Dans le Burundi traditionnel, le soir, au coin du feu, la famille réunie discutait librement. Tout le monde avait droit à la parole et chacun laissait parler son cœur. C’était l’heure des grandes et des petites histoires. Des vérités subtiles ou crues. L’occasion pour les anciens d’enseigner, l’air de rien, la sagesse ancestrale. Mais au coin du feu, les jeunes s’interrogeaient, contestaient, car tout le monde avait droit à la parole. Désormais, toutes les semaines, Iwacu renoue avec la tradition et transmettra, sans filtre, la parole longue ou lapidaire reçue au coin du feu. Cette semaine, au coin du feu, Etienne Karatasi.
Dans son livre Les Identités meurtrières, Amin Maalouf s’interroge sur ce que signifie le besoin d’appartenance collective, qu’elle soit culturelle, religieuse ou nationale. Dans la vallée de Nyambeho, séparant les communes Gitega et Giheta, un monument vient d’être érigé. Il (…)
Mardi 11 septembre, les parlementaires se réunissent à l’hémicycle de Kigobe. Ils débattent le deuxième rapport de la Commission d’enquête des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme au Burundi du 5 septembre. Ce dernier a accusé Bujumbura (…)
Ils proviennent d’une même organisation, s’adressent au même pays. Pourtant, ils portent un regard tellement différent sur la situation burundaise. Le 9 août, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Michel Kafando, a brossé un tableau très positif, presque immaculé, (…)
Trente et une écoles et établissements secondaires n’ouvriront pas leur quatrième cycle de l’école fondamentale l’année scolaire prochaine. Une décision prise par le ministère de l’Éducation ce 3 septembre puisqu’ils n’ont pas obtenu plus de 20% au concours national. L’ordonnance (…)
Depuis la crise de 2015, la communauté internationale a toujours appelé au dialogue inter burundais inclusif. Une demande qui semblait être une épine dans le pied de Bujumbura. Cette semaine, deux événements politiques qui, de près ou de loin, ont (…)
La Région comme la communauté internationale se mobilisent encore pour amener les protagonistes dans le conflit burundais à s’asseoir ensemble. Le bureau de la facilitation vient de rencontrer les acteurs politiques à Bujumbura. Ce 22 août, le Conseil de sécurité (…)
15 août 1988- 15 août 2018, trente ans viennent de passer après la crise sanglante qui a endeuillé les communes de Ntega (Kirundo) et Marangara(Ngozi). Hélas, à ce jour, la lumière n’est pas faite sur ces événements tragiques. Des questions (…)
Deux ans avant les élections générales, le compte à rebours commence. Les états- major des acteurs politiques sont à l’œuvre. Pour les uns, il faut coûte que coûte se maintenir au pouvoir, le garder jalousement, le renforcer, avec le moins (…)
«Quoi qu’il arrive, je mourrai au Burundi». Phrase mélancolique et profonde que beaucoup de rapatriés prononcent quand ils foulent de nouveau le sol burundais après plusieurs années passées loin de leur terre natale. Une sorte de serment sacré. La faim, (…)
« Rumuri », le flambeau. C’est ce nom élogieux que l’on donne à un universitaire. Tout un symbole. Pour les Burundais, un universitaire devrait être un modèle de la société, un éclaireur de ses petits frères et parents laissés à (…)
Une décision ministérielle n’avait aussi provoqué autant de critiques et d’indignations. Le 26 juin dernier, la ministre de l’Education adresse une circulaire à tous les directeurs provinciaux de l’enseignement : des sanctions sont désormais infligées à tout élève victime ou (…)