La désertion des enseignants burundais vers l’étranger atteint un niveau alarmant et fragilise l’ensemble du système éducatif, de l’école primaire à l’Université du Burundi. En cause, des salaires jugés insuffisants pour faire face au coût de la vie. Faute de perspectives, certains enseignants s’exilent vers Dubaï ou, par défaut, vers des pays voisins comme le Malawi et la Zambie. Un phénomène national qui inquiète élus et syndicats, désormais en quête de solutions urgentes.
Pour le professeur économiste Jean Ndenzako, ce phénomène migratoire révèle une dynamique qui dépasse la simple mobilité professionnelle. Pour lui, c’est une véritable fuite du capital humain, au cœur même de l’appareil éducatif, qui fragilise les fondations du développement national.
Introduite en 2006, la politique de gratuité scolaire au Burundi a d’abord concerné le cycle primaire avant d’être étendue jusqu’en 9e année en 2012. C’était dans le cadre d’une réforme du système éducatif. La mesure a été saluée par les parents et les syndicalistes mais elle présente plusieurs défis.
Entre efforts en santé publique et obstacles persistants dans ce secteur, fragilités du système éducatif, l’année écoulée a révélé des défis structurels qui continuent de peser sur la société burundaise.
À l’approche des fêtes de fin d’année, nombreux sont ceux qui cherchent à rejoindre leurs familles en province. Mais, entre la hausse des prix de transport et la faible disponibilité des bus dans certaines agences, voyager devient un véritable casse-tête malgré les assurances de la Sopebu sur la disponibilité des carburants.
Autrefois marquée par une effervescence particulière, la période précédant la Noël semble aujourd’hui plus discrète. À quelques jours de la fête, les marchés de Bujumbura affichent un calme inhabituel. Les préparatifs se font timides, freinés par diverses raisons qui traduisent un changement dans les habitudes des familles.
Du 26 novembre au 2 décembre 2025, le Burundi a lancé une campagne nationale de distribution massive et systématique de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA). Cependant, de nombreuses irrégularités ont été signalées. Certains habitants affirment que la couverture n’a pas été totale. Une situation qui suscite des plaintes dans plusieurs localités.
Dans certains quartiers de Bujumbura, la gestion des déchets ménagers suscite de plus en plus d’inquiétudes chez les habitants. Entre retards dans la collecte, absence de transparence sur les tarifs appliqués par les sociétés chargées de la collecte, les citoyens dénoncent une situation confuse et peu encadrée. Ils s’interrogent également sur le devenir de ces ordures abandonnées dans leur environnement.
Selon les statistiques mondiales sur le cancer de 2022 (Global Cancer Statistics), le cancer du col de l’utérus figure parmi les plus fréquents chez les femmes au Burundi. Il touche autant les jeunes femmes que les plus âgées. Dans cet entretien, le Dr Axel Védast Katembo, gynéco-obstétricien à Kira Hospital, rappelle les causes, les moyens de prévention et l’importance d’un dépistage précoce.
Novembre, est un mois dédié à la sensibilisation sur la santé masculine à travers la campagne « Novembre Bleu ». Le cancer de la prostate reste l’un des plus fréquents chez les hommes. Dr. Juvénal Kwizera, chirurgien urologue au CMCK (Centre médico-chirurgien de Kinindo), revient sur ses causes , ses conséquences et son traitement.
Dans plusieurs localités de la ville de Bujumbura, certains poteaux en bois servant au transport de l’électricité sont dans un état déplorable. Il y a ceux qui sont déjà pourris et tombés sur des infrastructures. D’autres sont sur le point de s’effondrer. Face à ce danger, les habitants demandent à la Regideso de réagir rapidement.
Chaque 2 novembre, l’Église catholique consacre une journée à la mémoire de tous les fidèles défunts. Une messe est célébrée et certains fidèles se rendent sur les tombes des leurs pour se recueillir. Mais, cette pratique n’est pas encore enracinée dans la culture burundaise. Aujourd’hui encore, certaines tombes sont laissées à l’abandon, un reflet de la diversité des perceptions autour de la mort et des pratiques de mémoire.