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Au coeur du pays/Commune Nyanza : Des défis mais aussi des opportunités pour son décollage

Dotée d’un fort potentiel économique grâce à sa position frontalière et à son ouverture sur le lac Tanganyika, la commune Nyanza reste confrontée à de multiples défis, dont la pénurie d’eau potable, le chômage des jeunes et le manque d’infrastructures. Les habitants appellent à des investissements pour stimuler son développement.

Par Devis Gateretse, Fabrice Manirakiza, Roxana Ingabire et Félix Nzorubonanya

Nyanza bénéficie d’une position géographique exceptionnelle. Située à l’extrême sud-ouest du Burundi, elle s’étend sur plus de 40 km le long du lac Tanganyika. Elle compte 13 zones et 82 collines. Elle figure parmi les entités administratives les plus peuplées de la province de Burunga. Son territoire couvre plusieurs régions naturelles, notamment l’Imbo, le Mumirwa et le Buragane, connues pour leur fertilité et leur diversité écologique.

Comme plusieurs localités du Burundi, la région porte encore les traces des crises qui ont secoué le pays au cours des dernières décennies. Les événements dits de 1972, les déplacements de populations et les conflits successifs ont profondément affecté son développement économique et social. Aujourd’hui encore, certaines conséquences de cette sombre histoire continuent de se faire sentir, notamment à travers les tensions foncières liées aux mouvements de populations et au retour des réfugiés.

Beaucoup de conflits fonciers

La croissance démographique et les mouvements de populations exercent une pression croissante sur les ressources disponibles, en particulier les terres. Les conflits fonciers figurent ainsi parmi les litiges les plus fréquents enregistrés par l’administration locale.

Les différends opposent parfois des résidents à des rapatriés revenus de l’étranger après plusieurs années d’exil. Ces dernières années, de nombreux Burundais sont rentrés des camps de réfugiés, notamment celui de Nduta en Tanzanie. Une partie d’entre eux s’est installée à Nyanza afin d’y reconstruire sa vie.

Si leur retour est généralement bien accueilli, il entraîne parfois des tensions liées à l’occupation des terres ou à la restitution des propriétés abandonnées durant l’exil. Selon plusieurs habitants, l’arrivée de nouveaux ménages exerce également une pression supplémentaire sur les ressources locales et contribue à la hausse du coût de la vie dans certaines localités.

Les autorités locales multiplient les initiatives de médiation afin de préserver la cohésion sociale et d’éviter que ces différends ne dégénèrent en conflits ouverts.

Une position stratégique pour le commerce régional

La proximité avec la Tanzanie constitue l’un des principaux atouts de Nyanza. Historiquement, les échanges transfrontaliers ont joué un rôle important dans l’économie locale. Les commerçants traversaient régulièrement la frontière pour vendre ou acheter divers produits contribuant ainsi à l’animation économique de la région.

Cependant, plusieurs obstacles limitent aujourd’hui cette dynamique. Selon l’administration communale, les conditions de circulation entre les deux pays se sont durcies au fil des années. Le document frontalier « Ujirani Mwema » qui facilitait autrefois les déplacements des habitants des zones frontalières de la région de Kigoma n’est plus délivré comme auparavant.

Section dégradée de la RN3 à Nyanza. Cette route en mauvais état complique la circulation des personnes et des marchandises

Cette situation complique les activités commerciales et expose certains ressortissants burundais à des arrestations lorsqu’ils traversent la frontière. Les jeunes sont particulièrement touchés par ces restrictions, eux qui cherchent souvent des opportunités économiques de part et d’autre de la frontière.

Les commerçants locaux estiment que la relance des échanges transfrontaliers pourrait contribuer à réduire le chômage et à stimuler l’économie de la commune. Plusieurs d’entre eux plaident pour un dialogue renforcé entre les autorités burundaises et tanzaniennes afin de faciliter les mouvements des populations vivant dans les zones frontalières.

