Dimanche 14 décembre 2025

Société

Grâce présidentielle pour Sandra et Kenny Claude, il y a peu d’espoir

02/12/2025 0
Grâce présidentielle pour Sandra et Kenny Claude, il y a peu d’espoir
« Il faut voir si leurs affaires ne s’écartent pas avec leur profession », dixit le président Evariste Ndayishimiye

Les chances sont minimes pour la journaliste Sandra Muhoza et le blogueur Kenny Claude Nduwimana de bénéficier d’une grâce présidentielle. Dans sa conférence de presse tenue ce lundi 01 décembre à Ntare House, le chef de l’Etat burundais a, à demi-mot, fait savoir qu’il faudrait bien analyser leurs dossiers et voir si les infractions commises sont en rapport avec leur profession.
« Il faut bien étudier leurs dossiers pour statuer sur leur éligibilité et surtout il faut d’abord s’assurer que leurs affaires ne s’écartent pas de l’exercice de leur métier », a répondu le président Ndayishimiye à la demande d’une grâce présidentielle pour ces deux journalistes poursuivis pour « atteinte à l’intégrité du territoire national », et « aversion raciale » pour Sandra Muhoza.

Si les raisons de leur emprisonnement sont des infractions qui n’ont rien à voir avec leur profession, a-t-insisté, il se pourrait qu’ils ne soient pas éligibles à la grâce présidentielle.
Selon lui, les dossiers de ceux qui ont bénéficié d’une grâce présidentielle comme l’affaire Floriane Irangabiye, ont été minutieusement passés à la loupe. « Et les critères sont formels, il faut suivre la loi ».

Comme Neva (surnom du Président Evariste Ndayishimiye), en tant qu’individu, a-t-il souligné, je peux leur accorder mon pardon mais comme président de la République, je dois respecter la loi et voir si cette grâce présidentielle ne comporte pas de risque.

« Il y a d’autres détails que les gens ignorent et il y a d’autres infractions que certains prisonniers peuvent commettre étant même en détention. Ce qui complique la donne », a tenu à préciser le président de la République.

Il semblait ne pas connaître l’affaire Sandra Muhoza dont la demande de libération de cette journaliste a été rejetée par la Cour d’Appel de Ngozi qui a décidé de la maintenir en détention.

Le chef de l’Etat a dû se faire briefer par l’ancienne porte-parole du parti au pouvoir. Elle lui a expliqué qu’il s’agit de la journaliste qui a affirmé via WhatsApp qu’il y a eu distribution d’armes blanches par le CNDD-FDD et qu’elle connaissait des cas.

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