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Atelier du BNUB : les principales recommandations de la rencontre, adoptées dans le sourire …

05/05/2013 Commentaires fermés sur Atelier du BNUB : les principales recommandations de la rencontre, adoptées dans le sourire …

Trois jours avec les anciens Chefs d’États burundais, les représentant du gouvernement et du Sénat, l’Ombudsman, le président de la CNIDH, les partis et acteurs politiques : voici quelques-unes des recommandations dégagées à l’issue de l’atelier du BNUB. Un chronogramme sera bientôt élaboré pour leur mise en œuvre.

<img7399|left>Concernant le cadre légal des élections, les participants veulent qu’un Code électoral consensuel, adopté et promulgué au plus tard au mois décembre 2013 ainsi que la révision de certaines dispositions de la Constitution qui le méritent, …

Pour la Commission nationale électorale indépendante (CENI) et ses embranchements provinciaux (CEPI) et communaux (CECI), l’atelier a souhaité :
– des garanties quant à l’indépendance, l’impartialité et l’autonomie financière de ces organes
– la nécessité d’inclure des partis politiques au sein des CEPI et CECI
– la mise en place d’organes de gestion des contentieux électoraux autres que la CENI avec des règles et procédures simples et claires
– l’établissement d’un système d’évaluation et d’auto-évaluation des partis et acteurs politiques et de la CENI après chaque étape du processus électoral
– un lieu d’échange régulier entre la CENI et les partis et acteurs politiques.

Pour ce qui est des partis politiques, les participants à l’atelier ont :
– encouragé la fusion et/ou la réunification des partis politiques et veiller à la non-ingérence dans le fonctionnement des partis politiques
– appelé à garantir la réalisation des équilibres ethniques et du genre prévus par la Constitution
– demandé que l’on s’assure que la jeunesse affiliée aux mouvements politiques contribue positivement à créer un environnement propice pour les élections
– appelé à établir un environnement sécuritaire qui protège tous les acteurs politiques, qui facilite leurs activités et la libre participation du peuple au processus électoral
– demandé de garantir le libre accès des partis et acteurs politiques aux médias d’état ainsi que la liberté d’expression, de manifestation et d’association, …

Quant à la gestion et à la conduite des élections, ils proposent :
– une révision périodique et transparente du fichier électoral et la délivrance, à tous les citoyens remplissant les conditions, des cartes d’identités et d’électeurs
– l’usage du bulletin unique lors des prochains scrutins
– le regroupement de certains scrutins
– l’adoption d’insignes différents des partis politiques pour éviter toute confusion
– d’assurer le traitement équitables et la prise en charge des mandataires des candidats
– de veiller à ce que les procès verbaux de dépouillement soient affichés et transmis en toute sécurité à l’autorité compétente, que les mandataires des candidats obtiennent des copies des PV et/ou des fiches des résultats à l’issue du scrutin
– d’associer les missions observatrices internationales, régionales et nationales à la tenue du scrutin.

Par ailleurs, les partenaires politiques du Burundi se félicitent du dialogue inclusif entamé grâce à l’atelier sur les leçons apprises des dernières élections et aux perspectives pour celles de 2015 et "encouragent le gouvernement et tous les acteurs politiques de continuer sur cette même lancée."
Promettant de déployer des observateurs "si tel est le souhait du gouvernement burundais", ils s’engagent par ailleurs à "apporter un appui logistique, technique et financier pour garantir l’organisation des élections crédibles, libres, transparentes et juste, se félicitent du retour des leaders politiques en exil et lancent un appel de rester au Burundi pour contribuer à organiser les futures élections."

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