Par ailleurs, ils appellent à la réhabilitation de la route nationale n°3 reliant Bujumbura à Nyanza.
Selon eux, cet axe est vital pour le développement économique de la commune. Son amélioration faciliterait le transport des marchandises, réduirait les coûts de déplacement et renforcerait les échanges commerciaux avec le reste du pays. « Une route en bon état permet également de mieux valoriser les productions agricole, halieutique et touristique de la région ».

Agriculture et pêche sont les piliers de l’économie locale

L’économie de Nyanza repose principalement sur l’agriculture et la pêche. Ses terres fertiles permettent la culture du maïs, du manioc, du riz, de la patate douce, du haricot et de nombreuses cultures maraîchères.
Les producteurs sont malheureusement confrontés aux aléas climatiques, à la hausse du coût des intrants et aux difficultés d’écoulement des récoltes.

Dans les zones proches du lac, la pêche constitue une activité essentielle pour des milliers de familles. Chaque jour, des pêcheurs approvisionnent les marchés locaux et d’autres régions du pays en poissons.

Malgré ce potentiel, les acteurs du secteur font face à plusieurs difficultés. Les pêcheurs dénoncent notamment le coût élevé du matériel, la diminution des captures à certaines périodes de l’année ainsi que les difficultés de conservation du poisson. L’absence d’infrastructures modernes de stockage limite également les possibilités de valorisation de la production.

Le mauvais état de certaines routes complique le transport des produits vers les marchés.

Un potentiel touristique encore peu exploité

Avec ses plages naturelles, ses paysages lacustres et sa biodiversité, Nyanza possède également des atouts touristiques indéniables. Le lac Tanganyika, l’un des plus grands lacs d’Afrique, constitue à lui seul une attraction majeure.

Pourtant, ce potentiel reste largement sous-exploité. Les infrastructures d’accueil demeurent limitées et les investissements dans le secteur touristique restent insuffisants. Plusieurs sites naturels susceptibles d’attirer des visiteurs nationaux et étrangers sont encore peu connus.

Les autorités locales estiment que le développement du tourisme pourrait créer des emplois pour les jeunes et générer des revenus supplémentaires pour la commune. Elles plaident pour davantage d’investissements dans les infrastructures hôtelières, les loisirs et la promotion des sites touristiques.

L’accès à l’eau potable, un défi majeur pour la population

Faute d’accès à l’eau potable, une femme puise l’eau d’un forage pour les besoins quotidiens de son ménage

Parmi les préoccupations les plus fréquemment exprimées par les habitants figure le manque chronique d’eau potable. Dans plusieurs quartiers de la ville de Nyanza-Lac ainsi que dans certaines localités rurales, les robinets restent à sec pendant de longues périodes.

Cette réalité est vécue au quotidien par Yolande Nibigira, vendeuse de produits Brarudi. Déjà confrontée aux difficultés d’approvisionnement de son commerce, elle estime que la pénurie d’eau constitue le problème le plus urgent. « Le robinet que nous utilisions est en panne depuis longtemps. Nous pouvons passer jusqu’à cinq mois sans voir une seule goutte d’eau », témoigne-t-elle. Pour s’approvisionner, elle recourt aux voisins ayant creusé des puits chez eaux.

Dans certaines localités, un bidon de 20 l coûte entre 1 500 et 2 000 francs burundais, un prix jugé excessif par de nombreux ménages déjà confrontés à la hausse du coût de la vie.

À Mvugo, une importante localité de pêche, l’approvisionnement est assuré essentiellement par des vendeurs qui transportent l’eau à vélo depuis Muguruka. Les infrastructures qui alimentaient autrefois cette zone se sont détériorées.

Faute d’alternative, certaines familles utilisent directement l’eau du lac pour les besoins domestiques. Cette pratique augmente les risques de maladies hydriques, notamment le choléra qui touche régulièrement certaines localités riveraines.

Les conséquences sanitaires sont importantes. Les centres de santé enregistrent fréquemment des cas de maladies liées à la consommation d’eau non traitée. Les enfants figurent parmi les plus vulnérables.

