Dimanche 21 juillet 2024

International

Bientôt, la vérification du respect des quotas ethniques par les ONG étrangères

13/09/2018 Commentaires fermés sur Bientôt, la vérification du respect des quotas ethniques par les ONG étrangères
Bientôt, la vérification du respect des quotas ethniques par les ONG étrangères
Anicet Niyongabo : «Le recrutement du personnel local doit se faire dans le respect des équilibres ethniques et de genre disposés dans la Constitution de la République du Burundi».

Des émissaires de la chambre haute du Parlement seront bientôt dépêchés auprès des ONGs étrangères pour vérifier si les équilibrages constitutionnels sont respectés. «Les Hutus doivent y être représentés à raison de 60% et les Tutsis de 40%», a souligné Anicet Niyongabo, 2ème vice-président du Sénat, ce jeudi 13 septembre lors d’un point de presse.

Il invoque l’article 18 de la loi régissant la coopération du Burundi et les ONGs. «Le recrutement du personnel local doit se faire dans le respect des équilibres ethniques et de genre disposés dans la Constitution de la République du Burundi», lit-on dans cette disposition.

Pour rappel, la Loi fondamentale prévoit la représentation de 60% et 40% respectivement pour les Hutus et Tutsis dans l’exécutif, le législatif et dans le judiciaire. Ainsi qu’un minimum de 30% de femmes dans toutes ces institutions.

D’après le sénateur Niyongabo, les organisations réticentes seront appelées à l’ordre. «Nous ne privilégions pas les sanctions. Mais la loi est impérative, elles doivent l’appliquer». Il tient à souligner qu’elles ont eu suffisamment de temps pour s’y conformer: «La loi les régissant date de janvier 2017 ».

Interrogé si la mesure ne risque pas d’aggraver le climat tendu entre Bujumbura et la Communauté internationale, le 2ème vice-président du Sénat souligne que cette vérification s’inscrit dans les missions du Sénat.

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

L’interdiction de Sapor fait débat

Le chef est une figure singulière dans notre société. Son autorité est principalement exercée par la parole – Ijambo. Dans notre tradition, la parole est respectée, et celle du chef, en particulier celle du Chef de l’Etat, est presque sacrée. (…)

Online Users

Total 3 073 users online