Une phrase, et c’est l’explosion. « Le Burundi est un pays où la loi n’a plus de place » : les mots de l’ex-président de la CNIDH provoquent un tollé. D’un côté, la fureur des défenseurs du régime de Gitega. De l’autre, la méfiance des détracteurs. Le gouvernement, lui, balaie : direction les oubliettes.Mais la question brûle toutes les lèvres : pourquoi cette volte-face après six ans à la tête de la CNIDH ? Révélation tardive ou règlement de comptes ?
En vue de restaurer ses étudiants qui vivent dans des conditions déplorables, l’Université du Burundi (UB) envisage de faire appel à un service de restauration privé. Nombre d’intervenants dans ce secteur trouvent que cela devrait être la dernière option. S’il advenait que c’est le dernier choix, ils trouvent qu’il doit y avoir une implication de toutes les parties prenantes afin d’offrir ce service aux étudiants à un prix abordable.
Le congrès du CNDD-FDD tenu le 25 janvier 2026 à Gitega a confirmé la reconduction de Révérien Ndikuriyo à la tête du parti au pouvoir. Un choix de continuité qui divise la classe politique burundaise. Si certains y voient une décision logique, d’autres alertent sur ses implications pour l’avenir de la démocratie. Pour eux, c’est le sacre du statu quo.
La désertion des enseignants burundais vers l’étranger atteint un niveau alarmant et fragilise l’ensemble du système éducatif, de l’école primaire à l’Université du Burundi. En cause, des salaires jugés insuffisants pour faire face au coût de la vie. Faute de perspectives, certains enseignants s’exilent vers Dubaï ou, par défaut, vers des pays voisins comme le Malawi et la Zambie. Un phénomène national qui inquiète élus et syndicats, désormais en quête de solutions urgentes.
Pour le professeur économiste Jean Ndenzako, ce phénomène migratoire révèle une dynamique qui dépasse la simple mobilité professionnelle. Pour lui, c’est une véritable fuite du capital humain, au cœur même de l’appareil éducatif, qui fragilise les fondations du développement national.
Le 17 décembre 2025, un atelier de validation du document de « Stratégie nationale de Lutte contre la Corruption » a eu lieu dans la capitale politique Gitega. Ce texte comporte 6 axes stratégiques notamment la restauration de la culture d’Ubuntu. Pour la société civile et les économistes, l’élaboration d’un document stratégique constitue certes une étape importante, mais elle reste insuffisante si elle n’est pas soutenue par une volonté politique forte.
S’exprimant sur les jeunes burundais qui partent en Serbie, Me Jacques Nshimirimana, défenseur des droits de l’enfant et commissaire à la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’homme (Cnidh), estime que ce n’est pas une traite des êtres humains comme certains le pensent. Il préconise plutôt l’encadrement de ce mouvement par les services des migrations en collaboration avec le ministère burundais des Affaires étrangères.
Au campus Mutanga, un groupe d’étudiants fait la pluie et le beau temps. Un étudiant est rentré chez lui dans un état critique après avoir été tabassé par ce groupe qui n’a jamais été inquiété. Emile Mailo Nduwimana, l’étudiant agressé, ne peut pas étudier. Il va très mal. Appelée « Rumuri », (lumière en français), l’Université du Burundi brille aujourd’hui par ces bavures. Récit d’une histoire choquante.
26 morts et 7 blessés. Bilan d’une attaque armée perpétrée par un groupe d’hommes armés non encore identifié. C’était dans la nuit de ce vendredi à samedi 12 mai sur la colline Ruhagarika, commune Buganda de la province Cibitoke au Nord-Ouest du pays. Le gouvernement burundais parle d’un groupe terroriste.
C’est ce mercredi 9 mai que la distribution des cartes d’électeurs a débuté dans les communes de la mairie de Bujumbura. Sur différents centres d’inscription, les gens sur les files d’atteinte ont exprimé leur mécontentement. Au lycée Municipal de Musaga, (…)
Plus de 4 milliards de Fbu ont été collectés au cours de l’année 2017 dans le secteur minier, selon le bilan du ministère de l’Energie et des Mines. L’Olucome dénonce une mauvaise gouvernance dans ce secteur et parle de chiffres (…)
Il y a quelques mois, cinq garçons de la colline Gatwaro ont disparu. Deux d’entre eux viennent de réapparaître. Ils étaient emmenés en Tanzanie où ils étaient exploités. L’inquiétude est terrible dans la famille de Gatwaro : « J’ai laissé (…)