À Bukeye, N.K., enseignante et mère de quatre enfants, constate également les effets de cette crise. « L’eau manque depuis près de deux ans. Nous avons dû creuser des puits, mais cela coûte cher et les accidents sont fréquents. Des enfants comme des adultes tombent parfois dans ces puits », témoigne-t-elle. Pour elle, l’accès à l’eau potable devrait constituer la priorité absolue des pouvoirs publics.

Plusieurs habitants réclament alors des investissements urgents dans les infrastructures hydrauliques. Certains demandent la réhabilitation des réseaux existants tandis que d’autres souhaitent l’aménagement de nouvelles sources d’approvisionnement.

Une jeunesse en quête d’opportunités

Le manque d’opportunités économiques pousse de nombreux jeunes à quitter la commune. Certains rejoignent les grandes villes du pays tandis que d’autres tentent leur chance en Tanzanie, en Afrique australe ou dans les pays du Golfe.

Pour beaucoup de familles, ces départs représentent un espoir d’amélioration des conditions de vie grâce aux transferts d’argent. Mais, ils comportent également des risques importants.

Les autorités locales signalent régulièrement des cas de migration irrégulière et de traite des êtres humains. Des jeunes sont parfois recrutés par des intermédiaires peu scrupuleux qui leur promettent des emplois à l’étranger sans garanties suffisantes.

Cette situation préoccupe les responsables administratifs qui appellent à la création d’emplois locaux afin de retenir les jeunes et de valoriser leurs compétences au sein de la commune.

Les violences basées sur le genre restent préoccupantes

Dans la commune Nyanza, plusieurs femmes sont victimes des relations extra-conjugales. Ce qui plonge certaines familles dans la précarité. La zone Kazirabageni est l’une des localités les plus touchées par ce fléau.

Concilie Nibigira : « Ma sœur, abandonnée par son mari, a subi des violences. Et depuis, elle croupit dans un hôpital par faute de frais ».

« Ça fait plusieurs mois que mon mari m’a abandonnée avec nos quatre enfants. Selon mes dernières nouvelles, il a fondé une autre famille en Tanzanie. », témoigne avec amertume Concilie Nibigira, originaire de la zone Kazirabageni. Elle confie que peu de ménages ont encore un chef de famille dans la localité.

De plus, les femmes sont battues violemment par leurs maris au vu et au su de l’administration. « Vous savez, même les autorités sont dépassées par la situation. Ma sœur, abandonnée par son mari, a été fortement frappée récemment par un homme. Et depuis, elle croupit dans un hôpital par faute de frais. », raconte-t-elle avec tristesse.

Pour cette mère de quatre enfants, l’impunité est à l’origine de cette recrudescence de violences dans les familles.

La pénurie d’eau accentue parfois cette vulnérabilité. Veuve et mère de cinq enfants, A.M. raconte devoir parcourir de longues distances pour trouver de l’eau. « Nous marchons parfois plus d’une heure. Ce trajet est dangereux, surtout pour les femmes. Certaines ont déjà été agressées ou harcelées. Moi-même, j’ai peur chaque fois que j’y vais. Mais, je n’ai pas le choix », confie-t-elle. Selon elle, l’accès à l’eau potable permettrait non seulement de réduire les maladies mais aussi d’éviter ces déplacements risqués.

Des besoins croissants dans le secteur de la santé

L’augmentation de la population exerce une pression importante sur les infrastructures sanitaires. Même si plusieurs centres de santé et structures médicales existent dans la commune, les habitants estiment que l’offre reste insuffisante face à la demande. Dans certaines zones éloignées, les patients doivent parcourir de longues distances pour accéder aux soins.

Les responsables sanitaires soulignent également les défis liés au manque de personnel, à l’insuffisance de certains équipements et à la fréquence des maladies liées aux conditions de vie précaires.

Ils considèrent l’amélioration de l’accès à l’eau potable comme l’une des mesures les plus efficaces pour réduire certaines pathologies récurrentes.

Le secteur éducatif n’y échappe pas

Dans plusieurs établissements scolaires, les effectifs augmentent plus rapidement que les infrastructures disponibles. Certaines salles de classe accueillent un nombre élevé d’élèves. Ce qui complique les conditions d’apprentissage.

