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Bubanza: Les bénéficiaires satisfaits par les projets financés par le FIDA

11/02/2019 La Rédaction Commentaires fermés sur Bubanza: Les bénéficiaires satisfaits par les projets financés par le FIDA
Bubanza: Les bénéficiaires satisfaits par les projets financés par le FIDA
Malaisie Baranyikwa, présidente de la coopérative Twizigirane vante les biens du hangar de stock.

Mercredi 30 janvier, en visite officielle au Burundi, Madame Sara MBAGO-Bhunu, Directrice Régionale de la Division de l’Afrique de l’Est et Australie du FIDA a visité les projets réalisés sous financement de ce Fonds en province de Bubanza.

Quatre sites des projets et programmes financés par le FIDA ont été visités. Le hangar de stockage de la coopérative rizicole « Twizigirane », le Foyer d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnel de la colline Nyabikere, les vaches données par la PRODEFI sur la colline Gahwazi, la coopérative laitière Shirukubute de la commune Musigati et le centre d’Innovation et de transformation agroalimentaire (CITA).

Après avoir visité ces réalisations et échangé avec les bénéficiaires, Sara MBAGO-Bhunu s’est dit satisfaite par les résultats déjà atteints grâce aux projets financés par le FIDA dans cette province. « Nous constatons que les initiatives de FIDA donnent des fruits.»

Selon elle, le pas franchi par les petits riziculteurs est appréciable. Ils ont développé le système de warrantage. « Ils produisent, stockent et commercialisent le riz à bon prix.» Ce système de caution solidaire, poursuit-elle, a encouragé les riziculteurs à augmenter la production. « C’est notre objectif de départ.» Mme Mbago-Bhunu a également apprécié l’accès facile de riziculteurs au financement.

Concernant l’élevage, cette directrice régionale du FIDA assure que les activités menées se traduisent par l’augmentation de la production du lait et des revenus. En outre, elle soutient que le lait produit par les bénéficiaires est de bonne qualité.

Sara MBAGO-Bhunu relève néanmoins certains défis auxquels font face les bénéficiaires des projets. Elle cite notamment le manque du marché d’écoulement de produits laitiers et agricoles. « Nous avons constaté qu’il existe un marché local. Mais nous ne disposons vraiment pas des données suffisantes sur ce marché. »

Pour y répondre, il faut d’abord mener des études pour connaitre les opportunités de marché local et sous régional. Après, promet-elle, nous pourrions réorienter des petits producteurs organisés en coopératives ou en association déjà mis en place.
Sara MBAGO-Bhunu fait savoir que le FIDA compte former les coopératives dans la transformation et la conservation de leur production. « Nous prévoyons également intégrer les jeunes dans les projets d’avenir. »

Les riziculteurs s’en réjouissent

Pour l’heure, les bénéficiaires ne tarissent pas d’éloges envers le FIDA. Malaisie Baranyikwa, présidente de la coopérative Twizigirane, sourire aux lèvres, se réjouit de l’appui du FIDA. Elle témoigne que le PNSADR-IM, un des projets financés par le FIDA, est venu au bon moment.
Selon cette représentante, avant ce projet, les membres de cette coopérative connaissaient beaucoup de difficultés. « Nous n’avions pas le hangar de stockage, notre récolté était gardée dehors, exposée aux voleurs et à la pluie.» Elle exposait aux voleurs et la pluie.

Avant l’acquisition de ce hangar, explique-t-elle, après la récolte, nous vendions immédiatement la production. « Nous perdions énormément. Car, au moment de la récolte, le prix est très bas ». Désormais, elle rassure qu’ils stockent leur production en attendant que les prix se réchauffent sur le marché.

Ndayisenga Eliane, jeune femme originaire de la colline Gifurwe en commune Mpanda et membre de cette coopérative ne cache pas sa joie. « Je suis ravie que le PNSADR-IM nous ait appuyés.» Cette mère de 4 enfants et épouse d’un mari paralysé depuis 4 ans explique grâce à cet appui, sa famille s’est développée. Grâce à la production du riz vendu au bon prix, explique-elle, nous avons acheté de tôles de 326 mille BIF et trois chèvres d’une valeur de 210 mille BIF. De surcroît, elle fait savoir qu’elle a contracté un crédit de 300 mille BIF. « Quand l’un des membres de la famille tombe malade, nous pouvons le faire soigner.»

La malnutrition éradique

Pour la maman lumière du Foyer d’apprentissage et de réhabilitation nutritionnelle de la sous colline Nyabikere, c’est un sentiment de satisfaction. Aucun enfant de cette colline ne meure plus suite à la malnutrition. «PROPA-O nous a appris comment préparer un repas équilibré à partir des aliments disponibles dans les ménages et nourrir nos enfants convenablement», se félicite Goreth Ndayishimiye, l’une des bénéficiaires.

Aux yeux de cette femme, n’eût été les ‘’Maman-Lumières’’, son enfant ne serait pas encore en vie. Elle indique qu’elle prépare désormais le repas équilibré comprenant des protéines, lipides et glucides ainsi que des oligo-éléments.
Selon elle, une bonne alimentation n’exige pas beaucoup de moyens: « Tous les produits sont accessibles.»

Rose Ndayisenga, veuve et mère de trois enfants vante les biens faits de la vache qu’elle a obtenue de la part du PRODEFI en 2013. A cette période, Rose ne pratiquait pas l’élevage même de petits ruminants ou d’animaux de basse-cour. « J’étais une femme très pauvre, vivant dans une maison en pailles et sans clôture. »

MBAGO-Bhunu félicite Rose Ndayisenga pour le pas franchi.

Elle raconte que cette vache s’est vite reproduite. Elle a mis bas quatre fois. Grâce aux revenus tirés de la vente du lait, elle confie qu’elle paie facilement les frais scolaires de ses trois enfants « Mon fils ainé a terminé les études universitaires, le deuxième est en troisième baccalauréat et ma fille cadette termine l’école secondaire l’année prochaine.»

En outre, elle soutient qu’elle s’est acheté une autre vache, 3 porcs et des poules.
Avant que le PRODEFI me donne cette vache, confie Rose Ndayisenga, j’exploitais des étendues énormes pour récolter une quantité minable. « 5 kg de semences de haricot ne me donnaient qu’une récolte de 100 kg. » Grâce au fumier de ces vaches, cette femme éleveuse indique qu’elle produit 500 kg des haricots.

De plus, ce projet a été bénéfique à son entourage. Cette femme soutient qu’elle a créé de l’emploi. En 2013, elle a embauchait déjà un travailleur. Aujourd’hui, elle en a trois.
La visite de la directrice régionale de la Division de l’Afrique de l’Est et Australie du FIDA s’est clôturée dans une vente-exposition des produits des bénéficiaires des projets financés par le FIDA.

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