Les agriculteurs des régions naturelles de l’Imbo, Kumoso et Buragane disent être confrontés au manque criant de ces semences au moment où les premières pluies sont déjà tombées. Ils indiquent qu’ils achètent des semences à des prix exorbitants avec le risque d’avoir des semences de mauvaise qualité et qui peuvent être contaminées. Ce qui pourrait avoir de fâcheuses conséquences sur la production agricole.
H.A, est une cultivatrice de la colline Gatete sur la colline Gatete en commune Rumonge. Elle fait savoir qu’elle a labouré un terrain d’un demi hectare mais qu’elle manque les boutures de manioc. Elle estime que les boutures qui sont en train d’être commercialisées par des particuliers coûtent cher puisqu’un petit fagot s’achète à dix mille francs burundais. Elle craint également que certaines boutures de manioc risquent d’être atteintes de la maladie de mosaïque.
Elle demande à la Direction provinciale de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage à rendre disponibles les boutures de manioc, surtout que le manioc constitue l’aliment de base de la population de la région naturelle de l’imbo.
Nécessité d’une autre variété
Un autre agriculteur de manioc alerte et indique que la mosaïque qui avait été combattue avec l’introduction d’une autre variété plus résistante a refait surface sur certaines collines des communes Rumonge et Nyanza
Il précise que la production du manioc a beaucoup chuté cette année à la suite d’une longue période de sécheresse ainsi que des maladies qui ont attaqué la plante. Ce qui a occasionné la montée du prix de la farine de manioc.
Il demande au ministère ayant l’agriculture dans ses attributions, à travers l’Institut des Sciences agronomiques du Burundi (Isabu), de mener des recherches pour rendre disponible une autre variété beaucoup plus résistante et plus productive de manioc.
Il suggère qu’en attendant, les agronomes empêchent les agriculteurs d’utiliser les boutures actuelles qui risquent d’être déjà contaminées.
Et le palmier à huile ?
N.E, un cultivateur rencontré à Kigwena en commune Rumonge ne sait plus sur quel pied danser devant la carence des plants du palmier à huile. Il fait remarquer que l’Office de l’huile de palme de Rumonge n’a pas aménagé des pépinières où il s’approvisionnait auparavant. Bien plus, note-t-il, dans sa région, il n’y a pas de multiplicateurs de palmiers à huile. Il s’apprête alors à aller acheter des plants en commune Rutana avec toutes les charges supplémentaires que cela comporte notamment au niveau du transport.
Dans la région naturelle du Buragane, les cultivateurs expriment quant à eux un besoin en semences de maïs.
Des cultivateurs disent être confrontés à la conservation des récoltés et que, sinon, le problème de semences ne se poserait pas avec acuité. Ils sollicitent alors un encadrement approprié auprès du ministère de tutelle.
Des semences de qualité existent bel et bien
Contacté, Jean-Marie Congera, directeur du Bureau provincial de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage en province de Burunga tranquillise ces cultivateurs. Il leur demande d’approcher les multiplicateurs des semences dans leur région afin de s’approvisionner en semences de qualité.
Il affirme que ces semences sont disponibles à l’Isabu avant de demander surtout aux agronomes communaux de faire rapport en cas de rupture de stock.
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