme : l’amour du maillot

La force du Cap-Vert, c’est le serment. Rendre le maillot des Hirondelles désirable. En faire un symbole, une fierté. Qu’un joueur sente qu’il entre dans une famille quand il foule la terre burundaise.


VI. Professionnaliser la gouvernance

Pas de miracle sans sérieux. Il faut une fédération gérée comme une entreprise : vision, transparence, stabilité. Mettre le football à l’abri des querelles et des calculs à court terme.


VII. Élever le championnat national

Une grande sélection naît d’un grand championnat. Stades, sponsors, télé, salaires décents. Quand le championnat local vit, il forge chaque semaine des guerriers prêts pour la sélection.

VIII. Forger la mentalité des vainqueurs
La technique ne suffit pas. Il faut le mental d’acier, la préparation physique, la nutrition, l’analyse vidéo. Rappeler à chaque joueur qu’il porte 13 millions de Burundais sur ses épaules. Cette fierté-là se cultive.

Le Cap-Vert nous a donné une preuve : la taille d’un pays ne détermine pas l’altitude de ses rêves.
Au Burundi, nous avons la matière, la passion, la jeunesse. Avec constance, vision et rigueur, demain ce sera au tour des Hirondelles de faire taire les géants.

Patrick Sota

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