En tant qu’enseignante, N.K. observe quotidiennement les conséquences de la pauvreté sur les enfants. « Certains enfants arrivent à l’école le ventre vide et s’endorment en classe. Quand on leur demande ce qui ne va pas, ils répondent simplement qu’ils ont faim », raconte-t-elle. Elle souligne également que la surcharge des classes, avec parfois quatre ou cinq élèves par banc, nuit à la qualité de l’apprentissage.

À cela s’ajoute le départ progressif de certains enseignants vers d’autres secteurs jugés plus rémunérateurs. Cette situation inquiète les responsables éducatifs qui craignent une détérioration de la qualité de l’enseignement.


Interview avec Gloriose Ntaconzobitandekuye : « Les cas de violences basées sur le genre ont fortement augmenté ces derniers temps »

Accès à l’eau potable, infrastructures, cohabitation politique, violences basées sur le genre, emploi des jeunes ou encore relations transfrontalières avec la Tanzanie : la secrétaire exécutive de la commune Nyanza, Gloriose Ntaconzobitandekuye passe en revue les principaux défis et les perspectives de développement de cette commune du sud du Burundi qui compte actuellement environ 18 000 habitants.

Combien de zones et de collines compte actuellement la commune ?

La commune Nyanza est composée de 13 zones et de 82 collines. Elle est issue du regroupement des anciennes communes Vugizo, Nyanza-Lac et Mabanda. Sa population est particulièrement reconnue pour son dynamisme dans le commerce et les activités de pêche.

La commune connaît une importante pénurie d’eau potable. Quelles solutions envisagez-vous ?

Cette pénurie est en grande partie liée à la forte croissance démographique enregistrée ces dernières années. Toutefois, plusieurs projets sont en cours pour améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable.

Nous développons actuellement un important réseau d’adduction à partir de la montagne Rukonwe. D’autres captages sont également en cours sur les montagnes Misurura et Mukerezi qui surplombent la zone Kabonga.

Par ailleurs, un projet de captage de l’eau du lac Tanganyika est envisagé afin d’alimenter les différents quartiers de la ville de Nyanza-Lac. Une fois ces travaux achevés, toutes les zones de la commune devraient avoir accès à l’eau potable.

Le document frontalier « Ujirani Mwema » est-il toujours en vigueur ?

Non. Ce document avait été instauré pour faciliter les déplacements des habitants vers la région tanzanienne de Kigoma. Cependant, certaines personnes en ont détourné l’usage pour poursuivre leurs voyages vers d’autres pays. Les autorités tanzaniennes ont alors décidé de supprimer cette facilité.

La population continue pourtant de réclamer son rétablissement. Avez-vous des démarches auprès des autorités tanzaniennes ?

Lors des différentes réunions avec nos co-citoyens, cette demande revient régulièrement. Malheureusement, la décision relève exclusivement des autorités tanzaniennes. Nous ne pouvons que transmettre les préoccupations de la population aux autorités compétentes.

Quels sont les principaux défis sociaux auxquels la commune est confrontée ?

Nous faisons face à plusieurs défis. Le retour des rapatriés en provenance de la Tanzanie a notamment contribué à une augmentation des conflits fonciers. Nous observons également des tensions familiales liées à des relations extraconjugales qui fragilisent certains ménages.

La population se plaint également de la cherté de la vie. Comment expliquez-vous cette situation ?

Le coût de la vie est effectivement élevé. Plusieurs facteurs l’expliquent, notamment la forte croissance démographique qui exerce une pression sur les ressources disponibles.

Par ailleurs, de nombreux rapatriés revenus récemment du camp de réfugiés de Nduta ont choisi de s’installer dans la commune. Cette augmentation de la population contribue à la hausse de la demande en biens de consommation et influence les prix.

Les violences basées sur le genre demeurent-elles une préoccupation majeure ?

Oui. Les cas de violences basées sur le genre ont fortement augmenté ces derniers temps, particulièrement parmi les jeunes filles âgées de 13 à 14 ans. Chaque mois, nous enregistrons entre dix et quinze cas.

Ce chiffre reste en dessous de la réalité car, de nombreuses victimes préfèrent encore garder le silence.

Quelles sont les actions menées pour lutter contre ce phénomène ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec la Police afin d’identifier et d’arrêter les auteurs. Nous organisons également des séances de sensibilisation dans les collines pour encourager les victimes et les témoins à dénoncer ces actes.

Malheureusement, certaines familles continuent de privilégier les règlements à l’amiable, ce qui complique parfois les poursuites judiciaires.

Les cas de traite des êtres humains existent-ils toujours ?

Oui, ce phénomène persiste. Il concerne principalement de jeunes personnes attirées vers la Tanzanie où elles sont parfois victimes d’exploitation.

Nous continuons d’accueillir de nombreux jeunes refoulés par les autorités tanzaniennes après des tentatives de migration irrégulière, souvent dans des conditions difficiles.

Quelles perspectives la commune offre-t-elle aux jeunes ?

Nous encourageons les jeunes à se regrouper en coopératives afin de bénéficier des financements proposés par des programmes tels que le PAEEJ ou la BIJE. L’objectif est de favoriser leur autonomie économique et de créer des opportunités d’emploi au niveau local.

La commune dispose-t-elle de ressources minières exploitables ?

Oui. Des sites d’exploitation minière existent notamment dans les localités de Kabonga et Vugizo. Leur exploitation est actuellement assurée par des coopératives et non pas la commune.

La RN3 reliant Bujumbura- Nyanza est dans un état dégradé. Comment l’expliquez-vous ?

Cette situation est principalement liée à l’insuffisance des financements prévus dans les contrats conclus pour les travaux de réhabilitation. Les moyens disponibles n’ont pas permis d’exécuter les travaux comme prévu.

Quels avantages apporterait sa réhabilitation ?

Les avantages seraient considérables. A titre d’exemple, aujourd’hui, certains usagers sont contraints d’emprunter l’itinéraire passant par la commune Matana pour rejoindre Nyanza. Ce qui par conséquent allonge la durée du trajet.

Une route réhabilitée réduirait sensiblement le temps des trajets, faciliterait le transport des marchandises et stimulerait les échanges commerciaux avec les autres régions du pays ainsi qu’avec la Tanzanie voisine.

La population réclame un parking sur le marché. Où en est ce projet ?

Un premier parking avait été aménagé à l’écart du marché mais, il n’a pas été adopté par les usagers. Nous prévoyons désormais la construction d’un nouveau parking à proximité de l’ancien marché de Nyanza-Lac afin de mieux répondre aux attentes de la population.

Où en est la construction des bureaux de zone ?

Les travaux avancent parfaitement mais avec quelques défis. Actuellement, trois bureaux de zone restent à achever : ceux de Kayogoro, Gitara et Mukubano. Dans cette dernière zone, les toitures récemment installées ont malheureusement été emportées par de violents vents.

Le gouvernement prévoit la construction des tribunaux de résidence dans toutes les zones ?

Nous sommes informés de ce projet. Toutefois, les fonds nécessaires à sa mise en œuvre n’ont pas encore été transférés sur les comptes de la commune.

Comment comptez-vous éviter les difficultés rencontrées avec certains bureaux de zone

Pour les futurs projets, les financements seront débloqués progressivement en fonction de l’avancement des travaux, ce qui permettra un meilleur suivi de leur exécution.

Comment se porte la cohabitation politique ?

La situation est globalement apaisée. Certes, des altercations entre militants de différents partis ont déjà été observées par le passé mais, aujourd’hui, les formations politiques cohabitent dans un climat relativement serein. Les citoyens vaquent librement à leurs activités.

Quel regard portez-vous sur le secteur de la santé ?

La situation est relativement satisfaisante. Treize collines disposent déjà chacune d’un centre de santé. Les autres ont reçu des instructions pour lancer les travaux de construction de nouvelles infrastructures sanitaires afin de rapprocher davantage les services de santé de la population.

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